> 8 mars, journée de l'infâme...plagiat

samedi 8 mars 2014

8 mars, journée de l'infâme...plagiat

         Source : Copy this, Copy that. Par Leeks. CC-BY-NC. Source : Flickr

Outre l'outrancier détournement commercial du 8 mars, j'ai désormais une raison de plus à mon actif pour ne pas apprécier la journée de la fâaaaamme.

L'année dernière, c'était Libération qui pompait allégrement un de mes articles "le bêtisier des pires opérations commerciales pour la journée des droits des femmes".

Aujourd'hui, un an jour pour jour après cette mésaventure, c'est un journaliste du site Terrafemina qui reprend mon article "Top 10 des pires publicités sexistes de 2013" sans bien évidemment me sourcer.

Mes 10 exemples, glanés patiemment au fil du temps sur la toile, se retrouvent ainsi repris en intégralité et reformulés sans aucun scrupule.

Furieuse de cette découverte, j'interpelle le journaliste sur Twitter, lui faisant remarquer l'absence de source.

Il me répond que son article reprend effectivement le mien, qu'il a simplement oublié de sourcer mais qu'il va corriger immédiatement. Terriblement agacée par sa réponse, je demande le retrait immédiat de l'article, ce qu'il fait sur le champ (il est néanmoins encore visible en cache ici).

Il se justifie ensuite en affirmant qu'il cite toujours ses sources habituellement, s'excuse puis affirme qu'il a fait des recherches sur le net mais n'a pas trouvé de meilleurs exemples que mon article (tweets effacés depuis). Suite au petit buzz crée sur Twitter, il s'excuse de nouveau en invoquant des prétextes tous plus farfelus les uns que les autres (crève, égarement, jeunesse dans la profession...).

Manque de chance pour lui, je suis de près ces sujets et il a été pris la main dans le sac.

Mais combien d'articles sont ainsi allegrement pompés chaque jour par ces sites d'informations, qui, eux génèrent de confortables profits?

Je trouve, avec un peu de recul, la situation d'un cynisme incroyable! Se faire plagier par un homme, le 8 mars, au sujet d'un article au sujet de la journée des droits des femmes : c'est un comble!