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mardi 15 septembre 2015

Mon top 10 des publicités automobiles les plus sexistes


« Il a la voiture, il aura la femme » : le sexisme outrageant de cette publicité de 1993 peut prêter à sourire aujourd’hui tant il peut paraître désuet. Pourtant, même aujourd’hui, les marques automobiles usent toujours des mêmes ficelles sexistes pour séduire les hommes. Même si les femmes représentent aujourd’hui 65% des achats de nouveaux véhicules, les publicitaires les ignorent, préférant les ravaler au rang d’objets sexuels, de piètres conductrices ou de bimbos décérébrées.

La preuve en 10 campagnes tristement sexistes.

1°) Eco-voiturage (Juin 2014)


 

Pour se faire connaître, certaines marques pensent des campagnes originales, d’autres misent sur le bad buzz quitte à tomber dans l’humour beauf et le sexisme primaire. C’est le cas d’Eco-voiturage et ses visuels d’une vulgarité sans nom : « Elles sont bonnes mais qu’est  ce qu’elles sont connes » « Même les femmes sont autorisées à conduire »  « Accompagner Audette dans son dernier voyage ». Agisme et sexisme : un cocktail détonnant destiné à faire réagir les réseaux sociaux. Même si ici le bad buzz a été anticipé, il a finalement été sous-estimé : dépassé par l’ampleur du tollé, Eco-voiturage a dû précipitamment retirer les visuels et fournir des excuses pour le moins alambiquées : « Veuillez nous excuser pour cette campagne de mauvais goût dans laquelle la dérision nous permettait de mettre le doigt sur des faits que nous ne cautionnons pas. Les tweets ont été supprimés ». 

2°) OuiCar (Juin 2014)


L’exemple d’Eco-voiturage a-t-il donné des idées à OuiCar ? Quelques jours après le bad buzz, la société de location de voiture entre particuliers a en effet mis en ligne sur sa page Facebook un visuel mettant en scène un couple de personnes âgées à bord d’une voiture. L’accroche qui y figure réifie sans ambiguïté la conductrice, l’assimilant à une voiture : « Elle a des kms au compteur. Mais elle me rapporte encore pas mal ». Elle joue également sur la connivence entre hommes en comparant la location de voiture entre particuliers à de la prostitution. Agisme+sexisme = la recette utilisée par Eco-voiturage donnera-t-elle les mêmes résultats ? A suivre.

3°) Citroën (juin 2014)
Coupe du Monde + publicité automobile : la combo optimale pour garantir des publicités 100% sexistes. Ce spot de la marque Citroën intitulé « The sleeping supporter » met ainsi en scène un supporter de football se réveillant tous les 4 ans à l’occasion de la coupe du monde. Après s’être rasé et coupé les cheveux, cet homme de Cro-Magnon moderne enfourne un quignon de pain, puis s’écroule dans son canapé, sans même un regard pour sa femme qu’il embrasse vaguement, ou ses enfants pourtant assis devant lui. Femme soumise et homme beauf : ce scénario digne des années 50 a pourtant été primé aux « Cannes Lions »,  le festival International de le créativité publicitaire. Pas vraiment étonnant quand on sait que 97% des directeurs de création en agence sont des hommes. 

4°) Auto-école Bouscaren (février 2014)



 
Plutôt que de proposer aux futurs jeunes conducteurs un permis de conduire leur permettant de prendre la route ou de prendre la poudre d’escampette, une auto-école du sud de la France leur promet plutôt de prendre une auto-stoppeuse pour 1€ par jour, avec tous les sous-entendus que cela induit. Pour appuyer le propos, la publicité met en scène une jeune femme sexy, jupe courte et talons hauts, le pouce levé.  Depuis, cette sortie de route sexiste a été épinglée par le Jury de Déontologie Publicitaire.

5°) Volkswagen (Janvier 2014)
Ce spot diffusé à l’occasion du Superbowl met en scène un père au volant. Celui-ci explique à sa fille qu’à chaque fois qu’une voiture Volkswagen atteint les 100 000 miles, des ailes d’anges poussent dans le dos d’un ingénieur d’une usine de la marque automobile. Plutôt poétique comme amorce sauf que tous les ingénieurs représentés à l’image sont des hommes. Tous, sauf une jolie brune à lunettes à la fonction non identifiée puisque non ailée. Pour couronner le tout, celle-ci récolte une main, ou plutôt une aile aux fesses dans l’ascenseur.  La poésie est définitivement évacuée lors de la scène suivante : un homme dans une pissotière lorgne d’un œil envieux les ailes plus grandes de son voisin de toilettes, subtile allusion à la taille du sexe.

