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vendredi 31 juillet 2015

Récapitulatif des sorties pour enfants à Paris - Juillet 2015


Petit retour sur un mois de juillet bien rempli en dépit de la chaleur et du traditionnel ralentissement des activités proposés aux enfants durant les vacances.

Ce mois-ci, nous avons testé* :

- La fête foraine des Tuileries

 

Située à 2 pas du Louvre, cette fête foraine ravira les nostalgiques de barbe à papa et de trains fantômes.

Plus d'une soixante d'attractions sont proposées pour petits et grands : manèges, trampoline, autos tamponneuses, jeux d'adresse, grande roue...

Seul hic : les prix, qui sont loin d'être abordables (la moins chère des attractions commence à 2,50€ et le prix moyen se situe entre 4 et 5€). Autant dire qu'à 2 enfants, le budget flambe très vite.

J'avais donc prévenu mes enfants à l'avance : je fixerai une somme pour eux 2 que je ne dépasserai pas. Cela a ainsi évité les désillusions et les pleurs au moment du départ.

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- Le parc André Citroën 


Nous avons profité d'un jour de forte chaleur pour nous rafraichir à l'ombre des bambous du très joli Parc André Citroën à l'occasion d'un pique-nique. Puis, les enfants ont enfilé leurs maillots de bain et ont passé l'après-midi sous les jets d'eau bienfaisants du jardin.

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- Le jardin du Luxembourg 


Ce recoin peu connu du jardin nous a aidés à supporter la canicule du mois de juillet : cachées derrière les terrains de tennis, 2 petites pataugeoires peu profondes permettent aux enfants de faire trempette avant de jouer dans le bac à sable attenant.

Après cette baignade, nous avons rejoint le grand bassin où, pour 3,50€, il est possible de louer des petits bateaux en bois à pousser à l'aide de bâtons. Une activité à priorité désuète et qui pourtant plait énormément aux enfants, loin devant les consoles, tablettes et autres écrans!



 

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- Exposition Harry Potter - Cité du Cinéma

Une expo incontournable pour mon fils, fan de la première heure. Pour lui faire plaisir, j'ai donc bravé la foule (une demi-heure de queue en dépit d'un billet coupe-file), le prix exorbitant de l'entrée (22€ par adulte, 17€ par enfant) et l'assommant matraquage marketing.





Les plus de l'exposition : de très belles pièces qui nous plongent immédiatement dans l'univers du film et une organisation au cordeau qui évite la cohue (seul un nombre limité de personnes est autorisé à rentrer dans la salle).

En revanche, j'ai regretté le manque d'interactivité de l'exposition : la plupart des pièces sont sous verre et aucune information ou anecdote n'est délivrée au visiteur (casting, lieux de tournage, effets spéciaux...). De plus, elle se fait assez rapidement (une demi-heure dans notre cas, en essayant de prendre notre temps), ce qui est assez décevant au regard du prix de l'entrée. J'ai également regretté les tarifs exorbitants des articles proposés en boutique : le seul souvenir que nous avons pu rapporter a été un paquet de bonbons à 5,50€ (45€ la baguette ou 40€ le sweat-shirt pour vous donner un ordre de prix).

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-"Ca c'est d'la magie" à "L'antre magique"


Mes enfants adorent les spectacles de magie (j'en avais déjà parlé ici) et je crois que nous avons dû voir les 3/4 de ce qui se joue à Paris dans ce domaine. Via Billetréduc, j'ai néanmoins réussi à trouver des places à 6€ pour un spectacle auquel nous n'avions pas encore assisté : "Ca c'est d'la magie" par Christian Gambin. 1ère bonne surprise, nous découvrons en pénétrant dans ce petit théâtre de 50 places que la salle est climatisée. Cela a compensé la petite déception qui a suivi: alors que sur le site, il était indiqué que Christian Gambin, fondateur du théâtre et premier prix de magie, assurait le spectacle, nous découvrons qu'il s'agit en réalité d'un remplaçant. Après des débuts un peu laborieux (bafouillage et chute multiple d'objets), le magicien a ensuite noué un très bon contact avec les enfants qu'il a fait monter tour à tour sur scène. Après des tours plutôts simples mais néanmoins amusants, il a ensuite remis à chacun des enfants un ballon sculpté en forme de chien. Globalement un bon moment donc.

