> Les jeux d'écriture reprennent!

jeudi 13 décembre 2012

Les jeux d'écriture reprennent!


Beaucoup d'entre vous m'ont fait part de leur enthousiasme au sujet des jeux d'écriture que j'avais mis en ligne ici.

J'ai donc décidé de les continuer en ouvrant un blog collaboratif avec les anciens élèves de mon cours au CFPJ. Je les partagerai avec vous en les postant ici également.

Voici le jeu actuellement en cours, inventé par mes soins : n'hésitez pas à participer en postant vos textes dans les commentaires! Bon jeu à tous!

Consigne:

1°) Choisir le premier mot qui vous passe par la tête commençant par l'initiale de votre prénom.
Ex : Annie -> A -> Arbre
2°) Trouver 10 mots qui se rattachent au champ lexical de ce mot (ex: feuille, tronc, racine, écorce...)
3°) Inventer un texte qui reprenne ces 10 mots au sein d'une histoire (n'ayant pas forcément de rapport avec ces mots).
Ex : "je suis dure de la feuille" "j'ai toujours eu du mal à planter mes racines" etc.

Ma participation : 

Ma liste de 10 mots : Scie- marteau - plomb - clou - vis - tournevis - règle - niveau a eau - enclume - clé

Mon texte :

Cette fille me rend marteau. J’ai beau tenir sa lettre entre mes mains, la lire et la relire sans cesse, je n’arrive pas à me rentrer l’idée dans la tête. Elle est partie et ne reviendra pas. La perspective de vivre sans elle me coupe le souffle. Son absence me scie les jambes. En boucle, je refais le film à l’envers pour essayer de comprendre où notre histoire a dérapé, pour trouver la clé mais je tourne en rond et pète les plombs. Hanté par son visage en surimpression, je dévisse et tout se trouble dans ma tête. Terré chez moi depuis je ne sais plus quand, je regarde passer les jours de cette vie qui ne vaut plus un clou. Le cœur lourd comme une enclume, j’attends un signe d’elle, sait-on jamais, l’amour n’a pas de règle. L’autre jour, en rangeant ses affaires, je suis tombé sur un vieux tournevis et tout est remonté à la surface : je nous revoyais dans cet appartement vide, riant autour de notre nouveau meuble Ikéa que nous n’arrivions désespérément pas à monter. Le meuble a depuis fini à la benne, comme notre histoire, mais le tournevis est toujours là. Et moi, le cœur H.S, je me sens balloté comme la fragile bulle d’un niveau à eau. Je crois que je n’arriverai jamais à trouver mon équilibre sans elle.