6°) Ford (2013)





 
En 2013, le viol collectif d’une jeune étudiante en Inde avait suscité beaucoup d’émoi et entrainé une vague de protestation dans tout le pays. Ce climat n’a pour autant pas empêché la marque Ford de lancer cette publicité au goût plus que douteux. Elle représente ainsi Silvio Berlusconi, tout sourire au volant d’une voiture, alors que 3 jeunes femmes aux décolletés avantageux sont  bâillonnées et ligotées dans le coffre. Le slogan évocateur finit d’asseoir le propos avec subtilité : « Laissez vos ennuis derrière vous avec le coffre extra-large de la Figo ».  Des ennuis, la filiale indienne du groupe de publicité WPP en a eu puisqu’elle a dû licencier plusieurs salariés après le scandale provoqué par la campagne.

7°) Seat (2012)
Pour assurer la promotion de ses voitures en Pologne et en Russie, la marque Seat a tout misé sur la plastique et l’esthétique. Mais pas celles de ses véhicules. Elle a plutôt choisi de mettre en avant la carrosserie d’une jeune femme en string, porte-jarretelles et soutien-gorge au cours d’un spot  commandé au sulfureux Alexander Tikhomirov. Dans une chorégraphie digne d’un numéro de lap dance, l’hôtesse commerciale donne de sa personne pour arriver à ses fins : vendre une voiture. Tout y passe : moue langoureuse, contorsions lascives, mordillage de lèvres et frottement de fessiers contre la portière. Avant de repasser derrière le comptoir, comme si de rien n’était et de glisser les clés dans les mains de l’acheteur.

8°) Alfa Roméo (2011)
« Regarde moi, touche moi, possède moi, contrôle moi, exalte moi, déteste moi, aime moi, retiens moi ... Je suis Giulietta mieux que des mots, essaie moi. ". La voix féminine qui susurre ces injonctions à l’oreille des hommes n’est autre que Giuletta…une voiture. Encore une fois dans ce spot, le publicitaire chosifie ici la femme, la ravalant au rang d’objet que l’on possède, que l’on contrôle, que l’on essaie. Et tente de faire croire aux hommes que puisqu’il a la voiture, il aura la femme. Depuis, la marque a rectifié le tir : en 2014, l’accroche de son dernier spot, dans lequel une voix off masculine prend la parole, n’a plus rien de sexiste « La route vous appartient ». Et plus la femme.

9°) Renault (2009)



  En 2009, cette publicité pour la Renault Clio Estate a remporté le prix de la publicité la plus sexiste décerné par les Chiennes de garde. L’affiche met en scène un couple au lit, le nez dans son journal. Alors que Madame dévore « Naissance magazine », Monsieur est plongé dans la lecture d’une brochure vantant les mérites de la Renault Clio Estate. La signature : « Un bonheur n’arrive jamais seul » réduit la femme à son rôle de génitrice tandis que l’homme est décrit comme un grand enfant égocentrique en pleine stratégie d’évitement. Pour elle, le bonheur se résume à un bébé, pour lui à une voiture.

10°) BMW (2008)

 
Une jeune fille, bouche entrouverte et regard enjôleur, offerte et désirable, illustre l’accroche de cette publicité pour les voitures d’occasion BMW « You know you’re not the first but do you really care ? ». (« Tu sais que tu n’es pas le premier mais est-ce vraiment important ?»). Ici la femme est totalement assimilée à la voiture : on s’apprête à la posséder, on rêve du plaisir qu’elle procurera tout en sachant que d’autres sont passés avant. Pour autant, cela ne pose pas vraiment problème. Femme ou voiture, elles restent des secondes mains mais peu importe, c’est le plaisir masculin qui prime.

lundi 15 juin 2015

Mère coupable, bande de salopes ou connasse : mon top 10 des t-shirts les plus sexistes



Les vêtements à messages ont le vent en poupe. Pourtant, alors qu’ils pourraient être l’occasion pour tordre le cou aux stéréotypes ou promouvoir l’empowerment des femmes à travers des messages positifs, ils se contentent souvent de filer la métaphore sexiste.
Démonstration en 10 exemples totalement subjectifs.

