> Tout à l'ego

mardi 20 mai 2014

Concours d'écriture sur le blog : gagnez la possibilité d'être édité par Librinova!




EDIT : Suite à de nombreuses demandes, le concours a été prolongé jusqu'au 16 juin.

Nouveau concours sur le blog, à destination cette fois-ci des amoureux de la plume !

Vous le savez, j’organise ici régulièrement des jeux d’écriture qui rencontrent en général beaucoup de ce succès.

J’ai donc été contactée par la maison d’autoédition numérique Librinova afin de révéler les nouveaux écrivains de demain ! 

Le principe du concours : écrire un texte de 3000 à 30 000 signes autour du thème « Une femme exceptionnelle » (j’ai bien sûr choisi le sujet afin de rester cohérent avec la ligne éditoriale du blog !).

Texte autobiographique, récit de fiction ou encore biographie d’une femme célèbre que vous admirez : le choix est large, aussi bien dans le traitement du sujet que dans sa longueur (en respectant bien sûr les contraintes de nombre de signes mentionnées plus haut).

Les textes seront examinés par un comité de lecture, constitué des 2 fondatrices de Librinova et moi-même, puis nous choisirons les 3 gagnant(e)s qui auront la chance d’être publié(e)s. J’annoncerai les résultats sur le blog le 23 juin.

Lots :

1er prix > formule publications d'une valeur de 75€ chacune + le service premium pendant 3 mois pour le gagnant n°1 (valeur : 45€).

·         La création de votre livre numérique (maquette et couverture originale)

·         Son immatriculation (attribution d’un EAN et d’un ISBN)

·         Sa diffusion pendant un an chez plus de 90 e-libraires

·         Le versement semestriel de 90 à 100% de vos revenus

·         La recherche d’un éditeur via « En route vers le papier » à partir de 1000 ventes

·         Le service premium qui permet de suivre ses ventes quotidiennement et de faire des promotions (pendant 3 mois)


2ème et 3ème prix > formule publications d'une valeur de 75€ chacune :

·         La création de votre livre numérique (maquette et couverture)

·         Son immatriculation (attribution d’un EAN et d’un ISBN

·         Sa diffusion pendant un an chez plus de 90 e-libraires

·         Le versement semestriel de 90 à 100% de vos revenus

·         La recherche d’un éditeur via « En route vers le papier » à partir de 1000 ventes


Pour participer (à lire attentivement avant d’envoyer votre texte) :

-       Ecrire un texte de 3000 à 30 000 signes autour du thème « Une femme exceptionnelle »

-       Durée du concours : du 20 mai 2014 au 16 juin 2014

-       Les participants doivent envoyer le manuscrit à contact@librinova.com en précisant dans l'objet "Concours Tout à l'ego" et en indiquant dans le corps du mail leur nom, prénom et le titre de leur nouvelle ainsi que la mention suivante à préciser en toutes lettres :  « En participant à ce concours, j’accepte pleinement son règlement disponible sur le site www.librinova.com ».

-       Annonce des résultats le 23 juin sur le blog

Bonne chance à tous et à toutes, j’ai hâte de vous lire !



lundi 19 mai 2014

Concours Lottie : les résultats!


Comme prévu, voici les noms des 3 heureuses gagnantes du concours Lottie:

- Cleophis Deeptizz
- Gaëlle Detrois
- Carole Nipette

Merci de m'envoyer votre adresse par mail à l'adresse suivante : sophiegourion(at)hotmail.fr.

Merci à toutes pour votre participation, je transmettrai toutes vos idées à la créatrice de Lottie!

Et restez connecté(e)s, demain, un autre concours, en rapport avec l'écriture cette fois-ci!

dimanche 18 mai 2014

Les club des 5 et la baisse de niveau : nouveau marronnier de la réacosphère?



« Le niveau baisse » est une rengaine qui revient très régulièrement.

« D'où vient qu'une partie des élèves qui ont achevé leurs études, bien loin d'être habiles dans leur langue maternelle, ne peuvent même pas en écrire correctement l'orthographe? ». Cette phrase alarmiste qu’on croirait contemporaine date en réalité de 1835, preuve que ce sentiment ne date pas d’hier !

Pourtant, rapports et historiens ne cessent de le répéter : le niveau n’a pas baissé si l’on compare aux générations plus éloignées. Comme l’explique Claude Lelièvre, historien de l’éducation, cité dans ce billet du blog « L’instit humeurs » "si vous mettez entre parenthèses la question de l'orthographe, on a des élèves qui font des rédactions supérieures par rapport à des copies du certificat d'études de 1923".

