> Une société de location de voiture fait le buzz sur le dos de la Shoah

mardi 8 mai 2012

Une société de location de voiture fait le buzz sur le dos de la Shoah



On l’a vu dans de précédents articles, tout semble être bon pour faire le buzz, vendre son produit ou se vendre (quitte à vendre son âme au diable par la même occasion) : traiter ses consommatrices de « grosse vaches » ou baisser son froc par exemple.

Aujourd’hui, une société de location de voitures low cost va un cran plus loin en baptisant sa société "Hollowcost", sombre jeu de mots évoquant la Shoah.

Contraction de "hollow" (creux) et "cost" (coût), ce nom signifierait selon Christian Camelot, son fondateur "petits prix". Son accroche, "la solution location", fait également implicitement référence à la solution finale.
Il assume avoir conscience de la référence à l’holocauste mais ne voit pas où est le problème : "Ça va faire un petit peu causer, ça va chatouiller tout le monde", mais "bien gentiment". Il se défend d’être xénophobe : « Je suis un gentil garçon, assure-t-il. Et puis, ça marque les esprits, les gens retiennent ». Quand on lui demande s’il ne craint pas d’heurter certaines personnes, il répond d’un ton assuré «  Les gens s'en fichent. Ce qu'ils veulent, c'est louer une voiture pas chère. La plupart ont eu un fou rire. Allez, 1 % des gens un peu vieille France ont été choqués ! ».

Sauf que si « les gens » se fichent du nom, pourquoi avoir choisi délibérément un nom qui fait polémique ? Parce que, comme il l’avoue à demi-mot dans son interview à « la voix du Nord » « Pour être honnête, l'activité a eu du mal à décoller. Depuis que j'ai mis les autocollants sur les voitures, il y a trois semaines, ça change tout ! ». A défaut d'avoir du talent, on fait preuve de mauvais goût.
Récemment, une publicité turque pour une marque de shampoing avait utilisé des images d'Hitler pour promouvoir son produit "«[Ce produit] est un shampooing d'hommes à 100% », et «si vous ne portez pas une robe de femme, vous ne devez pas utiliser son shampooing non plus». Un spot qui réussit à cumuler sexisme et mépris des victimes de l'holocauste.

Comme pour les publicités sexistes, l’humour est l’alibi idéal : vous ne trouvez pas ça drôle ? Vous êtes coincé(e), vieille France. L’essentiel est de faire vendre, quitte à véhiculer les pires préjugés ou à utiliser des millions de mort comme hommes sandwichs. 

Christian Camelot, lâche en plus d'être nauséabond, a préféré laisser poser sa femme pour illustrer l’article. Décidément tout pour plaire…