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- Atelier pour enfants "Beauté Congo" à la fondation Cartier 


En 2013, mon fils avait participé à l'atelier " Fascinants pantins" dans le cadre de l'exposition Ron Mueck (j'en avais parlé ici). Il avait énormément apprécié cet atelier au cours duquel il avait réalisé un pantin articulé en terre glaise. Cette fois-ci, sa soeur, désormais âgée de 7 ans, a pu l'accompagner pour l'atelier "Vestons de sapeur". Après une visite de l'exposition "Beauté Congo" les enfants ont pu confectionner de véritables vestons de sapeur bariolés!




L'atelier durant 2 heures, j'ai pu ainsi visiter en toute tranquillité cette magnifique exposition que je vous recommande chaudement.




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- Les stages d'été de la petite Rockette



La petite Rockette est une ressourcerie mais aussi une association qui propose des activités  citoyennes, solidaires et respectueuses du voisinage.

Mes enfants ont ainsi testé un cours de théâtre et ont beaucoup apprécié cette expérience.

L'association propose également des stages durant l'été (anglais, bande dessinée, tricot, cuisine) soit gratuits, soit à prix libres soit à des tarifs très compétitifs.

Le lieu, très convivial, regroupe également un café et une boutique solidaire.

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*Je précise à toutes fins utiles que toutes ces activités ont été payées de ma poche

mercredi 27 novembre 2013

"Les Mioches" à l'Entracte St Martin



Il y a des soirs comme hier soir, où je n’ai qu’une seule envie : tout planter et me barrer loin, me faire la belle façon Sailor et Lula (même si je n’ai pas le permis).

Après le 30000ème « mamaaaaan » beuglé du fond de l’appartement, la énième dispute entre mes gosses et la 3ème poésie incompréhensible de l’année à apprendre, j’ai très rapidement atteint mon point de non-retour à 18h pétantes.

Faites des gosses qu’ils disaient.

Tout ça pour dire qu’hier soir j’étais, sans le savoir, furieusement raccord avec le thème de la pièce de théâtre que j’allais voir avec ma copine Cécile : « Les Mioches ».

Jouée dans le très sympathique restaurant Café théâtre « L’entracte St Martin » (les pizzas y sont délicieuses), cette pièce d’Anne Didier a été une vraie bonne surprise.

J’avais pourtant au départ quelques réticences, le thème de la mère indigne ayant été beaucoup traité ces derniers temps, avec plus ou moins de talent (je vous conseille d’ailleurs sur le sujet l’excellent one-woman show d’Olivia Moore dont j’ai déjà parlé ici).

Mais ici, pas de lieu commun ou de blague usée jusqu’à la corde: « Les Mioches » est une comédie originale portée par 4 femmes pleines d’énergie communicative. Sous forme de saynètes façon tranche de vie, les comédiennes dissèquent avec un œil acerbe les petits travers des parents (j’ai beaucoup aimé la scène du casting !) et dézinguent le tabou de la maternité forcément bienheureuse : non la grossesse n’est pas toujours un chemin pavé de roses, oui nous avons souvent envie de passer nos enfants par la fenêtre !



En observant ces 4 mères au bord de la crise de nerfs, à la fois déjantées et cruelles, on pense parfois à Almodovar : il y a malgré tout une lointaine parenté puisque la pièce est adaptée de la comédie espagnole « Criaturas.

Question texte, même s’il est globalement efficace, il frôle parfois la caricature (j’ai trouvé les portraits des pères pas très subtils) : on oublie néanmoins ces petits bémols grâce à la performance des 4 actrices qui déploient pendant plus d’une heure une énergie communicative. J’ai eu notamment un gros coup de cœur pour Géraldine Germanaud,  extrêmement juste et qui apporte un vrai supplément d’âme à tous ses personnages.

