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mercredi 3 février 2021

Laissez-moi, j'suis dans ma zone (de confort)


Je croyais qu’on lui avait définitivement réglé son sort à la businesswoman à talons qui secouait ses cheveux en réunion, menait ses équipes d’une main de fer puis courait chez la nounou récupérer ses marmots, avant d’enchaîner avec la préparation d’un dîner digne de Topchef et d’accueillir son mari en nuisette. 

Je la pensais ringardisée, comme toutes ces vieilles pubs de L’Oréal fleurant bon l’injonction à être parfaite, tout le temps, partout, sans rien lâcher et avec le sourire en plus.

Mais cette pression de la perfection est ingénieuse : on la chasse par la porte et elle revient par la fenêtre. Sous des visages différents.

"Les Occidentaux n’ont pas besoin de payer une police pour forcer les femmes à obéir" écrivait Ftame Mernissi, "il leur suffit de faire circuler les images pour que les femmes s’esquintent à leur ressembler". .

La perfection c'est cette instagrameuse à l’intérieur parfait, entourée de ses bambins habillés comme des gravures de mode.

La perfection c'est cette prof de fitness, qui, tout juste accouchée, affiche des abdos parfaits et vous demande « What’s your excuse ? »

La perfection c'est cette journaliste qui fait défiler à son micro des femmes puissantes qui, au lieu d’être des inspiratrices, nous renvoient parfois à notre propre faiblesse et vacuité.

La perfection c'est cette coach qui nous incite à nous réveiller et à sortir de notre zone de confort.

Dans mon milieu professionnel, cette notion c’est un peu la tarte à la crème du développement personnel. Je ne compte plus les jours où je vois passer ce genre de schémas caricaturaux


.

En bilans de compétences, nombreuses sont les femmes que j’accompagne qui culpabilisent de ne pas suffisamment sortir de leur zone de confort sans parfois trop savoir ce qu’il y a derrière cette notion.

Comme l’explique très bien cet article, il faut faire la différence entre zone de confort et zone de routine. On peut être très bien dans sa zone de confort, surtout en ces temps incertains, sans avoir à se botter les fesses pour en sortir à tout prix ni être considérée comme une trouillarde ou une glandeuse.

Ce qui se cache derrière cette zone de confort c’est que nous serions tous maître de nos destins et qu’avec un peu de culot et d’énergie on pourrait tous devenir de futurs Steve Jobs. Ou que la prise de risque serait forcément la clé du bonheur et que le confort serait forcément de l’ennui.

 « What’s your excuse ? ».

Cette petite musique  de l’agilité et de la résilience (d’ailleurs on ne dit plus « J’ai déposé le bilan 3 fois » mais « Je suis un serial entrepreneur ») nous fait doucement glisser vers une responsabilisation individuelle du bonheur. Comme s’il était donné à tout le monde de tout plaquer pour aller élever des chèvres dans le Larzac (la reconversion comme clé du bonheur, encore un mythe qui a la peau dure).

Ces mots permettent aussi de faire mieux passer la violence du monde du travail où le télétravail imposé est vendu comme une façon de faire preuve d’agilité, où le burn-out devient une formidable occasion d’être résilient. Et où des carrières forcément morcelées seraient une incroyable occasion pour rebondir.

Ah la la la vie en rose

Il faut voir comme on nous parle

Comme on nous parle...

mardi 16 avril 2019

Concours : un exemplaire de "Culpafuck" d'Olivia Moore à gagner!

Il y a 6 ans (oups, que le temps passe!) je vous parlais ici du one-woman show d'Olivia Moore "Mère indigne".

J'avais beaucoup apprécié à l'époque son humour décomplexé au sujet de la maternité, du couple et des familles recomposées.

Aujourd'hui, je suis ravie de retrouver Olivia et sa plume libératrice dans son "manifeste anti-culpabilité pour se sentir moins merdique : Culpafuck!".

En 140 pages, ce véritable manuel d'auto-défense nous donne tous les outils pour envoyer valser cette satanée culpabilité! Au travail, en famille ou devant la glace, vous serez enfin armée pour vous débarrasser de cette fichue "morsure de la conscience" (c'est bien dit mais ce n'est pas de moi mais de Herant Katchadourian!).

