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vendredi 23 novembre 2018

Journée de lutte contre les violences faites aux femmes : infographie "Les mots tuent"

Lundi prochain, je participerai à Toulouse au débat organisé par l’association des Journalistes de Toulouse et sa région (AJT-R) « Le poids des mots dans le traitement médiatique des violences faites aux femmes ».
A quelques jours de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, j’ai trouvé intéressant de prendre de la hauteur et d’aller au-delà du simple constat en analysant les 334 articles épinglés sur le Tumblr "Les mots tuent".
Je précise qu’il ne s’agit nullement de faire du « Name and shame » ou de donner des leçons aux rédactions d’autant que certaines ont déjà entrepris un travail de réflexion pour améliorer le traitement des violences sexistes et sexuelles dans leurs colonnes. 
Par ailleurs, en tant qu'ex-journaliste web,  je connais la pression de l'audience et du clickbait et l'urgence dans laquelle les journalistes sont souvent contraint.e.s de travailler. Je sais aussi que, parfois, les titres sont réécrits par les rédacteur.rice.s en chef afin de faire du buzz sans l'aval de leurs auteur.e.s.
Le but de cette infographie est donc de dresser un état des lieux et un bilan afin d’envisager ensemble comment offrir aux lecteur.rice.s l’information la plus juste et la plus objective possible.
L'analyse de ces chiffres se trouve juste après l'infographie.


L’infographie nous apprend que :
-        Le Tumblr est extrêmement représentatif de l’ensemble de la presse puisque 90 titres y sont épinglés
-        La PQR (presse quotidienne régionale) est sur-représentée dans le Tumblr. Un secteur plus masculin que la moyenne :d’après les données de la CCIJP (Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels), la PQR ne compte que 37,6 % de femmes journalistes versus 46,3% toutes rédactions confondues
-        Le genre des auteur.e.s des articles n’est pas identifié pour 58% des titres épinglés. Ils sont soit signés par « la rédaction » soit par des initiales. Les femmes représentent 16% des auteures (ce qui prouve qu’on peut être une femme et avoir intériorisé les stéréotypes de genre). Les hommes, quant à eux, représentent 26% des auteurs
-        Le pourcentage d’articles corrigés est en constante augmentation : de 0% d’articles parus en 2015, on passe à 4% en 2016 et à 15% en 2017, preuve que le travail de sensibilisation a porté ses fruits. Le Tumblr a bénéficié d’une forte exposition  dès son lancement soit une cinquantaine de retombées médiatiques (Brut, Le Monde, Libération, France Inter…). Néanmoins, le pourcentage d’articles corrigés tombe à 8% en 2018. Restons positifs, l’année n’est pas terminée !
J’en profite pour remercier les contributeur.rice.s qui me signalent régulièrement les articles problématiques : votre aide est précieuse.
Si vous aussi vous souhaitez me signaler un article, 3 solutions : m’écrire à lesmotstuent(@)outlook.fr , me mentionner sur Twitter @sophie_gourion ou identifier l’article avec le hashtag #LesMotsTuent.



jeudi 18 octobre 2018

Anniversaire : idées pour organiser une soirée pyjama



 Qu'il parait loin le temps des anniversaires princesses Disney, Teletubbies ou Hello Kitty!

A 10 ans, on est déjà une pré-ado et on a davantage envie d'un karaoké débridé que d'une partie de pêche à la ligne!

Cette année je me suis donc un peu creusé la tête pour organiser l'anniversaire de ma fille, d'autant que la barre est haute dans son école (journée au jardin d'Acclimatation ou dans un poney club par exemple).

Comme je n'ai pas un budget à rallonge, j'ai décidé de tout organiser moi-même (cette fois, pas de pinata licorne comme l'année dernière!).

Au programme, soirée pyjama!

