> Allez les filles!

jeudi 11 octobre 2012

Allez les filles!



Aujourd’hui, 11 octobre, se tient pour la première fois la "Journée internationale de la fille ».

Comme l’explique le Secrétaire général de l’ONU « Les filles sont victimes, tous les jours, de discrimination, de violence et de sévices partout dans le monde. C’est cette situation alarmante qui a motivé la proclamation de la Journée internationale de la fille, nouvelle célébration organisée à l’échelon mondial pour faire comprendre qu’il importe de donner aux filles les moyens de contrôler leur destinée et de garantir l’exercice de leurs droits fondamentaux. ».

Aujourd’hui dans le monde, 75 millions d’entre elles ne sont pas scolarisées, 10 millions sont mariées de force chaque année et environ 18 millions de mineures accouchent par an. Des problématiques différentes de la journée de la femme ou de la journée de l’enfant et qui nécessitaient un événement particulier.

A cette occasion, l’ONG Plan International a publié une étude "Parce que je suis une fille - les filles dans le monde en 2012".  Basée sur 39 millions de filles âgées de 11 à 15 ans, elle a permis de démontrer que priver les filles d’école contribuait à renforcer la pauvreté.

"Une fille éduquée est moins vulnérable face à la violence, moins susceptible de se marier et d'avoir des enfants alors qu'elle n'est encore elle-même qu'une enfant, et plus à même de savoir lire et écrire et d'entrer en pleine santé dans l'âge adulte", a assuré Nigel Chapman, à la tête de Plan International.

L'ONG ajoute en outre qu'à plus long terme, "une éducation secondaire protège les filles contre le VIH, le harcèlement sexuel, et le trafic d'êtres humains".

L’organisation Plan précise que la recherche et l’expérience prouvent qu’une fille bénéficiant de 9 années d’éducation gratuite et qualitative peut changer son histoire, celle de sa famille et celle de son pays.
Ainsi, chaque année passée dans le secondaire augmente le revenu d’une fille de 15 à 25%. Et cette augmentation profite indirectement à tout le monde.
Espérons que cet intérêt financier permettra enfin de faire changer le regard porté sur ces 75 millions de filles non-scolarisées.
En attendant, elles n’ont d’autres moyens que de clamer « investissez sur nous »…