Je vous propose aujourd'hui de vous faire gagner un exemplaire de "Culpafuck!".

Dans les commentaires, indiquez-moi quel est votre remède à la culpabilité.

Le jeudi 25 avril, je tirerai au sort un.e gagnant.e.

Aucune obligation, mais si vous souhaitez vous abonner à la page Facebook d'Olivia pour suivre son actualité, c'est par ici!

Et si vous n'êtes pas l'heureux.se gagnant.e, vous pourrez commander le livre sur le site "Les libraires.fr" (oui parce que c'est important de faire travailler les libraires!).

Bonne chance!


jeudi 18 octobre 2018

Anniversaire : idées pour organiser une soirée pyjama



 Qu'il parait loin le temps des anniversaires princesses Disney, Teletubbies ou Hello Kitty!

A 10 ans, on est déjà une pré-ado et on a davantage envie d'un karaoké débridé que d'une partie de pêche à la ligne!

Cette année je me suis donc un peu creusé la tête pour organiser l'anniversaire de ma fille, d'autant que la barre est haute dans son école (journée au jardin d'Acclimatation ou dans un poney club par exemple).

Comme je n'ai pas un budget à rallonge, j'ai décidé de tout organiser moi-même (cette fois, pas de pinata licorne comme l'année dernière!).

Au programme, soirée pyjama!

Pour chaque petite invitée, j'avais préparé des petits goodies autour du thème tropical (d'actualité par rapport aux températures!). J'ai fabriqué un tote bag personnalisé (10€ les 10 tote bags vierges sur Amazon, pas de la super qualité mais ça fait le job).

J'ai imprimé le prénom de chacune ainsi qu'un motif flamant rose trouvé sur internet sur du papier transfert qui m'avait été offert avec l'imprimante. Un coup de fer à repasser et hop c'est plié!



Dans chaque sac, j'ai rangé:

- Un pyjama motif ananas (4,50€ chez Auchan)

- Une trousse de toilette flamant rose incluant une brosse à dent et un mini dentifrice (3 € les 2 dans un bazar genre tout à 1€ sauf le mini dentifrice acheté dans une pharmacie, merci Isabelle pour l'idée)

- Ma mère a rajouté une brosse pliante, un élastique et un cube de bain achetés chez Monop

- Un porte-verre gonflable ananas (1€ dans le bazar où j'ai acheté la trousse et les brosses à dent).




Côté activités, j'avais prévu:

- La fabrication d'un pendentif donuts en pâte Fimo : comme j'ai à peu près 2 mains gauches et des souvenirs douloureux d'EMT, j'ai demandé conseil aux super vendeuses de "La petite épicerie" (je vous les recommande vivement, elles sont patientes et très pros). Je n'avais aucun matériel donc j'ai dû tout acheter : les chaînes, les fermoirs à monter, la pâte fimo, la pince pour couper les chaînes etc...J'ai eu un peu peur de l'addition finale mais je n'en ai eu que pour 24€ donc un peu plus de 3€ par enfant. Honnêtement c'est très raisonnable surtout qu'on voit que ce genre d'atelier tourne autour d'une vingtaine d'euros par enfant en général. Pour m'aider, j'ai suivi ce tuto et j'avoue que je suis assez fière du résultat! Les filles se sont vraiment amusées à le faire et chacune est repartie avec son collier autour du cou!


- Un karaoké : quelques jours avant l'anniversaire, ma fille et moi avions préparé une playlist sur Deezer avec les grands classiques pour ados : Maitre Gims, Léane, Tal ...Nous avions fait bien attention de ne choisir que des chansons avec paroles. Ma fille avait préparé 2 chapeaux : l'un avec les prénoms, l'autre avec les noms des chanteurs! Cette activité a eu beaucoup de succès et il a presque fallu leur arracher le micro des mains pour venir dîner!