1°) Trop mignonne pour faire mes devoirs


"Too  pretty to do my homework" (trop mignonne pour faire mes devoirs) : visiblement, pour la marque de vêtements pour ados "Wet Seal", une jeune femme ne peut être à la fois jolie et intelligente. En 2011, la marque JC Penney avait déjà crée la polémique en commercialisant un t- shirt dans le même esprit estampillé "Too  pretty to do my homework so my brother has to do it for me" (trop mignonne pour faire mes devoirs donc mon frère les fait à ma place). Devant le bad buzz, elle avait été contrainte de les retirer des rayons.

2°) Certifiée mère coupable

Après la mode des mères indignes, voici venu le temps des "mères coupables" affichées en toutes lettres sur des t-shirts ( merci @vgbell pour la découverte). Coupables de quoi ? De "vouloir se baigner dans un verre de Mojito géant". Ces vêtements sont vendus sur le blog du même nom qui, d’après son auteure, "fait passer de drôles de messages sur des t-shirts et autres produits dérivés pour décomplexer les mamans d’aujourd’hui". Merci pour l’œuvre de salut public hein. Sauf que comme Nadia Daam, nous sommes beaucoup à saturer de la mode des mères indignes qui "surjouent le cynisme sans être motivés par une réelle réflexion et volonté de démythifier la parentalité. Mais surtout, parce que ces personnages sont récupérés à des fins commerciales: le mouvement qui voulait déculpabiliser les parents est finalement en train de les gonfler. Si à la base, il s'agissait de dire "Je ne suis pas une mère parfaite, et alors? ", le message est aujourd'hui dévoyé en "Hey, les mauvais parents, achetez mon livre, des billets pour mon spectacle". 

Et mes t-shirts.  De plus, cette rhétorique du parent indigne ne concerne que les mères, il suffit de jeter un œil aux vêtements commercialisés pour s’en rendre compte.  Point de t-shirt "Père indigne" ou "Père coupable" sur les sites de vente en ligne concurrents. En revanche, pléthore de "Papa cool", "Super Papa" ou "Papa VIP", qui, eux, ne se sentent nullement coupables de vouloir de temps en temps se baigner dans un verre de Mojito géant.


3°) Je m'entraîne pour être la femme de Batman


 
"Training to be Batman's wife" (je m'entraîne pour être la femme de Batman) : pour DC Comics, la célèbre maison d’édition américaine, les hommes rêvent de devenir des super-héros et les femmes…de les épouser ! Dansun billet cinglant, la blogueuse PJ says remet les pendules à l’heure : "Je n'en ai rien à faire d'être la femme de Batman, moi ce que je veux c'est être Batman". 


Un bad buzz qui n’a rien d’inédit puisque quelques jours avant DC Comics avait déjà fait polémique en commercialisant un t-shirt avec l’inscription "Gagné ! Superman emballe à nouveau".

4°) Bande de salopes


Gone est une marque française vendue sur le site RAD dont les vêtements sont "hautement expressifs et interpelleront". Comprendre, honteusement sexistes à défaut d’avoir un vrai contenu de marque à véhiculer. On trouvera donc parmi la collection le sweat-shirt "Bande de salopes" "Aujourd’hui pas de culotte" ou "Femme de bandit" (décidément, se définir comme "femme de" est un grand classique du t-shirt à message).

5°) Keep calm and rape a lot


Le célèbre slogan "Keep Calm and Carry On" (Restez calmes et continuez) a été de nombreuses fois détourné de manière humoristique : "Keep calm and don’t stress » ou "Keep calm and eat chocolate" par exemple. En revanche, on rit beaucoup moins en découvrant les vêtements de la marque américaine Solid Gold Bomb incitant à la violence conjugale. Vendus sur Amazon,  ces t-shirts revisitent le célèbre slogan avec "Keep Calm and rape a lot" (Restez calmes et violez beaucoup) ou encore "Keep Calm and hit her" (Restez calmes et frappez-la). La marque, littéralement prise d’assaut sur les réseaux sociaux, a été contrainte de s’expliquer et a invoqué une erreur due à l’utilisation d’un algorithme générant automatiquement des slogans à partir d’une base de milliers de mots.