Si vous souhaitez vous aussi passer un moment sympathique en compagnie de ces 4 comédiennes, n’oubliez pas de réserver, la salle étant complète hier soir !

Pour en savoir plus :
Les Mioches
Tous les mardis soirs à 21H30 jusqu’au 14 janvier



samedi 26 octobre 2013

Théatre, ateliers, expositions : idées de sorties pour les enfants pendant les vacances



D’habitude je m’y prends toujours un peu en avance pour organiser les vacances des enfants et réserver théâtre et expositions.

Cette fois-ci, tout a été fait à la dernière minute car j’ai dû gérer en plus l’emménagement dans notre nouvel appartement!

Voici donc quelques idées, testées et approuvées, pour occuper vos enfants pendant la deuxième semaine de vacances !



Enfant, j’étais fan des livres de la Comtesse de Ségur (surtout "les malheurs de Sophie", forcément !). Cependant, je n’étais pas persuadée que mes enfants allaient adhérer au côté un peu désuet des textes, surtout mon grand de 8 ans. Pas grave, j’ai quand même réservé : ce petit théâtre est à 5 minutes de mon nouveau chez-moi et j’ai obtenu un tarif très intéressant sur BilletRéduc (5€).  J’ai bien fait de ne pas hésiter : cette pièce est une véritable surprise ! Benoist Brumer, seul sur scène et débordant d’énergie, campe un Cadichon poétique et attachant. Tout à tour émouvant, drôle ou nostalgique, il nous transporte dans ses aventures avec beaucoup de justesse et d’humanité. Ici, pas de 3D, de décors mirobolants ou d’effets spéciaux : seuls un texte de qualité et un comédien habité suffisent à faire voyager les enfants. Preuve que les recettes les plus simples sont parfois les meilleures, mon fils de 8 ans et ma fille de 5 ans ont été tous les 2 emballés !



Mes enfants adorent les spectacles de magie, nous en avons déjà vu pas mal l’année dernière mais leur préféré reste celui de Peter Din « Abrac'... Alambic et Le magicien Voyageur ». La preuve, nous y sommes allés 2 fois ! (mon fils en a parlé ici sur son blog) . C’est pourquoi je me suis empressée de réserver (6€ la place sur BilletRéduc), quand j’ai vu que Peter avait un nouveau spectacle à son répertoire ! Cette fois-ci, le magicien nous invite chez-lui et en profite pour nous présenter ses nouveaux tours. Un spectacle drôle et interactif (mon fils est même monté sur scène pour participer à un tour de magie !), plein de bonnes trouvailles et de poésie. Les enfants étaient ravis de retrouver Bobby le chien, déjà présent dans le premier spectacle, toujours aussi déjanté et cabotin. La petite salle, très intimiste, donne un côté très chaleureux aux numéros et l’on ne voit pas l’heure passer, même en tant qu’adulte ! A recommander !



Le mois dernier, j’ai emmené les enfants voir l’exposition Ron Mueck (mon fils en a parlé ici sur son blog). Ils ont tous les 2 beaucoup apprécié la visite, j’en ai donc profité pour inscrire mon fils à un atelier organisé par la Fondation, « Fascinants pantins » (tarif 9 €). Les enfants visitent d’abord l’exposition accompagnés d’un conférencier qui les invite à observer les postures, les expressions. Puis ils s’installent sur une grande table juste à côté de la verrière donnant sur le jardin et à quelques pas de l’imposante sculpture « Couple under an umbrella ».  Pendant près de 2 heures, leurs petites mains vont sculpter dans l’argile un pantin articulé tout en détaillant avec précision les expressions de son visage, certaines parties de son corps et sa posture. Mon fils a énormément apprécié cet atelier ainsi que la gentillesse et la pédagogie des organisateurs. J’ai été bluffée par la qualité de sa réalisation, qui trône désormais fièrement dans sa chambre ! Malheureusement, l’exposition est désormais terminée mais je vous recommande vivement les futurs ateliers (apparemment la prochaine exposition portera sur la photo). Ne tardez pas à réserver car les ateliers sont souvent pris d’assaut.

jeudi 15 novembre 2012

Revue de théâtre : "Rendez-vous au grand café" et "Le père"



Mon meilleur moment au théâtre c’est juste après le noir. Quand la lumière se fait et que l’on entre par effraction autorisée au sein d’un huis-clos dont on détaille avec avidité les moindres recoins. Ce petit moment savoureux situé dans l’entre-deux.