- Une pizza party : "Moi j'aime pas le fromage" "Pas de thon pour moi" "Pas de sauce tomate svp, comme je connais la difficulté de trouver un plat qui fasse l'unanimité, j'ai acheté des pâtes à pizza carrées et ai préparé des bols avec tous les ingrédients (thon, jambon de dinde, fromage de chèvre, cheddar, mozzarella, olives etc...). Après avoir coupé la pâte en 4 carrés, chacune a pu confectionner la pizza selon ses goûts.

- Un jeu de société "Pyjama party" : en plus des traditionnels "Action/vérité" et "Instant mode", j'ai apprécié de trouver d'autres thèmes tels que "Femmes célèbres", "Mon avenir" (illustré par une astronaute!) ou "Héroïnes de fiction". Je n'ai pas eu le droit de rester pendant l'activité mais à entendre les cris et les rires, je pense que ce jeu leur a plu!



 - Une fois en pyjama, elles ont toutes visionné "La famille Bélier" avec un gros pot de pop-corn.Puis chacune a sorti son sac de couchage et elles ont toutes (plus ou moins) dormi en rang d'oignon.

Je pense que la nuit a été courte vues leurs cernes le lendemain matin mais le plus important a été qu'elles repartent toutes avec des étoiles plein les yeux (et des flamants roses plein la tête!).








jeudi 27 septembre 2018

Le problème avec le corps des filles


Il y a quelques jours, j’ai vu passer ce tweet émanant d’une conseillère principale d’éducation:

Forcément, ça m’a fait réagir :


Ces « gros gros débats » au sein de l’équipe éducative pour savoir si un rouge à lèvre liquide mat pose problème sont loin d’être anecdotiques.

Ce tweet n’est qu’un exemple parmi tant d’autres tant les injonctions et les jugements à l’encontre de leur physique et de leur tenue semblent être devenus monnaie courante de manière totalement décomplexée.

Dernier exemple en date, celui de cette collégienne partie à l'école en short et qui s'est vue reprocher par la CPE sa tenue "incorrecte". Elle lui a alors fait enfiler un jean sale.  Il y a quelques jours, la nouvelle proviseure d’un lycée du sud de la France a décidé d’interdire purement et simplement le port du short aux filles. "Selon la proviseure, les filles doivent s’habiller de façon "décente", c’est-à-dire avec des pantalons, afin que les garçons ne soient pas dérangés dans leur apprentissage scolaire. Nous devons donc, pour le bien des garçons, nous couvrir afin qu’ils puissent étudier tranquillement. ". Grâce à la mobilisation des élèves, la proviseure est finalement revenue sur sa décision.

Cette police du vêtement ne se limite pas au collège ou au lycée malheureusement.En 2016, un centre de loisirs a demandé à des parents de mettre "un short sous la jupe" de leur fille de 4 ans pour éviter "des situations complexes à gérer" et "des comportements déplacés". L’année dernière, ma fille, à l’époque en CM1, m’avait fait état de discussions entre maîtresses de l’école pour savoir s’il fallait interdire short et débardeurs aux petites filles au motif qu’"elles auraient bien le temps de s’habiller plus tard comme elles le veulent".

Paradoxalement, alors que la parole des femmes s’est récemment libérée et qu’elles sont enfin écoutées, la liberté d’action des filles et des jeunes filles, elle, semble se réduire. Dans une indifférence quasi-générale, leurs tenues sont contrôlées, leurs jupes et leurs shorts mesurés au nom de la décence et de la tranquillité des garçons.

Mais ce contrôle sur leurs corps ne s’arrête pas là.

Ce seraient les parents eux-mêmes qui exercerait une pression plus ou moins inconsciente sur le corps de leurs filles comme l’explique cet article d’Arièle Bonte sur le site "RTL Girls".

La journaliste évoque ainsi l’ouvrage du scientifique Seth Stephens-Davidowitz "Tout le monde ment... (et vous aussi !) Internet et le Big Data : ce que nos recherches Google disent vraiment de nous", paru en mai 2018 : "peu de parents iraient affirmer qu'ils ou elles sont conscientes d'élever leurs garçons et leurs filles de façon inégale. Pourtant, selon les données collectées par Seth Stephens-Davidowitz et publiées en 2014 dans un essai dans le New York Times, la question "mon fils est-il surdoué" est posée à Google deux fois plus que son pendant féminin (aux États-Unis). Au contraire, "ma fille est-elle en surpoids" obtient deux fois plus de recherche que "mon fils est-il en surpoids".

