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dimanche 7 mai 2023

La limonade salée ou comment les femmes sont élevées pour avaler des couleuvres.

 


En 2003, une expérience a été menée par la chaîne ABC sur un panel d’enfants.

Encadrée par Campbell Leaper, professeur et chercheur en psychologie à l'université de Californie à Santa Cruz, elle consistait à proposer à un groupe de filles et de garçons une limonade volontairement salée et d’observer leurs réactions.

Les garçons ont été francs et directs ("Beurk" "C’est dégoûtant") , tandis que les filles ont été polies et ont cherché à ne pas être blessantes. L’une d’entre a affirmé que la limonade était bonne, les autres se forçaient à boire, y compris une fille qui semblait déglutir difficilement.

Lorsque l’expérience leur a été révélée, les participantes ont expliqué qu’elles ne voulaient pas être impolies ou faire de la peine. La plupart des garçons ne se sont pas souciés de ça.

Dans une autre expérience, le chercheur leur avait offert un cadeau décevant comprenant un stylo et des chaussettes. Là encore, les petites filles se sont exclamées "Des chaussettes et un crayon ? Pile ce qu'il me fallait !" alors que les garçons ont crié à l'arnaque.

Lorsque le chercheur leur a demandé de se décrire, les filles se sont décrites comme "gentilles", tandis que les garçons se sont décrits comme "talentueux", "intelligents", "bons en mathématiques" ou "drôles". Les garçons ont rarement dit "gentil".

Le chercheur a expliqué que ces différences dans les réactions sont en partie dues à la socialisation des garçons et des filles par leur famille et leur société. Les filles sont souvent encouragées à être polies et à éviter de blesser les sentiments des autres, tandis que les garçons sont souvent encouragés à être francs et directs. Plus tard, ce syndrome de "la bonne élève" freinera les femmes dans leur carrière en les empêchant de s'imposer et d'affirmer leurs positions. Dans leur vie personnelle, cette volonté de ne pas faire de vague ou de déplaire contribuera à faire passer les besoins des autres avant les leurs.

Ces stéréotypes sont intégrés par les parents bien avant que les enfants ne sachent parler.

Une étude célèbre appelée "Baby X" conçue par Phyllis Katz a testé des adultes sur la manière dont nous traitons les bébés en fonction de ce que nous pensons être leur sexe.

"Nous avons dit que c'était Johnny. Jouez simplement avec Johnny comme vous le souhaitez. Ou c'est Jane. Jouez simplement avec Jane comme vous le souhaitez", a déclaré Katz.

C'était toujours le même bébé. Mais quand les adultes pensaient tenir Jane, ils la tenaient avec précaution et lui donnaient des poupées. Quand ils pensaient que le bébé était Johnny, ils lui offraient un ballon de football.


En résumé, les stéréotypes de genre peuvent être profondément ancrés dans notre culture, mais cela ne signifie pas que tout est perdu. Nous avons un rôle prépondérant à jouer en tant que parents.

En étant conscients de nos propres préjugés et en travaillant activement à les déconstruire, nous pouvons encourager les filles à faire des choix pour elles-mêmes et à affirmer leurs opinions, tout en incitant les garçons à exprimer leurs émotions de manière constructive. 

Vous cherchez un livre pour enfant qui déconstruise avec poésie les stéréotypes de genre dès 3 ans? Qui invite filles et garçons à se dire que rien n'est impossible?

Mon livre est fait pour vous :-).




mardi 12 janvier 2021

Si à 5 ans t'es pas Greta Thunberg, t'as raté ta vie!

 

La semaine dernière, j’ai vu passer un tweet de Fille d’album mettant le doigt sur un questionnement que j’ai depuis la sortie de mon livre.

Elle pointait l’offre pléthorique de livres jeunesse censés inspirer les enfants, les amener à changer ou à prendre exemple sur d’autres illustres figures enfantines. Pour les plus grands, ces ouvrages s’apparentent même à du développement personnel.

Fille d’album décrit dans son thread les différentes catégories : en mode "toi aussi tu peux le faire"







Avec un bonus s'il y a Greta sur la couverture



Dans un registre approchant, on a les livres de développement personnel pour ado en mode girl power.



Même s’il faut se réjouir d’enfin trouver des ouvrages mettant en scène des role models féminins autre que des princesses passives, on peut aussi se demander si cette avalanche d’enfants exemplaires ne pourrait pas en définitive être contre-productive.

En gros, si à 5 ans t’es pas devenue Greta Thunberg, t’as raté ta vie.

Ces héros en culottes courtes glorifiés au fil des couvertures deviennent alors pour les enfants des statues du commandeur impressionnantes et culpabilisantes.

Comment fait-on si on n’a pas envie ou les capacités de changer le monde ? Est-ce vraiment aux enfants de porter cette responsabilité alors même qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision ? Une injonction, même positive (« Ne change jamais ») ne reste-t-elle pas une injonction malgré tout ?

J’ai l’impression que cette course à la performance commence de plus en plus tôt.

Cette question s’était déjà imposée à moi lorsque j’ai écrit mon livre destiné aux 3-6 ans « Les filles et les garçons peuvent le faire aussi ». 