J’ai eu l’occasion de voir ces derniers jours 2 pièces très différentes. La première « Rendez-vous au grand café », grâce à mon amie Clotilde, élève du cours Jean-Laurent Cochet, qui m’a gentiment fait profiter d’une de ses invitations.

Cette comédie romantique adaptée du roman de Daniel Glattauer "Quand souffle le vent du nord" raconte la rencontre virtuelle entre Emmi et Léo. Alors qu’elle tente désespérément de résilier son abonnement à une revue, la jeune femme se trompe d’adresse mail et rentre ainsi en contact avec Léo. Ce dernier lui signale son erreur et ce sera le début d’une longue conversation entre la conceptrice de site internet, mariée et le psychologue du langage, tout juste remis d’une rupture.

J’ai beaucoup aimé cette adaptation : les acteurs, mari et femme à la ville, sont très complices, merveilleusement justes et complémentaires. Emmi, la malicieuse, piquante et prolixe forme un très joli duo avec Léo, bougon, cynique et à l’humour froid.

Alors que toute la pièce ne se déroule que par écrans interposés, on aurait pu craindre un manque de dynamisme ou de chaleur mais il n’en est rien. La mise en scène rend au contraire le rythme des échanges tour à tour trépidant, drôle ou intime. On se prend au jeu palpitant du virtuel, on vibre avec les personnages à l’unisson, on partage leur fébrilité et leurs questionnements. La pièce retranscrit à merveille ce moment délicieux où le cœur et l’esprit fabriquent à partir de bribes de mots cet être idéal que l’on n’attendait plus. Comme eux, on a envie d’y croire !


Changement de registre avec « Le Père » au théâtre Hebertot . Dans cette pièce de Florian Zeller créée sur mesure pour Robert Hirsch, ce monstre sacré incarne un vieil homme, autrefois brillant, qui perd progressivement la mémoire et la raison. Isabelle Gelinas, solaire et toute en sensibilité, incarne sa fille Anne dont on devine l’histoire familiale en filigrane. Tiraillée entre culpabilité et instinct de survie, elle lui propose de s’installer chez elle sans se douter des bouleversements qu’entrainera l’arrivée de cet homme en fin de vie.

La performance de Robert Hirsch est éblouissante : il incarne à merveille ce vieillard tantôt capricieux et détestable, tantôt attachant et enfantin, qui sent, malgré lui, sa raison lui échapper. A tel point que l’on est parfois mal à l’aise, ne sachant si son allure souffreteuse et son essoufflement perceptible sont crées de toutes pièces ou trahissent son grand âge.

Mais ce qui rend la pièce extrêmement troublante c’est la sensation d’être littéralement dans la tête du vieillard grâce à une scénographie très étudiée. L’appartement se vide peu à peu, nous laissant dans un état de confusion assez déstabilisante, sans aucun repère de lieu. Les personnages changent tour à tour d’identité et sont successivement joués par des acteurs différents. Dans cette valse troublante, on ne sait plus si l’on a en face de soi la fille ou l’infirmière. La chronologie sans queue ni tête finit de parfaire la confusion.

Petit bémol sur les textes que j’ai trouvé un peu superficiels et pas vraiment à la hauteur de la performance scénique. Nous ne saisissons ainsi que des bribes de cette relation père/fille très vaguement esquissée et qui aurait mérité plus de profondeur.

Cette réserve mise à part, « Le père » reste un grand moment de théâtre dont on ressort chamboulé et admiratif. Une farce tragique que l’on n’oublie pas de sitôt.

Preuve en est l’accueil tonitruant du public, debout et conquis, à la fin de la pièce.