6°) Connasse

La "connasse" est tristement devenu un véritable phénomène de mode. Après le collier "Connasse", la mini-série "Connasse", le livre "La femme parfaite est une connasse", voici donc le t-shirt "Connasse". Ou comment les femmes s’auto-sabotent en ayant l’impression d’être subversives et décalées. On me répondra que c’est de l’autodérision. Une faculté dont les hommes semblent être cruellement dépourvus si l’on jette un coup d’œil à la collection masculine de la marque : ici point de connard ou de salaud, seulement du "Voyou au grand cœur"  du "Prince charmant" ou du "Garçon chic". Cherchez l’erreur.

7°) Allergique à l’algèbre


Pour certains fabricants de vêtements, les clichés sexistes à destination des jeunes filles ont décidément la vie dure. Après Wet Seal et JCPenney, c’est à la marque pour ados Forever 21 de commercialiser un t-shirt pour filles rose, portant l’inscription "Allergic to algebra" (allergique à l’algèbre). Ce genre d'affirmation "sape les efforts entrepris pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans les filières scientifiques", a déclaré Erika Ebbel Angle, ancienne Miss Massachusetts et fondatrice de plusieurs projets éducatifs en sciences, dans un communiqué. La représentante de la marque a depuis présenté ses excuses et assuré prendre les mesures nécessaires.

8°) Eat less

La marque américaine de prêt à porter Urban Outfitters a crée la polémique en 2010 en commercialisant un t-shirt estampillé de l’injonction "Eat less" (mange moins). Comble de l’ironie, le vêtement était porté par un mannequin ne dépassant pas la taille 36. Accusée de promouvoir l’anorexie et la taille zéro, la firme a dû retirer son vêtement de la vente. Ce qui ne l’a pas empêché de commercialiser l’année dernière un t-shirt de très mauvais goût, barré du mot "Dépression".
 
9°) Coupe du Monde 2014

Carton rouge pour la marque Adidas  qui a joué la carte de l’humour sexiste à l’occasion de la Coupe du Monde de football 2014. L’équipementier sportif a ainsi choisi  d’imprimer sur ses t-shirts des illustrations pour le moins suggestives : les fesses inversées d’une femme en string sur l’un, une jeune femme sexy en maillot de bain, ballon à la main accompagnée de l’inscription: "Looking to score" ("cherche à marquer un but") sur l’autre. Dans un communiqué, la ministre brésilienne des politiques pour les femmes, Eleonora Menicucci, a déclaré : "Il est inadmissible qu’une multinationale de produits sportifs comme Adidas (…) vende des tee-shirts avec des images et des phrases qui lient le Brésil au tourisme sexuel. Cette campagne stimule la prédation sexuelle (…). Elle manque de respect à notre pays et l’agresse en reproduisant un imaginaire que nous nous efforçons sans relâche d’enterrer définitivement. "

10°) La vérité sur les filles


A l'occasion du lancement de la Nouvelle Renault Twingo, l'enseigne automobile a commercialisé en février dernier une collection capsule nommée "La vérité sur les filles" composée dune ligne de sweats, tee shirts et tote bags. Alors que l’opération aurait pu être l’occasion de battre en brèche les clichés, la marque s’est enfoncée dans les stéréotypes sexistes, à l’image des phrases imprimées sur ces sweat-shirts : "Je mange du gluten", "Je crois au prince charmant et aux licornes", "Je ne suis pas chiante, je suis cérébrale", "J’adore les enfants (quand ils dorment) ", "Je suis un cordon bleu du surgelé", ou encore "Femme jusqu’au bout de mes sneakers". Des femmes uniquement définies par leur régime, leur prince charmant, leur cuisine et leur apparence. Renault n’en est pourtant pas à son coup d’essai question campagne sexiste : en 2014, un spot de pub diffusé par Renault en Belgique pour promouvoir la nouvelle Twingo avait été retiré quelques heures après sa mise en ligne sur les réseaux sociaux.  On y voyait un une jeune femme garer sa voiture sur le terre-plein central d'un rond-point puis noter son numéro sur une serviette hygiénique,  déposée sur le pare-brise.




lundi 17 novembre 2014

Cadeaux de Noël : 10 idées de jouets non genrés



Il y a quelques mois, une journaliste qui m’avait interviewée m’avait demandé si je connaissais des marques de jouets non genrés. Je n’avais pas su quoi répondre à part Hasbro et son four mixte qui avait fait parler de lui. J’ai donc trouvé intéressant à quelques semaines de Noël de vous faire part de ma petite sélection.