Dans une double page de la partie destinée aux filles, j’évoquais les choix professionnels : « Tu peux, quand tu seras grande, devenir maîtresse d’école car tu aimes beaucoup les enfants, docteure ou bien vétérinaire, tu ne sais pas vraiment. Pas grave, tu as le temps !

Mais tu peux aussi savoir déjà ce que tu veux, vraiment. Pompier, astronaute et même présidente ! Fille ou garçon, tout est possible, le monde t’attend ! ». 

J’avais envie d’offrir des role models variés aux petites filles sans pour autant leur mettre trop de pression. La phrase « Tu ne sais pas vraiment. Pas grave, tu as le temps » était justement là pour dire qu’on a aussi le droit de ne pas savoir.

Une mère m’a écrit peu de temps après la sortie du livre pour me dire que sa fille l’avait adoré. Elle me rapportait, amusée, ses propos : « Tu sais maman, moi je ne veux pas être présidente ou astronaute. Je veux juste rester tranquille à la maison, tout ça c’est trop fatigant ». Preuve que même avec la meilleure volonté du monde, la pression peut être tapie en embuscade.

L’idée n’est pas, bien sûr, de tirer à boulets rouges sur les role models car dans certains cas ils peuvent vraiment faire changer les mentalités, comme l’a démontré une étude américaine. Quand on a demandé à des enfants américains dans les années 70 de dessiner un ou une scientifique, seuls 28 des 4800 enfants participants ont dessiné des scientifiques femmes. Toutes ont été dessinées par des filles et elles représentent moins d’1% des élèves étudiés. Aujourd’hui, comme l’explique cet article « une nouvelle étude publiée dans Child Development et citée par Mashable montre que 28% des enfants dessinent désormais des scientifiques de sexe féminin. Il faut dire que depuis la fin des années 60, les femmes n’ont jamais obtenu autant de diplômes dans les domaines de la science et elles sont beaucoup plus représentées en tant que scientifiques dans la pop culture. ».

Une étude menée récemment par 2 chercheuses anglaises a néanmoins pointé les limites des roles models comme seuls outils de lutte contre les inégalités. « Une représentation accrue n'est pas en soi susceptible d'être efficace si cette représentation est négative » explique une des 2 chercheuses.

Tout d’abord, les filles qui ont été interrogées lors de cette étude étaient parfaitement conscientes des expériences négatives vécues par les femmes célèbres, notamment la misogynie en ligne dirigée contre les femmes politiques, les célébrités et les militantes, en particulier les femmes noires ou asiatiques. Elles ont également trouvé que les médias traditionnels représentaient les dirigeantes de manière humiliante et stéréotypée et jugeaient les femmes plus durement que leurs homologues masculins.

Enfin, les filles n’avaient qu’une expérience limitée de la prise de décision : la présentation de modèles éloignés via divers médias ne peut pas compenser cela. Pour la plupart des filles de l'étude, leurs responsabilité se limitaient à leur vie domestique. Si certaines matières scolaires ont donné l'occasion de pratiquer le débat et la prise de décision collaborative, dans l'ensemble, il était peu probable qu'elles aient un avant-goût du leadership.

Les chercheuses concluent : « Ces résultats sont troublants. Ils suggèrent que la participation aux représentations médiatiques des femmes aux yeux du public a un effet dissuasif sur les filles en raison des conditions de visibilité des femmes. Même lorsque ce n'est pas le cas, les modèles proposés sont probablement des femmes qui viennent de positions avantageuses, ce qui signifie que leurs expériences peuvent ne pas résonner avec de nombreuses filles. Enfin, les modèles éloignés ne peuvent pas compenser une infrastructure pour les jeunes très réduite, et de nombreuses écoles en difficulté ne sont pas non plus en mesure de compenser cela. Les filles de notre étude s'intéressaient aux processus de leadership, à différents modèles, et en particulier au leadership pour la justice sociale, mais elles manquaient d'occasions de développer de tels intérêts. »

Au-delà de cette question de la représentativité se pose celle du culte de la performance instillé dès le plus jeune âge.

Pour conclure, je citerai ces mots lumineux issus du dernier livre de Lola Lafon « Être fragile est devenu une insulte. Qu’adviendra-t-il des incertaines ? De celles et de ceux qui ne s’en sortent pas, ou laborieusement, sans gloire ? On finit par célébrer les mêmes valeurs que ce gouvernement que l’on conspue : la force, le pouvoir, vaincre, gagner ».

 

 

 


lundi 9 octobre 2017

Comment fabriquer une piñata licorne #DIY


Après des années à devoir organiser des anniversaires sur le thème des princesses, Teletubbies et autres Hello Kitty, ma fille a grandi et a ENFIN choisi un thème qui me parle bien plus : les licornes!

Celles et ceux qui me connaissent bien (notamment mes ex-collègues du ministère) sont au courant de ma passion pour cet animal fantastique! De la coque de téléphone en passant par le mug, mon bureau est en effet envahi par cet équidé à corne!