Le sociologue Vincent Troget, quant à lui, va plus loin : « Compte tenu du rôle autrement symbolique qu’avaient acquis l’orthographe, les dates de l’histoire de France et la liste des départements dans le processus de scolarisation, le sentiment d’une baisse générale de niveau se répand ainsi dans l’opinion publique. Si l'on change de critères, tout indique au contraire que le niveau a augmenté. De nombreuses connaissances nouvelles ont été introduites : géométrie et, désormais, langue vivante à l'école primaire, biologie, histoire contemporaine, géographie économique, approche linguistique de la littérature, sciences économiques et sociales, etc. (…). Certains critères d'évaluation sont devenus plus exigeants. Dans les années 30, par exemple, il suffisait qu'un élève sache déchiffrer à haute voix un texte simple et répondre à quelques questions de vocabulaire pour être jugé bon lecteur à la fin du primaire. Aujourd'hui, un élève n'est reconnu lecteur à l'entrée en sixième que s'il peut répondre par écrit à des questions montrant qu'il a compris le sens d'un texte après l'avoir lu silencieusement ».

Cette rengaine de la baisse du niveau se retrouve régulièrement sur les blogs. Un billet sur le blog « Je suis en retard » avait d’ailleurs fait grand bruit en 2011 : il affirmait que le niveau baissait puisqu’on a avait osé s’attaquer à ce monument de la littréature qu’était le Club des 5 (qui est une traduction, ne l'oublions pas) ! En cause, les modifications apportées à la version originale de 1965: remplacement du passé simple par le présent, du « nous » par le « on » et actualisation de certaines tournures de phrases un peu datées. Mais aussi suppression des stéréotypes sexistes (Annie pleurniche et fait la tambouille) et des clichés au sujet des forains (décrits comme des personnes violentes et craignant la police). Des modifications que l’auteur du blog taxait de « politiquement correct » et de « révision idéologique », rien que ça ! 

Aujourd’hui, la rengaine continue comme le démontre ce tweet de @BocoS23 posté hier :

Je comprends que l’on puisse être attaché à ses lectures d’enfance et se sentir trahi en découvrant les changements qui y ont été apportées. Pour autant, ne mélangeons pas tout : récupérer la modification d'une traduction par une une maison d'édition pour conclure à une baisse de niveau est au mieux un raccourci sur l’air du « c’était mieux avant », au pire une forme de malhonnêteté intellectuelle.

Qu’on le déplore ou non, la langue est fluctuante, le vocabulaire évolue et je trouve logique qu’un ouvrage s’adressant à des enfants en tienne compte. Le passé simple disparaît du Club des 5 ? Nul doute que ceux qui s’en offusquent (essentiellement des CSP+ et/ou des gens éduqués d’ailleurs) sauront conseiller à leurs enfants d’autres ouvrages qui y ont recours, comme les classiques de la littérature française. Car c'est un fait établi : la lecture est un acte éminemment social, apanage des familles les plus dotées socialement, habituées de longue date à valoriser la culture de l'écrit comme l'explique cette étude. Si le Club des 5 ne satisfait plus à leur exigence de niveau de langue, ils auront donc les ressources nécessaires pour proposer d'autres pistes de lecture à leurs enfants.

Par ailleurs, n’oublions pas que le Club des 5 est avant tout une première lecture dont la vocation est de donner le goût de lire à un jeune public. Et que le livre est désormais mis en concurrence avec les tablettes, les consoles, les écrans de télévision ou d’ordinateurs. Mais aussi Harry Potter. D’où l’importance d’attirer les lecteurs avec un ton collant à leur époque, un style plus dynamique et des expressions moins désuètes. Et tant mieux si cela permet à un plus grand nombre d’accéder à la lecture et de, peut-être, leur donner envie de lire autre chose par la suite. 

D’ailleurs, si l’on jette un coup d’œil aux 2 versions postées par @BocoS23, on peut constater que l’actuelle (celle de droite) est beaucoup plus dynamique et synthétique, sans perdre pour autant le sens initial du récit.


Si j'en crois mon expérience personnelle, mon fils n'a jamais accroché avec le Club des 5. Il lit d'autres choses (Geronimo Stilton, Le journal d'un dégonflé) et cela me suffit, même si le passé simple n'y est pas utilisé et que le registre de langage reste quotidien. Pour moi, il lit avec plaisir et c'est l'essentiel.

En ce qui concerne la disparation des stéréotypes au sein de la nouvelle édition, l’utilisation abusive et galvaudée  de « politiquement correct » et « novlangue » m’agace au plus haut point. A l’instar de la langue, notre perception du racisme et du sexisme évolue et il faut s’en féliciter : tout comme les publicités Banania ou « Moulinex libère la femme » ne seraient plus tolérées aujourd’hui, il paraît nécessaire de ne plus véhiculer de clichés sous-entendant que les forains seraient tous violents et les petites filles forcément pleurnicheuses et assignées à la cuisine. Surtout lorsqu’on s’adresse aux enfants.

