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jeudi 26 juillet 2012

Ce qui va me manquer



Après demain, on fermera les volets, on pliera les draps et on rendra les clés au propriétaire. Fin des vacances.

Je crois que ce qui va le plus me manquer ce n’est finalement pas le traditionnel triptyque « il y a le ciel, le soleil et la mer » mais plutôt une foultitude de détails quotidiens.

Le bruit des mouettes le matin plutôt que celui des camions poubelles
L’odeur des embruns quand j’ouvre les volets plutôt que celle des pots d’échappement
Le cidre, ambré et sucré, qui donne un air de fête au plus simple des repas
Les courses au petit marché du coin, la petite mamie qui y vend les fraises de son jardin au goût incomparable
La tente sur la plage, refuge de fortune contre le vent ou le soleil brûlant, qui sent bon l’iode et le bois chauffé
Le pain chaud et croquant acheté le matin à la petite boulangerie du coin, quand les ruelles sont encore désertes
Le lit frais sur lequel on s’écroule après la douche du soir, le corps lavé de toute trace de sable et de sel
Les nuits paisibles où l’on s’endort d’un sommeil de plomb, harassé par le soleil et les embruns, sans qu’aucun mauvais démon ne vienne les perturber
Les petits moments précieux passés avec mes enfants, sans compte à rebours, horaires, devoirs et autres empêcheurs de tourner en rond.
Les fossiles, patiemment trouvés en bas des falaises en compagnie de mon fils, son regard empli de joie à chaque trésor débusqué au détour d’un rocher
Les mains moites et dodues de mes enfants dans les miennes, quand, assis sur la digue on regarde les pêcheurs en silence
Le rire complice de ma mère avec ses petits-enfants, l’amour qui déborde de tous les côtés et qui réchauffe le coeur
Les souvenirs que l’on construit, les photos que l’on prend.

On rend les clés après demain, mais tout ça on le garde.