Il ne s’agit bien sûr que de recommandations et je n’ai testé que 2 des jouets qui figurent dans cette liste. Je me suis rendue compte au fil de mes recherches que la problématique du dé-genrage (ouch le néologisme) rencontrait souvent celle de l’environnement et de l’éthique : les jouets proposés ici sont ainsi en bois ou en matière recyclée, fabriqués dans des conditions qui respectent l’humain d’où leur prix souvent plus élevé que des jouets classiques. Pour ma part, je ne mettrais jamais 60€ dans une poussette-jouet par exemple, aussi belle soit-elle, mais j’ai trouvé intéressant de dresser un panorama de l’existant, preuve que les mentalités commencent à changer sur le sujet.

Maison de poupée Plantoys


Une maison de poupée mixte, en bois et tissu, facilement transportable. Livrée avec 13 pièces de mobilier et 2 poupées,  elle est  garantie sans paillette ni rose bonbon !

Prix : 63,20€
Disponible ici

Dînette Plantoys



Une très jolie dînette bleu ciel, pour futurs petits chefs, faite en bois et métal.

Prix : 19,80€
Disponible ici

Garage Vilac


Un joli garage en bois très coloré qui plaira aussi bien aux filles qu’aux garçons. Livré avec 2 voitures en bois.

Prix : 62,90€
Disponible ici


Kit à construire Sevi

Une alternative créative aux écrans : 35 pièces en bois pour créer, assembler et inventer selon ses envies !

Prix : 25,80€
Disponible ici

Circuit de billes Quadrilla


Les billes de notre enfance, revues et corrigées par Quadrilla ! Des heures de jeu en perspective avec ce circuit composé de 97 pièces de bois !

Prix : 79,80€
Disponible ici

Chariot barbecue JANOD

Une agréable façon de joindre l’utile à l’agréable : apprendre à marcher à l’aide de ce trotteur donc en cuisinant des saucisses ! Livré avec 1 côtelette, 2 saucisses, 1 poisson 
et 1 steak haché !

Prix : 44,95€
Disponible ici

Marteau et clous Goki

Un jeu découvert à la maternelle et adoré par ma fille (que l’on voit ici en action). Il permet de développer l’imagination en créant des tableaux tout en faisant travailler la motricité fine. Attention en revanche à ne pas laisser traîner les petits clous par terre !

Prix : 11,61€
Disponible ici

Kit salade Green toys

Pour donner de bonnes habitudes alimentaires aux enfants, voici un kit salade 100% végétarien ! Cerise sur le gâteau, les jouets de la marques sont fabriqués à base de bouteilles de lait recyclées et garantis sans BPA, sans PVC et sans phtalates.

Prix : 20,16€
Disponible ici

Poupées en bois à habiller Goki


Ma mère avait offert à mes enfants ces poupées à habiller et elles ont rencontré un grand succès auprès de ma fille et de mon fils. Les vêtements sont faciles à enfiler, les poupées tiennent debout et c’est un jeu facilement transportable. Elles existent également en version « famille asiatique » et « famille noire ».

Prix : 22,39€
Disponible ici

Poussette Minikane


Les poussettes-jouets de luxe, pliables et aux motifs très design qui plairont aux filles et aux garçons. Seul hic : le prix, aussi cher qu’une poussette canne normale. Sinon, Oxybul propose une poussette bleue à pois blanc très jolie pour 9,90€.

Prix : 65€
Disponible ici

lundi 13 janvier 2014

Top 10 des pires publicités sexistes de 2013



"Téléchargez aussi vite que votre femme change d'avis!" : l’année 2014 commence fort question publicité sexiste avec la nouvelle campagne Numéricable !

Petit retour sur l’année 2013, une année riche en clichés et stéréotypes comme le démontre ce top10 des pires publicités sexistes.

1°) Darty

Cette année l’enseigne a souhaité rajeunir son image…tout en surfant sur les clichés les plus éculés (cherchez l’erreur !). Exit la camionnette et le contrat de confiance donc, bienvenue aux visuels noirs et blancs mettant en scène des hipsters torses nus.