Fait amusant, alors que la réacosphère s’emballe en brandissant l’exemple du Club des 5 comme illustration de la baisse du niveau, peu d’entre eux savent en réalité que la série bat en brèche tous les stéréotypes de genre à travers le personnage de Claude, comme l’explique cette tribune de Philippe Reigné.

« Le ton presque militant de son livre, queer avant la lettre » prend alors un tout autre sens…


vendredi 16 mai 2014

Un peu de moi, ici ou ailleurs



Il s'est passé pas mal de choses depuis mon retour éclair au salariat en mars dernier.

Voici donc un petit récapitulatif pour vous tenir au courant de mes dernières réalisations!


-  J'ai travaillé sur un très chouette projet, YOOBIC, une solution innovante de marketing opérationnel lancée en juin prochain en Angleterre et en France. J'ai fourni le rédactionnel ainsi que le script du petit film qui explique le concept.


Pour info, il est d'ores et déjà possible de s'inscrire pour devenir un Explorer et si vous êtes une marque, sachez que Yoobic offre une mission aux 1000 premiers inscrits.



- J'écris désormais pour le site aufeminin.com, toujours sur mes thématiques de prédilection : marketing genré, stéréotypes, égalité hommes/femmes, sexisme. Certains se sont étonnés de me voir écrire sur un support qui traite aussi beaucoup de régime et de beauté. Le site veut justement évoluer vers un contenu  sortant un peu de ces thématiques et a donc fait appel à moi dans ce but. Je précise que je choisis mes sujets librement et qu'ils sont mis en ligne sans aucune modification, ce qui est une grande liberté. Et puis j'aime l'idée d'injecter un peu de féminisme à un site dont ce ce n'est pas la vocation première.

J'ai à ce jour écrit 2 articles : "Ces superbes photos qui changent ENFIN l'image des femmes" et "Stéréotypes : 3 nouvelles poupées qui vont mettre Barbie KO".

- J'ai écrit un article pour Womenology, site spécialisé dans l'analyse du marketing genré : "Le marketing genré est un gadget inutile, pas les médicaments pour femmes"

- J'ai écrit pour Slate un article sur la récupération commerciale aux Etats-Unis du ruban rose, symbole de la lutte  contre le cancer du sein : "Avec le pinkwashing, le cancer du sein est devenu un produit comme un autre"

- J'ai écrit un article pour l'Express Styles : "Allaiter en public : 3 projets pour changer les mentalités"

- Enfin, j'ai été interviewée dans le Technikart du mois de mai au sujet de l'initiative "Cock in a sock" pour lutter contre le cancer des testicules.




mercredi 14 mai 2014

Concours : 3 poupées Lottie à gagner!



Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de la poupée Lottie, une Barbie "normale", développée d'après le corps d'une enfant de 9 ans.

La fondatrice de la marque, Lucie Follett, offre aux lecteurs du blog la possibilité de gagner une des 3 poupées Lottie ci-dessous!

Une reine des pirates

Une créatrice de robot

Une karatéka

Pour participer, dites-moi dans les commentaires quelle poupée Lottie vous souhaiteriez créer si vous en aviez la possibilité (vérifiez bien avant qu'elle n'existe pas déjà en jetant un coup d'oeil sur le site). Lottie footballeuse ou Lottie présidente : tout est permis!

N'oubliez pas de préciser quelle poupée (pirate, créatrice de robot ou karatéka) vous aimeriez recevoir si jamais vous gagnez le concours.

Vous avez jusqu'à dimanche soir pour participer! Je tirerai au sort et annoncerai les noms des 3 gagnants lundi matin sur le blog!

Bonne chance à tous!

mardi 13 mai 2014

Quick et ses hamburgers sexistes: vos stéréotypes, sur place ou à emporter ?


Crédit @CleophisD

Récemment, Antonia Ayers-Brown, 11 ans a crée le buzz en attaquant la chaine de fast-food Mac Donald’s pour discrimination fondée sur le sexe. Lassée des stéréotypes de genre associés au jouets « pour fille » et « pour garçon », elle réussi à faire plier l’enseigne. Mac Donald’s l’a confirmé : désormais, chaque client qui désirera un jouet Happy Meal obtiendra le jouet de son choix, sans aucune mention de « jouet pour fille » et « jouet pour garçon » ni référence à son sexe.

Un petit pas vers moins de stéréotypes, la nouvelle est plutôt réjouissante.

Malheureusement, Quick, une autre enseigne de restauration rapide, nous démontre aujourd’hui qu’il reste encore du chemin avant de tordre définitivement le cou aux clichés de genre.

En effet, figurent en ce moment à la carte du restaurant 2 types de hamburgers pour le moins stéréotypés et qui promettent douceur pour les femmes et force pour les hommes (merci @CleophisD pour l’info).