Pour chaque petite invitée, j'avais préparé des petits goodies autour du thème tropical (d'actualité par rapport aux températures!). J'ai fabriqué un tote bag personnalisé (10€ les 10 tote bags vierges sur Amazon, pas de la super qualité mais ça fait le job).

J'ai imprimé le prénom de chacune ainsi qu'un motif flamant rose trouvé sur internet sur du papier transfert qui m'avait été offert avec l'imprimante. Un coup de fer à repasser et hop c'est plié!



Dans chaque sac, j'ai rangé:

- Un pyjama motif ananas (4,50€ chez Auchan)

- Une trousse de toilette flamant rose incluant une brosse à dent et un mini dentifrice (3 € les 2 dans un bazar genre tout à 1€ sauf le mini dentifrice acheté dans une pharmacie, merci Isabelle pour l'idée)

- Ma mère a rajouté une brosse pliante, un élastique et un cube de bain achetés chez Monop

- Un porte-verre gonflable ananas (1€ dans le bazar où j'ai acheté la trousse et les brosses à dent).




Côté activités, j'avais prévu:

- La fabrication d'un pendentif donuts en pâte Fimo : comme j'ai à peu près 2 mains gauches et des souvenirs douloureux d'EMT, j'ai demandé conseil aux super vendeuses de "La petite épicerie" (je vous les recommande vivement, elles sont patientes et très pros). Je n'avais aucun matériel donc j'ai dû tout acheter : les chaînes, les fermoirs à monter, la pâte fimo, la pince pour couper les chaînes etc...J'ai eu un peu peur de l'addition finale mais je n'en ai eu que pour 24€ donc un peu plus de 3€ par enfant. Honnêtement c'est très raisonnable surtout qu'on voit que ce genre d'atelier tourne autour d'une vingtaine d'euros par enfant en général. Pour m'aider, j'ai suivi ce tuto et j'avoue que je suis assez fière du résultat! Les filles se sont vraiment amusées à le faire et chacune est repartie avec son collier autour du cou!


- Un karaoké : quelques jours avant l'anniversaire, ma fille et moi avions préparé une playlist sur Deezer avec les grands classiques pour ados : Maitre Gims, Léane, Tal ...Nous avions fait bien attention de ne choisir que des chansons avec paroles. Ma fille avait préparé 2 chapeaux : l'un avec les prénoms, l'autre avec les noms des chanteurs! Cette activité a eu beaucoup de succès et il a presque fallu leur arracher le micro des mains pour venir dîner!

- Une pizza party : "Moi j'aime pas le fromage" "Pas de thon pour moi" "Pas de sauce tomate svp, comme je connais la difficulté de trouver un plat qui fasse l'unanimité, j'ai acheté des pâtes à pizza carrées et ai préparé des bols avec tous les ingrédients (thon, jambon de dinde, fromage de chèvre, cheddar, mozzarella, olives etc...). Après avoir coupé la pâte en 4 carrés, chacune a pu confectionner la pizza selon ses goûts.

- Un jeu de société "Pyjama party" : en plus des traditionnels "Action/vérité" et "Instant mode", j'ai apprécié de trouver d'autres thèmes tels que "Femmes célèbres", "Mon avenir" (illustré par une astronaute!) ou "Héroïnes de fiction". Je n'ai pas eu le droit de rester pendant l'activité mais à entendre les cris et les rires, je pense que ce jeu leur a plu!



 - Une fois en pyjama, elles ont toutes visionné "La famille Bélier" avec un gros pot de pop-corn.Puis chacune a sorti son sac de couchage et elles ont toutes (plus ou moins) dormi en rang d'oignon.