Et au sexisme. Ainsi, pour l’enseigne, c’est forcément la femme dépensière qui achète et l’homme musclé qui va récupérer ses courses (torse nu). 

Les blondes sont nulles en technologie. 


Et les femmes ont naturellement besoin qu’on les aide à y voir plus clair. 


Après le contrat de confiance, le contrat de sexisme ?


2°) Smerep

En 2012, le journal « L’étudiant » prenait déjà les jeunes pour des imbéciles. En 2013 c’était au tour de la SMEREP de les tourner en ridicule à travers une campagne jugée « un peu sexiste » par le magazine Stratégies (un exploit). 

La version féminine mettait ainsi en scène une blonde idiote qui a choisi la SMEREP « pour les t-shirts. Parce que le mec qui m’a fait remplir le dossier il avait un t-shirt trop canon. Du coup, je me suis inscrite pour recevoir le catalogue avec tous les modèles ». Greg, le personnage de la version masculine que l’on voit se retourner sur une jeune femme dans le début de la publicité, a choisi la SMEREP « pour la meuf mec. J’étais allé m’inscrire à la fac et là y a une bombe qui me parle de la SMEREP avec un décolleté mon gars. Je comprenais rien mais moi je m’en foutais, je voulais juste son numéro ». La campagne, jugée sexiste par le jury de déontologie publicitaire (JDP) a dû être retirée des écrans.

3°) Hawaiian Tropic

 

La jalousie féminine est un cliché sexiste sur lequel la publicité surfe allégrement : ainsi la marque de produits solaires « Hawaiian Tropic » dénonçait-t-elle en juin dernier les dangers encourus sur la plage : l’ennemi ce n’est pas le soleil mais la jalousie des autres femmes. Et pour matérialiser ce bon vieux cliché, « boudin » « pouffe » « silicone » et autres gentillesses s’inscrivaient ainsi sous forme de lettres de fumées au passage de la jeune fille mise en scène dans le spot. De « beach » à « bitch » il n’y a visiblement que quelques lettres de différence pour les publicitaires…

4°) La Comédie-Française



Muriel Mayette est la première femme à occuper le poste d’administratrice générale de la Comédie-Française, une nouvelle plutôt enthousiasmante. Ce qui l’est beaucoup moins c’est le spot la mettant en scène pour fêter la réouverture de la salle Richelieu après un an de travaux. Juchée sur des talons et dotée d’un vertigineux décolleté celle-ci est ainsi assignée au ménage par Etienne Chatiliez, réalisateur de la publicité, qu’on a connu plus inspiré. Pendant les quelques secondes du spot, on la voit ainsi passer l’aspirateur, faire la poussière des sièges et astiquer les lustres (ce qui nous donne l’occasion de profiter de son généreux décolleté par la même occasion). A la fin de la publicité, satisfaite du travail accompli, elle lance un « et voilà » un peu niais, puis semble étonnée de l’acoustique de la salle. Elle repart ensuite son matériel sous le bras. Question sexisme, il y a encore du ménage à faire à la Comédie-Française !

5°) Euro 2013 de football féminin




Carton rouge pour la publicité annonçant la diffusion des matches du Championnat d'Europe de football féminin en Suède sur la chaîne ZDF. On pouvait y voir une joueuse effectuer quelques dribbles avant d’envoyer le ballon…dans un tambour de machine à laver et de lancer un programme « cuir ». "Le spot n'est pas très long mais 20 secondes lui suffisent pour aligner toute une série de clichés", a dénoncé le journal féminin Brigitte sur son site Internet. Dans un sondage effectué sous l'article, près des deux tiers des participants ont indiqué qu'ils trouvaient cette pub "nase" ou "débile". Preuve que la publicité lave plus blanc, mais pas tous les cerveaux…

6°) Ford Inde



A l’heure où l’Inde est le théâtre de violences envers les femmes et d’agressions sexuelles, cette publicité indienne pour la marque Ford est pour le moins malvenue.
Elle représente ainsi Silvio Berlusconi, tout sourire au volant d’une voiture, alors que 3 jeunes femmes aux décolletés avantageux sont ligotées dans le coffre. Le slogan évocateur finit d’asseoir le propos avec subtilité : « Laissez vos ennuis derrière vous avec le coffre extra-large de la Figo ».  Des ennuis, la filiale indienne du groupe de publicité WPP en a eu puisqu’elle a dû licencier plusieurs salariés après le scandale provoqué par la campagne.