Dans la vraie vie pourtant, peut-on lire dans le livre, les garçons sont majoritairement en surpoids, aux États-Unis, par rapport aux filles tandis que les filles ont majoritairement plus de chance d'intégrer un programme spécialisé pour enfants surdoués. Un bel exemple des rôles que l'on assigne aux hommes et aux femmes dès le plus jeune et qui n'appartiennent pas qu'aux États-Unis. ".

Cette pression sur les corps des petites filles n’est pas passée inaperçue auprès des marques d’hygiène qui ont su flairer la manne financière qui pourrait en découler. Le site France Info cite ainsi un numéro de Causette épinglant un nouveau produit de la marque Lactacyd, commercialisé sous le nom de "Maman et moi" : "Le groupe, spécialisé dans les soins d’hygiène intime pour femmes, propose un pack contenant deux lotions lavantes pour la vulve : l’une pour la mère, l’autre pour la fille, pour "un usage quotidien dès 3 ans". Lactacyd n’est d’ailleurs pas la seule marque à exploiter ce filon : Hydralin, Saforelle ou Saugella proposent des produits similaires, avec le même type de packaging rose bonbon. Pourtant, chez les petites filles, les indications pour utiliser des soins d’hygiène intime spécifique sont rares, indique la Dre Phryné Coutant-Foulc, dermatologue spécialisée dans les pathologies de la vulve. "Ce sont des produits purement marketing : on cible une zone qui n’a pas lieu d’être ciblée", explique-t-elle. ".

Un "marketing de la honte" appliquée aux plus jeunes (j’en parlais déjà en 2012 sur Slate) : « Pendant qu’elles perdent un temps et une énergie folle à s’occuper de leurs corps, les femmes ne s’occupent pas du reste. Comme l’explique Mona Chollet dans son brillant essai Beauté fatale:

"La dévalorisation systématique de leur physique que l’on encourage chez les femmes, l’anxiété et l’insatisfaction permanente au sujet de leur corps, leur soumission à des normes toujours plus strictes et donc inatteignables sont typiques de ce que l’essayiste américaine Susan Faludi a identifié en 1991 comme le backlash: le "retour de bâton", qui, dans les années 1980 a suivi l’ébranlement provoqué à la fin de l’année 1960 par la "deuxième vague de féminisme". Le corps, a permis de rattraper par les bretelles celles qui, autrement, ayant conquis –du moins en théorie– la maîtrise de leur fécondité et l’indépendance économique, auraient pu se croire tout permis. "

Aujourd’hui, ce sont nos filles qui sont victimes de ce retour de bâton. Ne les laissons pas seules.





 

lundi 9 octobre 2017

Comment fabriquer une piñata licorne #DIY


Après des années à devoir organiser des anniversaires sur le thème des princesses, Teletubbies et autres Hello Kitty, ma fille a grandi et a ENFIN choisi un thème qui me parle bien plus : les licornes!

Celles et ceux qui me connaissent bien (notamment mes ex-collègues du ministère) sont au courant de ma passion pour cet animal fantastique! De la coque de téléphone en passant par le mug, mon bureau est en effet envahi par cet équidé à corne!

Cette année, j'avais envie de m'attaquer à des activités manuelles ce qui constitue un véritable défi pour moi quand on connait mes capacités très limitées en la matière! J'ai en effet des souvenirs extrêmement  douloureux des cours d'EMT (éducation manuelle et technique pour les moins de 30 ans qui me lisent) : mes réalisations étaient à l'époque montrées à la classe entière comme l'exemple type de ce qu'il ne fallait pas faire! J'avais donc une revanche à prendre sur la vie!

Si vous hésitez à vous lancer, faites-moi confiance: si j'y arrive, tout le monde peut le faire!
Voici toutes les explications pour réussir un anniversaire licorne!