Cette année, j'avais envie de m'attaquer à des activités manuelles ce qui constitue un véritable défi pour moi quand on connait mes capacités très limitées en la matière! J'ai en effet des souvenirs extrêmement  douloureux des cours d'EMT (éducation manuelle et technique pour les moins de 30 ans qui me lisent) : mes réalisations étaient à l'époque montrées à la classe entière comme l'exemple type de ce qu'il ne fallait pas faire! J'avais donc une revanche à prendre sur la vie!

Si vous hésitez à vous lancer, faites-moi confiance: si j'y arrive, tout le monde peut le faire!
Voici toutes les explications pour réussir un anniversaire licorne!

Piñata licorne


Quand je me suis lancée dans la fabrication de la piñata licorne, je n'y croyais vraiment pas! J'avais d'ailleurs regardé en parallèle les prix des articles tout faits sur internet car j'étais persuadée de devoir faire appel à un plan B pour rattraper mon massacre! Pourtant avec du temps (4h quand même) et de la motivation, on arrive à un résultat qui vaut vraiment la peine.

Pour éviter d'avoir des blessés sur la conscience, j'ai choisi un modèle avec trappe, plutôt que celui où l'on doit taper dessus au moyen d'une batte! Ca augmente un peu la difficulté (il faut que la trappe arrive à s'ouvrir en tirant dessus tout en ne s'ouvrant pas trop vite) mais ça permet de garder la piñata en souvenir ensuite. Ce qui est important au regard du temps et de l’énergie investis :-)


Matériel:
Un grand carton d'emballage (pour moi, récupéré dans un supermarché)
Un pistolet à colle (j'en ai trouvé un à 5€ chez Cultura, sinon du gros scotch fera l'affaire)
Du papier crépon
Du papier aluminium
Une feuille de calque
Une feuille cartonnée type Canson
De la ficelle pour paquets cadeaux
Des petits jouets pour remplir la piñata

Sur le carton, dessiner la forme d'un cheval


 Décalquer cette forme sur l'autre partie du carton





Découper les 2 silhouettes de cheval

Découper des bandes dans le carton restant d'environ 7 cms (ou plus selon l'épaisseur souhaitée). Elles serviront à faire l'épaisseur de la licorne.


Afin de pouvoir les travailler plus facilement (elles devront faire le contour de la licorne), les enrouler sur elles-mêmes afin de casser les cannelures.

Coller les bandes de carton sur les pourtour de la première forme de licorne en suivant les contours (au moyen d'un pistolet à colle ou avec du gros scotch). Faire 2 trous pour y faire passer la corde qui servira à suspendre la piñata.

Coller ensuite la deuxième forme de licorne. Découper une trappe dans le fond de la licorne pour pouvoir la remplir. C'est de là que tomberont les jouets.

Superposer plusieurs épaisseur de papier crépon puis découper des bandes d'environ 5 cms. Découper ensuite des franges de manière régulière.

Dérouler la grande bande de papier ainsi obtenue et en recouvrir la licorne en collant les bandes tout autour. Renouveler l'opération jusqu'à ce qu'elle soit entièrement recouverte.


Dessiner les yeux dans une feuille de papier cartonné, les découper et les coller. Faire un cornet dans la feuille de papier cartonné puis le recouvrir de papier argenté. Le coller sur le sommet de la tête de la licorne. Superposer plusieurs couches de papier crépon puis y découper des franges pour faire la queue et la crinière. Les coller au niveau del'arrière-train et de la tête de la licorne.

Remplir la licorne.

Pour ma part, je l'ai remplie avec des bonbons, des balles rebondissantes, des bracelets, des confettis et des tatouages licorne.

Faire un trou dans la trappe et y insérer la seule ficelle qui ouvrira réellement la trappe. J'ai rajouté une perle à l'intérieur de la trappe pour consolider la ficelle.


Refermer la trappe au moyen d'un petit morceau de scotch (attention à ne pas la scotcher trop fortement sinon elle ne s'ouvrira pas.) Scotcher sur l’extérieur des ficelles (au moins une par enfant), qui n'ouvriront pas la trappe.

 Et voilà!



lundi 16 mai 2016

Qui a fait croire à ma fille qu'elle était grosse?


« Maman, tu trouves que je suis grosse ? »

Quand ma fille de 7 ans m’a posé la première fois cette question, j’ai commencé à tiquer. 

Puis quand elle a demandé à se peser, je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond.

J’ai alors réalisé que nous avions récemment fait ensemble un tri drastique dans sa penderie : les ¾ de ses pantalons, pourtant achetés au cours de cette année ne lui allaient pas, non pas au niveau de la longueur mais de la taille.

Souvent, je la retrouvais le soir, la taille cisaillée à cause de l’étroitesse des vêtements et le matin, c’était des contorsions sans fin pour arriver à passer ses jambes l’une après l’autre dans les pantalons. 

Quant aux t-shirts, ils lui découvraient souvent le nombril si je ne lui achetais pas systématiquement une taille au-dessus. Je précise que je n’ai jamais rencontré ce genre de désagrément avec mon fils ainé.

Pourtant ma fille est plutôt mince, elle a juste un petit ventre. Enfin, je devrais dire plutôt : elle a un ventre. Elle est également pourvue des cuisses et non pas de tiges longilignes. Des éléments anatomiques dont les fabricants de vêtements pour filles semblent totalement faire abstraction.