7°) Jura

« Je suis le Jura, viens randonnez sur moi » « Mes rivières sont généreuses, mes courbes engageantes » « Tu veux des rencontres, vivre une aventure, goûter mes spécialités gourmandes ? Alors viens chez moi... Mmm, je suis le Jura. Rejoins-moi sur jura-tourisme.com. Je t'attends ». Ces publicités pour la région du Jura (et non pas pour un site de rencontres) avaient fait scandale en 2012 en raison de leur caractère racoleur.

En 2013, le Comité départemental du tourisme a remis ça avec 3 nouveaux spots. Cette fois-ci, c’est un homme qui prend la parole (exit la voix style téléphone rose), pourtant la banalisation du fantasme et l’utilisation du corps de la femme pour vendre sont toujours bien présentes :

« Cher Jura, tu me manques !
 Je me souviens l’été dernier,
tes reculées sauvages, tes rivières fougueuses et généreuses où nous péchions ensemble.
 J’ai envie de toi. »

« Cher Jura, tu me manques !
 Je me souviens l’été dernier,
nos folles parties entre amis à savourer tes spécialités gourmandes. 
J’ai envie de toi. »

8°) Cif

 

Six minutes: c'est le temps supplémentaire que les hommes consacrent aux tâches ménagères depuis 1986, selon la dernière étude de l'Insee. Les femmes, quant à elles, consacrent toujours 2 fois plus de temps que les hommes au foyer. Et il ne faut pas compter sur les publicitaires pour faire bouger les mentalités ! Dernier exemple en date, la publicité pour la crème nettoyante Cif dont voici le pitch : dans ce qui semble être un conte de fée, on nous raconte qu’à la disparition du vieux roi, il a été décidé que celui qui réussirait à nettoyer le chaudron noirci monterait sur le trône. Beaucoup essayèrent sans succès jusqu’à ce qu’un valeureux chevalier, dans son armure rutilante, relève le défi armé de sa crème Cif. 

Jusque ici, on salue l’audace du publicitaire : montrer un chevalier testostéroné récurer le château du sol au plafond, voilà qui change de l’éternelle ménagère de 50 ans ! Hélas quand notre valeureux combattant de la crasse enlève son heaume, on découvre qu’il s’agit en réalité d’une femme, comme si envisager un homme dans ce rôle était inconcevable. Elle devient alors reine de son royaume…la cuisine.

9°) Samsung Galaxy Note


Après une campagne extrêmement stéréotypée datant de 2012, la marque Samsung a enfoncé le clou du sexisme avec ce spot en 2013. La femme, blonde forcément, équipée d’un téléphone rose, s’amuse à jouer sur son smartphone pendant que son pendant masculin, sérieux et concentré, travaille consciencieusement. Encore une fois pour Samsung, la futilité est féminine (elle dessine, regarde des vidéos de chiens, fait des photomontages) pendant que son pendant masculin utilise son smartphone comme un outil professionnel (il prend des notes, établit des graphiques).
En mars dernier, le show de lancement du Galaxy S4 avait, quant à lui, rapidement tourné au concours de sexisme. Espérons qu’en 2014 la marque sera mieux inspirée…

10°) Stade Rennais



La chaîne ZDF n’a malheureusement pas le monopole de la pub sexiste dès lors qu’il s’agit de sport. Pour attirer la fâaamme qui par essence n’aime pas le foot, le stade Rennais avait ainsi orchestré une campagne toute en finesse et demi-teinte pour la journée du 8 mars. On pouvait ainsi voir sur l’affiche un canard vibrant affublé d’une écharpe aux couleurs du club avec ce délicat sous-titre « Venez vibrer ». Comme la Samsung, le stade Rennais récidive : en 2012 c’était un travesti qui était mis en scène au sein de leur campagne.

Souhaitons qu’en 2014, ce top 10 disparaisse définitivement du blog !

Quelques signes annoncent déjà quelques changements de mentalité en ce sens.

Ainsi, le magazine Grazia inclut-il dans son lexique des mots de 2014 la définition de « mansplaining ».


Pourvu que ça dure !