Piñata licorne


Quand je me suis lancée dans la fabrication de la piñata licorne, je n'y croyais vraiment pas! J'avais d'ailleurs regardé en parallèle les prix des articles tout faits sur internet car j'étais persuadée de devoir faire appel à un plan B pour rattraper mon massacre! Pourtant avec du temps (4h quand même) et de la motivation, on arrive à un résultat qui vaut vraiment la peine.

Pour éviter d'avoir des blessés sur la conscience, j'ai choisi un modèle avec trappe, plutôt que celui où l'on doit taper dessus au moyen d'une batte! Ca augmente un peu la difficulté (il faut que la trappe arrive à s'ouvrir en tirant dessus tout en ne s'ouvrant pas trop vite) mais ça permet de garder la piñata en souvenir ensuite. Ce qui est important au regard du temps et de l’énergie investis :-)


Matériel:
Un grand carton d'emballage (pour moi, récupéré dans un supermarché)
Un pistolet à colle (j'en ai trouvé un à 5€ chez Cultura, sinon du gros scotch fera l'affaire)
Du papier crépon
Du papier aluminium
Une feuille de calque
Une feuille cartonnée type Canson
De la ficelle pour paquets cadeaux
Des petits jouets pour remplir la piñata

Sur le carton, dessiner la forme d'un cheval


 Décalquer cette forme sur l'autre partie du carton





Découper les 2 silhouettes de cheval

Découper des bandes dans le carton restant d'environ 7 cms (ou plus selon l'épaisseur souhaitée). Elles serviront à faire l'épaisseur de la licorne.


Afin de pouvoir les travailler plus facilement (elles devront faire le contour de la licorne), les enrouler sur elles-mêmes afin de casser les cannelures.

Coller les bandes de carton sur les pourtour de la première forme de licorne en suivant les contours (au moyen d'un pistolet à colle ou avec du gros scotch). Faire 2 trous pour y faire passer la corde qui servira à suspendre la piñata.

Coller ensuite la deuxième forme de licorne. Découper une trappe dans le fond de la licorne pour pouvoir la remplir. C'est de là que tomberont les jouets.

Superposer plusieurs épaisseur de papier crépon puis découper des bandes d'environ 5 cms. Découper ensuite des franges de manière régulière.

Dérouler la grande bande de papier ainsi obtenue et en recouvrir la licorne en collant les bandes tout autour. Renouveler l'opération jusqu'à ce qu'elle soit entièrement recouverte.


Dessiner les yeux dans une feuille de papier cartonné, les découper et les coller. Faire un cornet dans la feuille de papier cartonné puis le recouvrir de papier argenté. Le coller sur le sommet de la tête de la licorne. Superposer plusieurs couches de papier crépon puis y découper des franges pour faire la queue et la crinière. Les coller au niveau del'arrière-train et de la tête de la licorne.

Remplir la licorne.

Pour ma part, je l'ai remplie avec des bonbons, des balles rebondissantes, des bracelets, des confettis et des tatouages licorne.

Faire un trou dans la trappe et y insérer la seule ficelle qui ouvrira réellement la trappe. J'ai rajouté une perle à l'intérieur de la trappe pour consolider la ficelle.


Refermer la trappe au moyen d'un petit morceau de scotch (attention à ne pas la scotcher trop fortement sinon elle ne s'ouvrira pas.) Scotcher sur l’extérieur des ficelles (au moins une par enfant), qui n'ouvriront pas la trappe.

 Et voilà!



dimanche 15 janvier 2017

"Sois belle, mince et tais-toi": quand les marques de vêtements complexent les petites filles




En mai dernier, je m’insurgeais contre les marques de vêtements pour filles systématiquement sous-taillées, alertée par ma fille qui se plaignait des pantalons qui lui cisaillaient le ventre ou dans lesquels elle avait du mal à passer les jambes. Sans parler des t-shirts qui lui remontaient au-dessus du ventre. Un problème que je n’ai pas rencontré pour mon fils de 11 ans.