 Le premier, « Very sweet cheese » est symbolisé par une illustration de jeune femme façon Pop Art, yeux fermés, sourire extatique et main dans le cou.

Le texte est à l’avenant : « Envie de douceur ? Goûtez au Very Sweet Cheese avec ses deux généreuses tranches de mozzarella, son onctueuse crème de brie fondu, ses deux savoureux steaks hachés 100% pur bœuf et son pain fariné ».


La version masculine met en scène un homme, un vrai, un musclé, yeux fermés et poings serrés, comme s’il luttait contre le piquant du sandwich : « Envie de piquant ? Succombez au Very Hot Chicken : sa sauce piquante, sa préparation panée au poulet, sa tranche de cheddar fondu, ses rondelles de tomate, sa salade et son pain fariné donnent du caractère à ce burger aux sensations intenses ».

 Douceur et générosité pour la femme, force et caractère pour l’homme : une publicité digne des années 50 !

Seul point positif : l’opération a une durée limitée et se terminera le 16 juin !

lundi 12 mai 2014

Blanche-Neige 30 ans après




De Raiponce à la Reine des Neiges en passant par Rebelle, on ne peut que constater l’effort des studios Disney pour donner corps à des personnages féminins dotés d'une personnalité affirmée et ne vivant plus dans l’attente du prince charmant.

J’ai eu l’occasion de véritablement prendre la mesure de cette évolution en accompagnant récemment ma fille au cinéma pour aller voir Blanche-Neige. Je n’avais pas vu ce film depuis mon enfance et en gardais un souvenir plutôt flou. Le revoir plus de 30 ans après m’a fait réaliser le chemin parcouru en terme de représentation de la femme.

Blanche-Neige version 2014 versus 1937


Le premier choc a été graphique : tellement habituée à l’image relookée de Blanche-Neige, j’ai alors redécouvert l’héroïne de 1937 et le peu de variété dans ses expressions. Celles-ci se résument ainsi essentiellement à l’étonnement (yeux écarquillés), la peur (bouche ouverte et mains levées) et la rêverie enamourée (yeux dans le vague).





La scène d’ouverture donne le ton immédiatement : on ne sait alors rien de Blanche-Neige mais on la découvre en haillons, occupée à astiquer le sol. Elle se penche ensuite au-dessus du puits à souhaits en chantant « Je souhaite voir celui que j’aime et qu’il vienne bientôt, je l’attends ». L’héroïne n’est définie ici que dans son rapport à l’homme, qu’elle attend comme le sauveur. « Les femmes Disney sont incomplètes sans un homme » cite cette passionnante étude « De Blanche-niaise à Blanche neige » : cela se vérifie bien ici.


Plus tard, on la retrouve entrant dans la maison de 7 nains et se mettant immédiatement à astiquer et à ranger, en chantant et en souriant, comme s’il s’agissait d’une activité innée et agréable. L’étude « De Blanche-niaise à Blanche neige » nous apprend que Disney est ici bien plus sexiste les frères Grimm  "car dans le conte ce sont les sept nains qui invitent Blanche-Neige (laquelle accepte bien volontiers) à s'occuper de leur ménage, cuisine, lessive… tandis que chez Disney c’est Blanche-Neige elle-même qui propose ses services aux nains inquiets de recueillir chez eux une fugitive : " Si vous me gardez, je m’occuperai de tout : je ferai la lessive, la couture, le ménage et la cuisine." "

Idem pour la renaissance de Blanche-Neige : dans le conte, les nains font tomber le cercueil, ce qui conduit Blanche-Neige à recracher le bout de pomme empoisonnée. Dans le dessin animé « pas de maladresse, la pomme qui tue Blanche Neige disparaît grâce au baiser du prince : c'est l'homme qui sauve la femme et non la contingence ».


On apprend également que contrairement à Disney, « les nains des Grimm sont une
masse, aucune personnalité individuelle ne leur est accordée ». Dans le dessin animé, chaque personnage est caractérisé par un défaut ou une qualité, ce qui, mis bout à bout, constitue une sorte d’archétype masculin. Ils travaillent dur, ne font pas le ménage et n’aiment pas se laver. « Bande de lavettes ! Vous n’êtes tous qu’un ramassé de poules mouillées ! Il n’est pas né celui qui m’ forcera à m’ laver si j’en ai pas envie ! » s’exclame Grincheux. Le même qui affirmera à plusieurs reprises « Ah ! C'est une femme ! Et toutes les femmes, c'est du poison ! Elles sont pleines d'artifices ! ». Encore une phrase qui ne figurait pas dans le conte d’origine !

Disney plus sexiste que les frères Grimm ? Walter Kimball, un ancien salarié de Disney Pictures cité par Meryl Streep assurait que le fondateur du studio se vantait de n'avoir aucune confiance en deux choses: les femmes et les chats.

Les seconds ont au moins trouvé un moyen de se venger!