Il y a quelques mois, j’errais désespérément dans les rayons de vêtements pour filles à la recherche d’un pantalon à taille élastique et à la coupe droite et confortable. J’y ai alors croisé une mère aussi dépitée que moi et nous avons échangé à ce sujet : elle aussi déplorait l’impossibilité de trouver un pantalon autre que slim. Et me confiait devoir prendre systématiquement une taille au-dessus pour que sa fille puisse respirer et ne pas avoir le nombril à l’air.

En voyant passer les tweets de Sacripanne puis son billet « Attention ça taille un peu petit », j’ai alors réalisé que nous n’étions pas seules et que ce phénomène n’avait rien d’isolé.

Voici une photo tirée de son billet : 


« Dessus un t-shirt fille  en taille 3 ans. Dessous un t-shirt garçon taille 3 ans. Sans même focaliser sur la longueur, il y a bien 2-3 cm d'écart (à multiplier par un devant et un dos, donc le double, voyez ce que ça fait comme différence sur un corps d'enfant) en largeur ».



« Je suis dans une rage folle. Contre le monde. Contre les injonctions faites sur le corps de toutes petites filles. Sur le fait de faire flipper des parents si tôt, sur les fabricants, les distributeurs, les cons. En colère.


Et je partage avec vous.


Pour que tous les parents qui se disaient que c'était bizarre, cette taille de vêtement, tiltent comme j'ai tilté. Pour qu'on ait encore moins de remords à piocher dans les rayons qui leur vont, pour qu'on coupe leurs étiquettes (ça rend le tri compliqué, je sais, j'ai fait !), pour qu'on les rassure, pour qu'on soit de moins en moins nombreux à être dupes et de plus en plus nombreux à être scandalisés.


Parce que c'est un scandale. »

L’injonction à la minceur n’attend donc pas le nombre des années. Et le phénomène est mondial.

En faisant quelques recherches, je suis ainsi tombée sur cet article du DailyMail daté de 2014 : une mère de York, Pennsylvania, raconte avoir écrit une lettre à la chaîne de magasins Target pour dénoncer la différence flagrante de tailles entre vêtements pour filles et ceux pour garçons, photos à l’appui.




Récemment, j’ai aussi découvert qu’un journal destiné aux filles de 8 à 13 ans, « Discovery Girls », délivrait des conseils pour choisir son maillot de bain en fonction de sa morphologie (qu’est ce qu’une morphologie à 8 ans, sérieusement ?).


« If you're curvy up top, coverage is key » : « si vous avez des courbes en haut, se couvrir est la solution »

En avril dernier, enfin, la marque Playmobil créait la polémique en postant sur page Facebook cette image.


Histoire de formater les petites filles dès le plus jeune âge et les préparer à l’épreuve du maillot de bains.

Face à cette profusion d'exemples et d'anecdotes, je n’aurais qu’un conseil : parents, soyez vigilants. 

Et parlez à vos filles avant que les marques ne s’en chargent.


mercredi 9 mars 2016

Elles osent! Entreprendre au féminin - Pauline de Montesson, fondatrice de Baby Sittor


Trouver un(e) baby-sitter fiable, en quelques heures, de manière gratuite ça vous dit? Alors, inscrivez-vous vite sur la page Facebook Baby Sittor!  Seule condition : être recommandé(e) par un(e) ami(e) Facebook.

J'ai découvert cette page récemment et je dois avouer que j'ai été bluffée par la réactivité de la communauté! J'ai été encore plus étonnée en découvrant que la personne derrière cette page de près de 55 000 membres était une jeune femme de 23 ans! Piquée par la curiosité, je lui ai donc posé quelques questions!


Bonjour Pauline, peux-tu te présenter? Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?
Merci Sophie. En quelques mots, j’ai 23 ans, je suis originaire de la Sarthe, je suis la dernière d’une fratrie de 5 et suis l’heureuse tante gaga de 10 neveux & nièces... Après des études de communication à Lyon, je suis venue à Paris pour me lancer dans la vie active. J’ai fait un petit tour dans l’évènementiel puis une période plus longue dans le graphisme que j’ai terminé début 2016.

Comment est né le groupe Facebook « Baby Sittor » ? Constitue-t-il ton activité principale ?
La communauté est née à mon arrivée à Paris en 2013. Voulant compléter mes revenus à ce moment là, je garde deux de mes petits neveux mais cherche rapidement à trouver d’autres familles. Je fais donc marcher mon réseau parisien et me retrouve très rapidement avec une dizaine de familles qui galèrent autant que moi à trouver de supers babysitters. Je les mets alors en relation avec mes amies étudiantes cherchant elles aussi des enfants à garder. Le va-et-vient devient ingérable par SMS, je choisi ainsi de créer mon premier groupe facebook “BABY SITTOR, des babysitters en or!”. L’animation et la gestion de la communauté m’amusent beaucoup et cela devient un passe-temps à côté de mon boulot. Plus le temps passe, plus la communauté grossit et j’y passe tout mon temps libre ! Aujourd’hui je me suis associée et y consacre 100% de mon temps.