Quand elle m’a demandé si je la trouvais grosse et qu’elle a demandé à se peser, j’ai commencé à tiquer.

Pourtant ma fille est plutôt mince, elle a juste un petit ventre. Enfin, je devrais dire plutôt : elle a un ventre. Elle est également pourvue des cuisses et non pas de tiges longilignes. Des éléments anatomiques dont les fabricants de vêtements pour filles semblent totalement faire abstraction. En croisant il y a quelques mois une mère dans un magasin de vêtements aussi dépitée que moi devant les rayons, j’ai brièvement échangé avec celle-ci. Elle aussi déplorait l’impossibilité de trouver un pantalon autre que slim. Et me confiait devoir prendre systématiquement une taille au-dessus pour que sa fille puisse respirer et ne pas avoir le nombril à l’air.

L’injonction à la minceur n’attend donc pas le nombre des années. Les stéréotypes sexistes non plus.

Lors d’une séance de shopping chez C&A avec ma fille hier, je suis tombée en arrêt devant ce t-shirt au rayon fille (j’ai cherché, nul équivalent au rayon garçon).


Le message «  Trop jolie pour faire mes devoirs » cumule stéréotype sexiste et faute grammaticale (le « much » est justement too much).

En 2011 et 2015, des marques américaines avaient fait le bad buzz avec des t-shirts imprimés "Too pretty to do homework". 


Et ce genre d’horreur sexistes est loin d’être une première : en 2011, on se souvient de l’épisode des bodys Petit Bateau, puis les t-shirts « Plus tard, j’en aurai une grosse comme papa/Une paire comme maman », sans oublier les bavoirs « "Reine du shopping" pour elle et "Champion du Monde"  pour lui ».

Et il ne faut pas compter sur le monde des super-héros pour relever le niveau, alors même que ces personnages ont justement vocation à devenir des modèles pour les enfants.

En 2014, la célèbre maison d'édition américaine de bandes dessinées DC Comics a ainsi crée la polémique aux Etats-Unis en lançant 2 t-shirt genrés.




Sur la version pour garçons on pouvait y lire : « Je m’entraîne pour être Batman ».

Sur la version filles : « Je m’entraîne pour être la femme de Batman ».

Et puisqu’il n’est jamais trop tôt pour être victime de stéréotypes, DC Comics a également rhabillé les bébés avec des bodys dans la même veine sexiste.




Version garçon : « Futur « Man of steel » (homme d’acier, du nom d’un super-héros) »

Version fille : « Je sors uniquement avec des super-héros »

En Espagne, des bodys du même genre ont fleuri dans les rayons de supermarché.




Version garçon : « Intelligent comme papa »

Version fille : « Belle comme maman ».

Voilà comment rhabiller nos filles pour l’hiver. L’égalité fille/garçon s’est décidément pris une bien belle veste.

samedi 28 mai 2016

Fête des mères ou fête des bonniches?



Seulement 2 mois après la journée des droits des femmes et son festival d'événements sexistes, voici qu'arrive déjà la fête des mères qui n'est pas non plus en reste question clichés.

Petite sélection du meilleur du pire de la cuvée 2016.

Bienvenue dans les années 50, pour encore beaucoup de marques fête des mères = fêtes des bonniches 
Sinon chez Leclerc ils sont dans les starting-blocks pour la fête des mères...#cuisine #ménage poke @Dauvers70 pic.twitter.com/EvuTtkPyJs


Fatiguée de passer l'aspirateur? Demander à votre moitié de s'y mettre! Ah non, je suis bête, changez d'aspirateur!
  

Après le ménage, la cuisine : on nous prend vraiment pour des quiches, la preuve en image!


 Et surtout, sois belle et tais-toi!
D'autres règlent leur compte à la publicité Marionnaud:


Quoi de plus attendrissant que des couches qui envoient des messages d'amour aux mamans quand elles sont remplies? On en viendrait presque à regretter le collier de pâtes...




Sinon, on peut conseiller aux marques d'aller jeter un coup à ces infographies : "Fête des mères : plutôt que m'offrir un fer, partageons les tâches ménagères" et "Tâches ménagères : passons aux actes!"