Je pense que la nuit a été courte vues leurs cernes le lendemain matin mais le plus important a été qu'elles repartent toutes avec des étoiles plein les yeux (et des flamants roses plein la tête!).








jeudi 11 octobre 2018

Les mots tuent : interview d'Armelle Le Goff, rédactrice en chef à 20 Minutes

Parmi les questions qui me sont régulièrement posées en interview reviennent souvent le fonctionnement d'une rédaction, les raisons expliquant le nombre de titres problématiques au sein de mon Tumblr "Les mots tuent" (350 articles répértoriés à ce jour). N'ayant été que journaliste web pigiste et n'ayant donc jamais connu le travail au sein d'une rédaction, il m'a semblé intéressant d'interviewer une rédactrice en chef afin qu'elle nous éclaire sur toutes ces questions.

Merci à Nils Wilcke de m'avoir mise en relation avec Armelle Le Goff, rédactrice en chef à 20 Minutes!

Bonjour, un grand merci d’avoir accepté cette interview ! Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

Je m'appelle Armelle Le Goff, je suis rédactrice en chef à 20 Minutes depuis 2015, après plusieurs années en tant que rédactrice en chef adjointe et cheffe du service Monde.

Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de votre rédaction ? Est-elle sensibilisée à la question du traitement journalistique des violences faites aux femmes ?

Notre rédaction compte 100 journalistes à Paris et en régions (nous avons onze bureaux à Bordeaux, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Lille, Lyon, Nice, Marseille, Montpellier, Nantes, Rennes où travaillent 3 à 4 journalistes). Tous les journalistes travaillent sur 3 temporalités: chaud (pour toutes les infos à traiter rapidement), tiède (pour traiter les infos du jour), froid (pour les sujets ayant moins d’enjeux en termes de temporalité et/ou demandant plus de temps). Concernant les violences faites aux femmes, on a évidemment des recommandations de traitement dans une charte qui est à disposition de tous les journalistes et que l’on remet à jour régulièrement.

Comment se concrétise cet engagement ?

L’engagement contre les violences faites aux femmes fait partie de l’ADN de 20 Minutes. Si 20 Minutes est un média non partisan, il est toutefois très engagé. Le respect de la personne humaine est l'un des points fondamentaux de notre charte éditoriale. Cela signifie de considérer avec une grande attention certains sujets comme la lutte contre le racisme, l'homophobie, le combat pour l'égalité des sexes et les violences faites aux femmes, entre autres. Du coup, c'est une question qu’on aborde depuis longtemps et sous pleins d’angles. Par exemple, en 2013, on fait une Une avec un dessin de Pénélope Bagieu (des femmes le bras levé) dont le titre est “Continuons le combat” sur l’actualité du combat féministe en France. http://fr.1001mags.com/parution/20-minutes-france/numero-2561-21-nov-2013
fr.1001mags.com
20 Minutes France n°2561 21 nov 2013 - Page 2-3 - pour 3 Françaises sur 4, le combat féministe a toujours du sens. - premier quotidien national.

Tout récemment, le vendredi 5 octobre 2018, on a organisé une journée-événement pour le premier anniversaire du mouvement #Metoo avec une enquête sur le harcèlement sexuel dans le sport ; une autre sur les objets connectés comme outils de harcèlement au sein du couple, etc. 

Selon votre expérience, pourquoi autant de rédactions ont recours à des expressions type « drame conjugal » ou des titres attrape-clics ? (dernier exemple en date : "Ivre, il poignarde son amie croyant ouvrir un carton à pizza"). J’ai noté qu’une grande majorité des titres épinglés par #LesMotsTuent proviennent de la PQR : comment expliquez-vous ce phénomène ? Comment, selon vous, changer les choses ?

Comment travaillez-vous avec vos homologues de 20minutes en région ?