Quel est son concept ? En quoi est-il différent d’un site de petites annonces classiques ?
La communauté s’est créée uniquement grâce au bouche à oreille depuis 3ans. Dès le début j’ai instauré un système de parrainage à l’entrée pour pouvoir préserver ce petit réseau et ainsi le garder fiable. La recommandation est tellement importante aux yeux des parents, qu’il était important pour moi de leur offrir la possibilité d’adhérer à une communauté de confiance; qu’ils puissent poster leurs annonces les yeux fermés.
Le fonctionnement est très simple, les parents postent leurs annonces et les babysittors y répondent. Nos babysittors sont très réactifs, un parent trouve la plupart du temps en moins de 10minutes celui ou celle qui viendra garder ses enfants le soir même. Nous sommes présents dans une trentaine de villes françaises et plusieurs capitales étrangères, ce qui permet à nos membres de trouver leur bonheur, quelque soit l’endroit où ils se trouvent.
Baby Sittor, à la différence de ces sites de petites annonces; est une communauté. La confiance que nous avons su insuffler à nos membres est une valeur qui nous anime au quotidien. Ce que j’ai toujours regretté dans ces sites de petites annonces quand je faisais plus régulièrement du babysitting, c’est qu’ils sont ouverts à tout le monde, il y a très peu de vérification à l’entrée et nous ne savons jamais sur qui nous allons tomber, ce n’est pas très rassurant. Il y a très peu de relation entre la plateforme et les utilisateurs, peu d’aide, de conseil...c’est très dommage, nous avons l’impression d’être livrés à nous même. Et pour la plupart du temps il faut payer une fortune pour n’avoir que très peu de choses en retour.

Peut-on parler d’« überisation » de la garde d’enfants ? La consommation collaborative, est-ce l’avenir selon toi ?
L’ubérisation de la garde d’enfants ? Oui ! Aujourd’hui beaucoup de nouveaux services liés à l’enfance s’identifient à ce phénomène pour se lancer; c’est une tendance. Ils cherchent à simplifier la vie des utilisateurs.
Après quand cela concerne la garde d’enfants, je trouve assez dommage de dénaturer la vraie notion du service qui se cache derrière. Le marché de la garde d’enfants se développe de plus en plus et laisse apparaitre de jeunes start-up qui veulent ubériser leur service. Mais dans cette notion d’uberisation, on en oublie souvent les ressources nécessaires; dans notre cas, les babysitters.
Pour moi, on ne commande pas un taxi comme on commande une babysitter pour veiller sur ses enfants. Ce choix doit se faire sur la confiance, le feeling & la sécurité, il s’agit tout de même d’une grosse responsabilité quand on parle d’enfants (voir de nouveaux-nés). Certes nous pouvons améliorer ce service pour le rendre plus simple, plus moderne, mais il ne faut pas en oublier la relation forte qui se tisse entre les deux parties, et c’est ce que nous cherchons à faire au quotidien avec Baby Sittor.
Quand à la consommation collaborative, je dis OUI ! J’aime beaucoup la notion de partage autour d’un même besoin, on sent les personnes beaucoup plus impliquées par ce qu’elles font. C’est bête mais je trouve génial de voir des personnes s’entraider pour trouver ce qu’elles cherchent, c’est quelque chose qui s’était un peu perdu, mais qui revient en force. Je pense donc que oui, elle peut apporter beaucoup à tout le monde.


Quelle cible vises-tu ?
Je vise les amis des membres de ma communauté, ce n’est que de cette manière que nous arriverons à garder notre esprit confiance et un réseau qualifié. Les parents présents sur notre communauté ont entre 26 et 38ans; quant à nos babysittors ils ont entre 18 et 25ans. Je dirai donc que notre cible va de l’étudiant qui cherche à payer ses études en passant par le jeune actif qui souhaite compléter ses revenus, jusqu’aux jeunes parents désireux de faire garder leurs enfants en toute confiance pour leur permettre de garder leur vie sociale active.

Quels sont les retours que tu reçois de la part des utilisateurs ? As-tu des anecdotes à nous raconter ?
J’en reçois un grand nombre tous les jours. Ils sont très positifs (OUF!), Baby Sittor a (selon leurs dires) sauvé leurs vies sociales ! Je trouve ça complètement fou et à la fois génial !
Après j’ai beaucoup de retours des membres qui me suggèrent des améliorations en fonction de leurs expériences au sein de la communauté, c’est génial d’avoir des retours spontanés, nous pouvons avancer intelligemment tout en répondant aux besoins de nos membres.
C’est grâce à tous ces retours que nous avons pu créer notre application sortie il y a deux semaines, nous l’avons fait à l’image de notre communauté en vérifiant qu’elle répondait à leurs critères.
Concernant les anecdotes, il y a de formidables histoires sur Baby Sittor !
Quelques unes que j’ai en tête :
- Une babysittor qui a trouvé un CDI en crèche grâce à une famille chez qui elle allait régulièrement en babysitting.
- Une babysittor (étudiante sage femme) qui a retrouvé en babysitting, les jumeaux qu’elle avait fait accoucher deux ans plus tôt.
- La maman d’Olivia qui a retrouvé une trentaine de doudous tortues venues de toute la France pour remplacer celui que sa fille avait perdu.
- Des voyages fabuleux à San Francisco, en Grèce, au Japon, à Ibiza...
- Des centaines d’études financées grâce aux babysitting réalisés.

