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mardi 15 décembre 2015

Interview fromage et féminisme : Ariane Grumbach


Parce que le fromage c’est la vie.
Parce que les féministes ont de l’humour.
Parce que militantisme et fromage ne sont pas incompatibles.
Parce qu’il n’y a pas un féminisme mais des féministes.

J’ai crée cette série d’interviews décalées « Fromage et féminisme » #FF.

Aujourd’hui c’est Ariane Grumbach qui répond à mes questions.

NB : Cette série d'interviews a été menée au mois d'octobre donc bien avant la série d'attentats du 13 novembre 

Bonjour Ariane, peux-tu te présenter en quelques mots : es-tu plutôt coulante comme un brie de Melun ou forte comme un Munster ?

Ni l’un ni l’autre. Plutôt un excellent camembert, parfait équilibre d’une onctueuse douceur et d’un brin de fermeté un peu carrée…

D’après toi, le féminisme on en fait tout un fromage ?

Un fromage ce n’est pas assez, on devrait même plutôt en faire tout un immense plateau de 365 fromages (cf ce que disait De Gaulle…) pour s’en occuper chaque jour de l’année 

La dernière actualité (pub sexiste, bad buzz, déclaration de people…) qui sent le roquefort ?

Désolée, je suis très peu les actus et donc tout cela m’échappe largement sauf ce que tu mets en exergue toi-même car je te lis assidûment et je trouve que tu n’exagères jamais dans tes emportements (et ce n’est de la basse flatterie !)

Comment couper le fromage de façon féministe (et donc égalitaire) ?

Je suis ô combien pour l’égalité mais dans le domaine alimentaire, je préfère parler d’équité et donc couper le fromage de façon féministe, ce serait que chacun/e en mange selon son appétit et pas forcément une femme autant qu’un homme…

Ton plateau de fromage idéal ? Avec qui aimerais-tu le partager ?

Mon credo en toutes choses est la DIVERSITE ! Donc ce sera un plateau joliment présenté de fromages (au moins 3 et possiblement bien davantage,  de styles, de textures, d’origines différents, par exemple un de vache, un de chèvre, un de brebis pour ne faire pas de jaloux) de saison (car, oui, il y a aussi des saisons pour le fromage !). Je le partagerai avec toute personne gourmande, curieuse et n’ayant pas la moindre arrière-pensée de peur calorique derrière la tête…

Le one pot pasta a créé la polémique : et toi, c’est quoi ta recette de la honte avec du fromage ?

Je n’ai honte de rien de ce que je mange mais tu me rappelles que dans une de mes années étudiantes, une base de mon alimentation fut le couple crousti-moelleux Krisprolls-Caprice des Dieux (euh, on peut citer des marques ?). Je devrais re-goûter pour voir…

Comme moi, tu fais partie de la team #vieilletwitta : qu’est ce qui te fait sentir parfois comme une vieille croûte, sur Twitter ou ailleurs ?

D’abord je n’ai rien contre les vieilles croûtes, surtout celles d’un bon parmesan qui parfumeront plaisamment une soupe (ne gaspillons rien !). Ensuite, je ne me sens pas du tout vieille croûte sur twitter ni ailleurs d’ailleurs : mon âge mental est très très en deçà de mon âge réel…  sauf quand on parle de tout un tas de people qui me sont totalement inconnus… (mais je ne rate rien, je crois…)

Pour toi le féminisme c’est plutôt à -0% de matière grasse comme le Bridelight ou à plus de 35% comme le Brillat Savarin?

Beuuuurk le Bridelight et tous les insipides fromages à 0% qui ne méritent même pas ce qualificatif… Mon rêve féministe serait que toutes les femmes se régalent de vrais fromages et ne laissent pas cela aux hommes parce que j’aurais réussi à les convaincre que le fromage ne fait pas grossir, hantise beaucoup trop répandue, et que le gras, c’est bon !

Es-tu favorable à une AOC pour le féminisme ?

Aie aie aie, surtout pas, rien qui risque de le figer, le contraindre, l’empêcher d’évoluer, de le contraindre : le féminisme doit être terre de liberté, non rigide, non dogmatique.

Si on devait remplacer « Belle des champs » par une femme que tu admires, qui serait-elle ?

J’ai pensé à la blogueuse-journaliste Caroline Franc Desage : elle est blonde et se ferait sans problème de jolies nattes , elle adorerait sûrement se retrouver en salopette confortable, tenue fantasmagorique pour elle, et gambader à travers champs, d’autant qu’elle vient de se mettre à la course à pied ;-)

Merci à Ariane pour cette interview!

Tu es féministe, tu aimes le fromage et tu souhaites être interviewée ? (tu as le droit de répondre même si tu le détestes, le fromage, pas le féminisme). Ecris-moi un petit mail à sophiegourion(at)hotmail.fr et je t’enverrai les questions !