Je pense que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, il y a, dans la presse, une grande méconnaissance du système judiciaire. Ces titres et ces erreurs sont en grande partie dus à l’ignorance. Après il ne faut pas négliger le fait que la presse et notamment la presse quotidienne régionale sont toujours en grande partie aux mains d’hommes qui ne sont parfois pas très attentifs à ces sujets. Mais cela change, la preuve à 20 Minutes où la rédaction en chef est parfaitement paritaire. Par ailleurs, à 20 Minutes, on fait régulièrement des formations à destination des chefs de service et des rédacteurs sur le système juridique et le vocabulaire judiciaire pour leur faire gagner en rigueur et en précision dans leurs articles.
Récemment, un titre problématique a été publié par 20minutes (« Lorraine: jaloux, un conducteur de 18 ans fonce sur sa copine et un de ses amis et les blesse »). Il a été rapidement corrigé, ce qui est loin d’être le cas systématiquement. Que s’est-il passé ?
Le grand nombre d’article publiés sur toutes les plateformes de 20 Minutes implique que les rédacteurs publient leurs articles et les mettent en même temps en relecture. Il y a donc une relecture a posteriori d’un grand nombre de papiers. C’est ce qui s’est passé pour celui-ci. Mais dès qu’il a été relu par la rédaction en chef, le titre en a été corrigé. 

Selon vous, la question du traitement journalistique des violences faites aux femmes est-elle importante ? Quels conseils donneriez-vous aux rédactions ?

Bien sûr, cette question est extrêmement importante. La précision et la rigueur sur ce sujet sont extrêmement tout à fait nécessaires. Mais le respect de la personne humaine l’est tout autant et lorsque cela recouvre des faits de justice, la presse a une grande responsabilité qu’elle peine parfois à assumer.
Trop de sujets ont par ailleurs été passés sous silence dans la presse pendant trop longtemps. Notamment parce que les rédactions n’étaient pas à l’image de nos sociétés. C’est important pour les femmes, mais c’est important pour l’ensemble de la société que cela soit le cas et que les médias réussissent à aborder la variété de sujets qu’attendent leurs lecteurs. Je crois que c’est plus qu’ailleurs le cas à 20 Minutes et que c’est ce qui fait notamment la clé de notre succès et la raison pour laquelle plus de 5 millions de lecteurs nous lisent chaque jour.   

jeudi 27 septembre 2018

Le problème avec le corps des filles


Il y a quelques jours, j’ai vu passer ce tweet émanant d’une conseillère principale d’éducation:

Forcément, ça m’a fait réagir :


Ces « gros gros débats » au sein de l’équipe éducative pour savoir si un rouge à lèvre liquide mat pose problème sont loin d’être anecdotiques.

Ce tweet n’est qu’un exemple parmi tant d’autres tant les injonctions et les jugements à l’encontre de leur physique et de leur tenue semblent être devenus monnaie courante de manière totalement décomplexée.

Dernier exemple en date, celui de cette collégienne partie à l'école en short et qui s'est vue reprocher par la CPE sa tenue "incorrecte". Elle lui a alors fait enfiler un jean sale.  Il y a quelques jours, la nouvelle proviseure d’un lycée du sud de la France a décidé d’interdire purement et simplement le port du short aux filles. "Selon la proviseure, les filles doivent s’habiller de façon "décente", c’est-à-dire avec des pantalons, afin que les garçons ne soient pas dérangés dans leur apprentissage scolaire. Nous devons donc, pour le bien des garçons, nous couvrir afin qu’ils puissent étudier tranquillement. ". Grâce à la mobilisation des élèves, la proviseure est finalement revenue sur sa décision.

Cette police du vêtement ne se limite pas au collège ou au lycée malheureusement.En 2016, un centre de loisirs a demandé à des parents de mettre "un short sous la jupe" de leur fille de 4 ans pour éviter "des situations complexes à gérer" et "des comportements déplacés". L’année dernière, ma fille, à l’époque en CM1, m’avait fait état de discussions entre maîtresses de l’école pour savoir s’il fallait interdire short et débardeurs aux petites filles au motif qu’"elles auraient bien le temps de s’habiller plus tard comme elles le veulent".