Quel est ton modèle économique ?
Nous y réfléchissons encore ! Comme toute jeune start-up nous avons besoin de fonds pour développer notre activité, améliorer nos outils (application, site…) et ainsi offrir le meilleur à nos membres. Mais je pars du principe que pour les familles, sortir est déjà un coût, payer sa babysittor aussi. Nous allons très rapidement organiser des rencontres avec nos membres (parents & babysittors) pour discuter avec eux et voir de quelle manière ils envisageraient la chose. Nous avons des idées en tête mais ce n’est qu’avec leur consentement que nous réussirons à les garder au sein de la communauté.

Comment la sécurité est-elle assurée sur le groupe ?
C’est nous qui l’assurons. Nous veillons quotidiennement à ce que tout se passe bien dans la communauté.
Nous vérifions tous les jours les annonces et les commentaires, nous avons une partie importante de modération qui est indispensable à nos yeux. Et puis nous avons la chance d’avoir le système de parrainage à l’entrée qui permet également de minimiser les risques. Nous pouvons aujourd’hui, quand une personne rejoint la communauté, remonter grâce à son parrain, le parrain de son parrain (...), jusqu’à la source. Si un problème survient dans le groupe (plantage, mauvaise expérience) nous agissons en conséquence pour savoir ce qu’il s’est passé, si cela mérite une exclusion de la communauté ou non. Nous faisons en sorte de garder le réseau le plus fiable possible pour le bien être de tous nos membres.

Quels seraient tes conseils aux parents qui souhaitent passer une annonce : quels sont les critères de l’annonce idéale ?
Une annonce idéale, est une annonce qui attire l’oeil. Il faut qu’elle ait un maximum de détails pour éviter les mauvaises surprises, qu’elle soit humoristique; nous avons des membres assez doués pour cela qui mettent le paquet dans leurs annonces, c’est amusant et cela met une bonne ambiance.
Il faut surtout être le plus honnête et transparent possible; c’est ce qui fera qu’ils auront une bonne relation avec leurs futurs babysittors.

Le fait que tu sois une femme, jeune de surcroit, a-t-il été un handicap dans ce projet ?
Non, justement ! Je pense que le côté féminin dans ces services liés à l’enfance rassure beaucoup. De même le fait que je sois directement concernée par le problème de trouver des babysittings met à l’aise et ouvre plus facilement des portes. “Je sais ce que c’est et je vis la même chose que vous”. Ce qui m’amuse beaucoup c’est quand des babysittors qui ont mon âge m’appellent “Madame” et me vouvoient. Il y a une forme de respect (voulu ou pas) qui est visible face au travail qui a été fait, c’est assez touchant.

As-tu un exemple de femme qui a pu t’inspirer ou avoir valeur d’exemple ?
Ma petite maman chérie. Elle s’est tellement bien occupée de nous étant petits et nous a inculqué une certaine éducation, que c’est le schéma que j’ai voulu reprendre pour gérer ma communauté. Être comme une petite maman qui veille sur ses bébés et fait en sorte que toutes leurs expériences se passent bien, que les bobos soient soignés, que les larmes soient séchées, les bêtises corrigées; et faire de cette communauté une grande famille épanouie.

Quels sont tes projets pour le futur ?
Rendre la vie des familles et des babysittors toujours plus belle et éradiquer l’excuse  “Désolé, je ne peux pas venir, je n’ai pas trouvé de babysitter”.
Nous avons déjà franchi une belle étape avec la sortie de notre application mobile; que nous allons sans cesse améliorer grâce à notre communauté. Nous avons pleins de belles idées en tête pour les prochaines années, mais chaque chose en son temps. Chez Baby Sittor, quand on se lance dans quelque chose on le fait à fond et bien. Rendez-vous dans quelques années alors ! ;)

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mercredi 7 octobre 2015

Ma sélection de magazines pour enfants, non genrés et sans publicité!



Il n'est pas toujours simple de trouver des magazines pour enfants sans paillettes ni stéréotypes, j'en parlais récemment ici.

Quant à la publicité dans la presse enfantine, difficile d'y échapper également, qu'elle s'affiche sans complexe ou qu'elle se dissimule sous la forme d'un pseudo-reportage (en 2008, le journal "Le Petit Quotidien" chantait ainsi les louanges de McDonald's dans un numéro spécial)

Face à ce constat, je suis donc partie à la recherche de magazines pour enfants sans publicité et non genrés : voici le résultat de mon enquête et mon top 3 des journaux pour enfants indépendants:

1°) Le vilain petit canard


C'est pour qui? 
"Le Vilain Petit Canard est un journal qui s’adresse en priorité aux collégiens et collégiennes, voire aux enfants en CM2 qui aiment lire des trucs qui ne sont pas de leur âge.
Mais il est aussi vivement recommandé aux élèves de lycée, aux étudiant-es, et à tous les précaires, infirmiers et infirmières, spécialistes des langues touarègues, joueurs de foot retraités, boxeuses, petits rats de l’Opéra, cheminot-es , bibliothécaires, profs de dessin débutants"