Pour en savoir plus :

« Rendez-vous au grand café », Théâtre des bouffes parisiens, jusqu’au 16 décembre 2012

« Le père », Théâtre Hebertot, à partir du 20 septembre 2012

mercredi 31 octobre 2012

"Les 3 Mousquetaires" au théâtre du Palais Royal




Depuis toujours, le théâtre a fait partie de ma vie. Je me souviens encore des disques de l’Avare ou du Bourgeois Gentilhomme joués par Louis Seigner, que mon père écoutait parfois. Mes parents m’ont emmenée très tôt à la Comédie Française et je garde encore un souvenir émerveillé des costumes et de l’ambiance particulière qui y régnait. Plus tard, j’ai pris des cours de théâtre et cette expérience a été une source de plaisir et d’adrénaline infinie.


Depuis que j’ai des enfants, j’ai essayé de leur transmettre cette passion à ma façon. Très tôt, je les ai emmenés voir des pièces adaptées à leur âge. Habiter Paris permet d’avoir accès à une très large programmation, à n’importe quel moment de l’année.


Certains théâtres offrent des spectacles de grande qualité, adapté à un jeune public sans pour autant tomber dans la mièvrerie ou l’infantilisation. Le théâtre des Variétés possède une très belle programmation : une mise en scène dynamique, des textes accessibles et de l’humour, à l’image d’Aladin, vu l’année dernière. D’autres petites salles offrent aussi de jolies surprises : la Manufacture des Abbesses propose ainsi une version très poétique de « Loulou » avec marionnettes et ombres chinoises.

Seule grosse déception parmi toutes nos sorties : « Peau d’Ane », vu l’année dernière. Trop compliqué, trop noir, textes chantés en vers et incompréhensibles pour des enfants.

Même sentiment pour « Les 3 Mousquetaires », la pièce vue aujourd’hui en compagnie des enfants au théâtre du Palais Royal. Première déception : notre placement à la droite de la scène, dans une petite corbeille censée contenir 4 personnes. J’ai dû finalement prendre ma fille sur mes genoux pour pouvoir voir apercevoir un bout du plateau. Mais le plus ennuyeux, c’était cette énorme poubelle placée à l’extrême droite de la scène et qui l’a masquée pendant la première partie du spectacle.

La pièce n’a malheureusement pas réussi à nous faire oublier ces petites contrariétés liées à notre emplacement peu confortable. Nous avons assisté à une version assez consternante des 3 Mousquetaires revisitée à la sauce 2012 dans laquelle D’Artagnan s’appelle D’arty et vient d’une cité de banlieue. Pour bien appuyer le message, ses parents nous sont présentés au début de la pièce : le père avec un accent arabe tellement appuyé que ça en est ridicule et la mère, voilée de la tête au pied et qui ne s’exprime qu’en hurlant des youyous. L’idée de la diversité au sein d’une pièce classique aurait pu être un parti-pris intéressant mais son traitement la rend caricaturale. Même si l’arabe de banlieue, l’asiatique, le noir et même le nain se succèdent sur scène, ils sont stéréotypés et plutôt sources de moquerie. L’humour, qui se veut le fil rouge de la pièce, tombe complètement à plat (les références à la publicité « Atoll les opticiens » ou à la politique) ne font même pas rire les parents. Mais le pire reste le texte en alexandrins, complètement incompréhensible pour les enfants. Les personnages se succèdent sans qu’aucune explication ne vienne éclairer le jeune public et la lecture est d’autant plus difficile qu’ils sont vêtus de costumes contemporains. Louis XII en tutu, D’Artagnan en jogging ou Buckingham en rasta : on sent que le metteur en scène s’est fait plaisir sans penser que les enfants n’y comprendraient rien. Des costumes classiques avec des textes contemporains auraient sans doute été plus intéressants et plus lisibles pour eux.

La pièce aura eu au moins un avantage : donner envie à mon fils de 7 ans de commencer un journal dans lequel il consignera les critiques des pièces qu’il a vues. Et visiblement, nous avons eu le même ressenti !