Paradoxalement, alors que la parole des femmes s’est récemment libérée et qu’elles sont enfin écoutées, la liberté d’action des filles et des jeunes filles, elle, semble se réduire. Dans une indifférence quasi-générale, leurs tenues sont contrôlées, leurs jupes et leurs shorts mesurés au nom de la décence et de la tranquillité des garçons.

Mais ce contrôle sur leurs corps ne s’arrête pas là.

Ce seraient les parents eux-mêmes qui exercerait une pression plus ou moins inconsciente sur le corps de leurs filles comme l’explique cet article d’Arièle Bonte sur le site "RTL Girls".

La journaliste évoque ainsi l’ouvrage du scientifique Seth Stephens-Davidowitz "Tout le monde ment... (et vous aussi !) Internet et le Big Data : ce que nos recherches Google disent vraiment de nous", paru en mai 2018 : "peu de parents iraient affirmer qu'ils ou elles sont conscientes d'élever leurs garçons et leurs filles de façon inégale. Pourtant, selon les données collectées par Seth Stephens-Davidowitz et publiées en 2014 dans un essai dans le New York Times, la question "mon fils est-il surdoué" est posée à Google deux fois plus que son pendant féminin (aux États-Unis). Au contraire, "ma fille est-elle en surpoids" obtient deux fois plus de recherche que "mon fils est-il en surpoids".

Dans la vraie vie pourtant, peut-on lire dans le livre, les garçons sont majoritairement en surpoids, aux États-Unis, par rapport aux filles tandis que les filles ont majoritairement plus de chance d'intégrer un programme spécialisé pour enfants surdoués. Un bel exemple des rôles que l'on assigne aux hommes et aux femmes dès le plus jeune et qui n'appartiennent pas qu'aux États-Unis. ".

Cette pression sur les corps des petites filles n’est pas passée inaperçue auprès des marques d’hygiène qui ont su flairer la manne financière qui pourrait en découler. Le site France Info cite ainsi un numéro de Causette épinglant un nouveau produit de la marque Lactacyd, commercialisé sous le nom de "Maman et moi" : "Le groupe, spécialisé dans les soins d’hygiène intime pour femmes, propose un pack contenant deux lotions lavantes pour la vulve : l’une pour la mère, l’autre pour la fille, pour "un usage quotidien dès 3 ans". Lactacyd n’est d’ailleurs pas la seule marque à exploiter ce filon : Hydralin, Saforelle ou Saugella proposent des produits similaires, avec le même type de packaging rose bonbon. Pourtant, chez les petites filles, les indications pour utiliser des soins d’hygiène intime spécifique sont rares, indique la Dre Phryné Coutant-Foulc, dermatologue spécialisée dans les pathologies de la vulve. "Ce sont des produits purement marketing : on cible une zone qui n’a pas lieu d’être ciblée", explique-t-elle. ".

Un "marketing de la honte" appliquée aux plus jeunes (j’en parlais déjà en 2012 sur Slate) : « Pendant qu’elles perdent un temps et une énergie folle à s’occuper de leurs corps, les femmes ne s’occupent pas du reste. Comme l’explique Mona Chollet dans son brillant essai Beauté fatale:

"La dévalorisation systématique de leur physique que l’on encourage chez les femmes, l’anxiété et l’insatisfaction permanente au sujet de leur corps, leur soumission à des normes toujours plus strictes et donc inatteignables sont typiques de ce que l’essayiste américaine Susan Faludi a identifié en 1991 comme le backlash: le "retour de bâton", qui, dans les années 1980 a suivi l’ébranlement provoqué à la fin de l’année 1960 par la "deuxième vague de féminisme". Le corps, a permis de rattraper par les bretelles celles qui, autrement, ayant conquis –du moins en théorie– la maîtrise de leur fécondité et l’indépendance économique, auraient pu se croire tout permis. "

Aujourd’hui, ce sont nos filles qui sont victimes de ce retour de bâton. Ne les laissons pas seules.