De quoi ça parle?
J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce magazine destiné aux plus grands (à partir du CM2) "en sympathie avec les "pas comme il faut" les "zarbis", les "différents""d'après les mots de l'édito du premier numéro. Et effectivement, il ne ressemble à aucun autre journal pour enfants : mise en page un peu foutraque, humour décapant (les histoires grecques qui racontent des épisodes de la myhtologie sont à mourir de rire) et thématiques très larges : philosophie, politique, cuisine, danse, chanson, littérature, bande dessinée, histoires coconstruites avec le lecteur, poésie, mythologie, bricolages à faire soi-même... " Comme le lapin est dans le pâté, il y aura tout ça dans le canard" promet le site du journal. Dans le premier numéro, j'ai particulièrement apprécie le dossier "Egalité pour tutti" qui décrypte les insultes sexistes et propose des pistes pour un langage non-sexiste : je l'ai trouvé très pédagogique, clair et sans langue de bois. Aujourd'hui, le magazine est en cours de refonte, il n'est donc pas possible de s'abonner pour l'instant. En revanche il est toujours possible de passer commande au numéro sur le site.

Ca paraît quand?
Le magazine est bimestriel

On l'achète où?
Sur internet ici

Combien ça coûte?
Les 3 premiers numéros sont à 3€, le quatrième à 6€

2°) Cram Cram



C'est pour qui? 
"Aux enfants de 6 à 10 ans, principalement. Mais comme nous réalisons le magazine dans un esprit de lecture partagée, nous avons aussi un certain nombre de lecteurs adultes !"

De quoi ça parle?  
Le cram cram est une graminée du Sahel, qui s'aggripe aux lacets, au bas des pantalons, aux chaussettes. Il suit les pas des voyageurs : un nom tout indiqué pour ce joli magazine qui, tous les 2 mois, fait découvrir aux enfants un nouveau pays à travers de nombreuses rubriques :

- un reportage réalisé par une famille globetrotteuse dans un pays
- une grande histoire illustrée, à partir d'un conte traditionnel de ce pays
- un zoom sur l'animal emblématique du pays
-  une recette locale
-  un "do it yourself" sur un jouet rustique
- et de diverses petites rubriques (blagues, bricolage à partir de recyclage, etc)

Outre la grande richesse rédactionnelle, j'ai beaucoup apprécié les photos magnifiques qui font voyager à chaque page et les jolies illustrations. Un magazine sans publicité comme le revendique l'équipe éditoriale mais aussi "sans page "conso", sans revue de films Disney, sans histoire illustrée sur la vie d'un boys band, sans rubrique pseudo-technophile et sans portrait de pseudo-star ; contrairement à la majorité des éditions jeunesse actuelles. On est indépendant de tous ces groupes qui ont trop d'intérêts pour être honnêtes."Vivifiant.

Ca paraît quand?
Le magazine est bimestriel

On l'achète où?
Le magazine est distribué dans tous les bons magasins bio français, au sein du kiosque éco-citoyen mais aussi sur internet 

Combien ça coûte?
L'abonnement annuel est à 35€, le numéro est à 5,90€


3°) Georges



C'est pour qui? 
"Georges est une revue alternative trimestrielle créée par les Éditions Grains de Sel, pour les enfants ni trop petits ni trop grands (dès 7-8 ans et jusqu’à 12 ans). Mais aussi pour les plus grands qui s’intéressent au graphisme et à l’illustration"

De quoi ça parle?  
En feuilletant Georges, j'ai été frappée par l'attention portée au rendu visuel. Le graphisme épuré et travaillé, la qualité du papier et de l'impression, le choix des illustrations tranchent radicalement avec les mises en pages souvent criardes des magazines pour enfants. Côté contenu, chaque numéro, découpé en 3 parties, tourne autour d'une thématique commune (palmiers, shampooing ou pop par exemple), déclinée au fil des pages comme un fil rouge :

Partie 1 – des HISTOIRES vraies, courtes, longues ou à l’envers.

Partie 2 – des JEUX à colorier, calculer ou déchiffrer autour du thème du numéro.

Partie 3 – des RUBRIQUES-À-BRAC pour découvrir des métiers, langues étrangères, scènes de films ou expériences scientifiques, mais de façon toujours farfelue !

Ca paraît quand?
Le magazine est trimestriel

On l'achète où?
En librairie et sur internet 

Combien ça coûte?
L'abonnement annuel est à 38€, le numéro est à 9,90€

vendredi 31 juillet 2015

Récapitulatif des sorties pour enfants à Paris - Juillet 2015


Petit retour sur un mois de juillet bien rempli en dépit de la chaleur et du traditionnel ralentissement des activités proposés aux enfants durant les vacances.

Ce mois-ci, nous avons testé* :

- La fête foraine des Tuileries

 

Située à 2 pas du Louvre, cette fête foraine ravira les nostalgiques de barbe à papa et de trains fantômes.

Plus d'une soixante d'attractions sont proposées pour petits et grands : manèges, trampoline, autos tamponneuses, jeux d'adresse, grande roue...

