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lundi 5 mars 2012

Les 7 types de personnes que l'on adore détester sur Twitter

« It’s a small, small world, la la la la » pourrait être l’hymne de Twitter (ne me remerciez pas de vous avoir mis la chanson dans la tête pour la journée).

En effet, que vous suiviez une dizaine de personnes ou un millier, le réseau social vous apparaitra tour à tour comme un village ou une mégapole.

Une constante néanmoins : à l’image de tout groupe social, celui-ci agrège un certain nombre de « personnalités types » que je vais tacher d’énumérer ici.

Je vais m’intéresser aujourd’hui aux utilisateurs que l’on adore détester : les casse-pieds, lèche-bottes et autres attention whores que l’on retrouve dans toute TL normalement constituée.

1°) Le newbie

On a tous dans nos amis Facebook un vieux copain de primaire à l’humour si fin qu’il ferait passer Cauet pour un poète ou une copine qui nous abreuve de photos de ses gosses à longueur de temps (celle-là même qui a jugé bon mettre en ligne son test de grossesse encore fumant). Sur Facebook, on regarde tout ça d’un œil distant voire on masque leur activité quand ils sont trop envahissants. Mais depuis que tous les médias nous martèlent qu’il faut être sur Twitter, voilà qu’ils ont décidé eux aussi de débarquer avec leurs gros sabots. Evidemment, ils n’y comprennent rien et ils vous ont choisi pour être leur pygmalion ! Depuis les mentions pleuvent « c’est quoi un FF ? » « Je peux écrire aux gens qui ne me suivent pas ? » « Comment je fais pour avoir plus d’abonnés ? ». Pour les aider, vous décidez, dans votre grande mansuétude, de les FF (les recommander à vos abonnés) en pensant que personne ne suivra vos conseils, vue votre influence proche de zéro. Manque de bol, il y en quand même qui vous font confiance : « Aujourd’hui, j’ai décidé de suivre @legrosroger sur les conseils de @lagrandesofie ». Et là, vous rongez votre frein quand vous voyez le copain en question balancer à tour de bras des vannes graveleuses et des commentaires déplacés ou la copine mettre en ligne ses photos d’échographie. Soyez patient, en général, ils se lassent d’eux-mêmes en constatant rapidement que leur bavardage vide de sens n’intéresse pas grand-monde. Et ils demandent l’asile politique sur Facebook.

2°) Le personal branler

On connaît tous le « personal branding », l’art de faire soi-même une marque afin de se faire remarquer dans la jungle des réseaux sociaux. Le « personal branleur » va un cran plus un loin en faisant fi du sens du ridicule (et de son humilité par la même occasion). Ca commence par la photo de profil de winner : costume cravate, doigt levé. Ca continue dans la bio : le personal branler a, comme les chats, 7 vies : il est forcément expert, coach, community manager, auteur, spécialiste, conférencier, photographe (oui, oui, tout ça à la fois). Et chaque mot compte : s’il a ouvert plusieurs sociétés et à chaque fois déposé le bilan il se décrira comme « serial-entrepreneur » (plus valorisant que serial loser). S’il tient un blog, il se décrira comme « chroniqueur » pour se démarquer de la plèbe. Tel Alain Delon, il n’hésitera pas à parler de lui à la 3ème personne en précisant « vous l’avez lu la première fois ici » ou à RT les mentions élogieuses concernant. Enfin, il s’adonnera régulièrement aux concours de zezettes avec ses pairs en comparant leurs scores Klout respectifs. Si le sujet vous intéresse, les plus beaux spécimens sont répertoriés ici.


3°) Le fan

Pour certains utilisateurs, Twitter ressemble à un Disneyland géant : comme les enfants poursuivent les peluches déguisées enfin accessibles pour obtenir un autographe sur leur carnet, certains harcèlent les VIP en vue d’attirer leur attention. Mais pas celles qui sont hors de portée, comme Lady Gaga ou Justin Bieber. Ici il s’agit de personnalités plus abordables comme David Abiker, Guy Birenbaum, Lise Pressac, Eric Besson ou encore Bernard Pivot. Tout y va : la flatterie, les mentions à répétition, les FF et RT de complaisance dans l’espoir d’être un jour remarqué. Quand la célébrité dit « Tiens, je vais aller du pain », il y a derrière 10 personnes qui répondent « Quelle brillante idée, vous êtes décidément génial ! » « N’oubliez pas de faire la monnaie LOL » « J’ai une machine à pain, la prochaine fois, donnez moi votre adresse je vous en enverrai ». Et gare au people qui ne répond pas dans la seconde à sa horde de fans ! Il risque la lapidation en place publique pour délit de grosse tête !


4°) L’homme sandwich

Il a lu dans le journal que Twitter était une formidable caisse de résonance alors il a décidé d’en être sans comprendre vraiment qu’il faut d’abord beaucoup donner avant de pouvoir récolter les fruits de ce que l’on a semé. A peine son compte ouvert, il balance des liens vers son blog plusieurs fois par jour, demande aux gens d’aimer sa page Facebook sans rien offrir de pertinent en échange. Dans sa quête ultime de reconnaissance, il va jusqu’à quémander des RT afin d’obtenir des followers supplémentaires « allez plus que 3 followers et j’arrive à 100, merci de RT ». C’est un peu le Jean-Claude Convenant de Twitter, avec sa chemisette jaune et son attaché case sous le bras.

5°) L’attention whore

Expression anglosaxonne difficilement traduisible, l’attention whore est une personne qui cherche par tous les moyens à attirer l’attention sur elle. Ca passe par des photos très avantageuses, voire dénudées postées régulièrement, des statuts sibyllins « Je ne vais pas très bien mais je ne peux pas en dire plus », des clashs pour des raisons futiles suivis immédiatement d’une posture de victimisation ou encore de grossières tentatives de séduction. Même si l’expression « whore » (prostituée) laisse entendre que c’est un mal féminin, il n’en est rien, les hommes peuvent également en souffrir ! Derrière un « hater » se cache d’ailleurs souvent un « attention whore » !

6°) L’obsessionnel


Pour lui, Twitter n’est pas qu’une simple occupation, c’est presqu’un métier. Il scrute en permanence l’information qui fera la différence pour pouvoir la diffuser avant tout le monde grâce à une veille très pointue. Il surveille constamment son nombre d’abonnés grâce à des outils très perfectionnés et vit très mal lorsqu’il subit un unfollow. Pour pouvoir encaisser cette claque à l’égo, il ressent le besoin de crier cette injustice au monde entier : « Adieu @machinbidule, tant pis pour moi ».

7°) Le robot


Un robot sur Twitter ne ressemble pas à R2D2, en dépit de ce que l’on pourrait penser. Il, ou plutôt elle, a généralement un prénom en « a », une photo très dénudée et annonce dans sa photo de profil qu’elle aime les hommes. Autre variante, la photo d’œuf, avec zéro follower qui va vous spammer avec des pubs pour du Viagra ou des penis enlarger. Pas de pitié pour les robots, on les bloque et on les signale comme spams !

Voilà en quelques lignes la liste non exhaustive des 7 types de casse-pieds que l’on peut rencontrer sur Twitter. A la différence de la vie réelle, Twitter permet de les unfollower voire de les bloquer ! A quand ce genre de possibilités IRL ?