Seul hic : les prix, qui sont loin d'être abordables (la moins chère des attractions commence à 2,50€ et le prix moyen se situe entre 4 et 5€). Autant dire qu'à 2 enfants, le budget flambe très vite.

J'avais donc prévenu mes enfants à l'avance : je fixerai une somme pour eux 2 que je ne dépasserai pas. Cela a ainsi évité les désillusions et les pleurs au moment du départ.

Pour en savoir plus

- Le parc André Citroën 


Nous avons profité d'un jour de forte chaleur pour nous rafraichir à l'ombre des bambous du très joli Parc André Citroën à l'occasion d'un pique-nique. Puis, les enfants ont enfilé leurs maillots de bain et ont passé l'après-midi sous les jets d'eau bienfaisants du jardin.

Pour en savoir plus

- Le jardin du Luxembourg 


Ce recoin peu connu du jardin nous a aidés à supporter la canicule du mois de juillet : cachées derrière les terrains de tennis, 2 petites pataugeoires peu profondes permettent aux enfants de faire trempette avant de jouer dans le bac à sable attenant.

Après cette baignade, nous avons rejoint le grand bassin où, pour 3,50€, il est possible de louer des petits bateaux en bois à pousser à l'aide de bâtons. Une activité à priorité désuète et qui pourtant plait énormément aux enfants, loin devant les consoles, tablettes et autres écrans!



 

Pour en savoir plus 

- Exposition Harry Potter - Cité du Cinéma

Une expo incontournable pour mon fils, fan de la première heure. Pour lui faire plaisir, j'ai donc bravé la foule (une demi-heure de queue en dépit d'un billet coupe-file), le prix exorbitant de l'entrée (22€ par adulte, 17€ par enfant) et l'assommant matraquage marketing.





Les plus de l'exposition : de très belles pièces qui nous plongent immédiatement dans l'univers du film et une organisation au cordeau qui évite la cohue (seul un nombre limité de personnes est autorisé à rentrer dans la salle).

En revanche, j'ai regretté le manque d'interactivité de l'exposition : la plupart des pièces sont sous verre et aucune information ou anecdote n'est délivrée au visiteur (casting, lieux de tournage, effets spéciaux...). De plus, elle se fait assez rapidement (une demi-heure dans notre cas, en essayant de prendre notre temps), ce qui est assez décevant au regard du prix de l'entrée. J'ai également regretté les tarifs exorbitants des articles proposés en boutique : le seul souvenir que nous avons pu rapporter a été un paquet de bonbons à 5,50€ (45€ la baguette ou 40€ le sweat-shirt pour vous donner un ordre de prix).

Pour en savoir plus

-"Ca c'est d'la magie" à "L'antre magique"


Mes enfants adorent les spectacles de magie (j'en avais déjà parlé ici) et je crois que nous avons dû voir les 3/4 de ce qui se joue à Paris dans ce domaine. Via Billetréduc, j'ai néanmoins réussi à trouver des places à 6€ pour un spectacle auquel nous n'avions pas encore assisté : "Ca c'est d'la magie" par Christian Gambin. 1ère bonne surprise, nous découvrons en pénétrant dans ce petit théâtre de 50 places que la salle est climatisée. Cela a compensé la petite déception qui a suivi: alors que sur le site, il était indiqué que Christian Gambin, fondateur du théâtre et premier prix de magie, assurait le spectacle, nous découvrons qu'il s'agit en réalité d'un remplaçant. Après des débuts un peu laborieux (bafouillage et chute multiple d'objets), le magicien a ensuite noué un très bon contact avec les enfants qu'il a fait monter tour à tour sur scène. Après des tours plutôts simples mais néanmoins amusants, il a ensuite remis à chacun des enfants un ballon sculpté en forme de chien. Globalement un bon moment donc.

Pour en savoir plus

- Atelier pour enfants "Beauté Congo" à la fondation Cartier 


En 2013, mon fils avait participé à l'atelier " Fascinants pantins" dans le cadre de l'exposition Ron Mueck (j'en avais parlé ici). Il avait énormément apprécié cet atelier au cours duquel il avait réalisé un pantin articulé en terre glaise. Cette fois-ci, sa soeur, désormais âgée de 7 ans, a pu l'accompagner pour l'atelier "Vestons de sapeur". Après une visite de l'exposition "Beauté Congo" les enfants ont pu confectionner de véritables vestons de sapeur bariolés!




L'atelier durant 2 heures, j'ai pu ainsi visiter en toute tranquillité cette magnifique exposition que je vous recommande chaudement.




Pour en savoir plus

- Les stages d'été de la petite Rockette



La petite Rockette est une ressourcerie mais aussi une association qui propose des activités  citoyennes, solidaires et respectueuses du voisinage.

Mes enfants ont ainsi testé un cours de théâtre et ont beaucoup apprécié cette expérience.

L'association propose également des stages durant l'été (anglais, bande dessinée, tricot, cuisine) soit gratuits, soit à prix libres soit à des tarifs très compétitifs.

Le lieu, très convivial, regroupe également un café et une boutique solidaire.

Pour en savoir plus 


*Je précise à toutes fins utiles que toutes ces activités ont été payées de ma poche