> Mon top 10 des trucs que l'on a honte d'aimer (2ème partie)

jeudi 15 mars 2012

Mon top 10 des trucs que l'on a honte d'aimer (2ème partie)

Allez, on continue dans le palmarès de la lose avec la 2ème partie de mon top 10 des trucs que l'on a honte d'aimer!
6°) Les films d’Aldo Maccione
« Plus beau que moi tu meurs », « Par où t’es rentré on t’a pas vu sortir » et surtout « l’aventure c’est l’aventure » sont autant de films que je revois avec un plaisir non dissimulé et dont je guette les rediffusions ! Pour la petite histoire, Aldo était notre voisin du dessus et est devenu un très bon copain de mes parents. Je me souviens des soirées enfumées et interminables, très souvent arrosées qui se terminaient fatalement par le récit des coulisses de tournage ou du palmarès des multiples conquêtes d’Aldo. Ses plats de pastas incroyables, son rizotto divin, son sens de la fête et son franc parler sont eux aussi restés gravés à jamais. Ce que j’aurais aimé oublier en revanche, c’est ma participation à un de ses films. J’y jouais une nageuse de natation synchronisée, en maillot rose fluo qui passait son temps à poursuivre l’acteur principal en criant « Aldooooo ». Il avait insisté pour qu’on me rajoute une scène, dans laquelle je devais lui rentrer dedans et faire tomber mon sac, genre coup de foudre Impulse. Malheureusement, soit je n’arrivais pas à faire tomber mon sac, soit j’oubliais mon texte ou bafouillais : la scène a donc été tout bonnement supprimée au montage. Une casserole dont je me passe très bien aujourd’hui finalement.
7°) La couette à bras

Un soir d’hiver, dans le lit, mon ordi sur les genoux j’ai lancé à mon mari « Oh la vache j’ai envie d’un truc là tout de suite ». Je vous laisse imaginer sa déception quand il a réalisé que mon objet du désir s’appelait la couette à bras. Ok, c’est comme les pyjamas en pilou, c’est anti-glamour au possible mais qu’est ce que ça doit être bon ! Pouvoir lire ou tapoter sur son ordi avec les bras bien au chaud ça doit ressembler au nirvana, à quelques choses près. Seul hic, ce rêve a un prix, 200€ quand même…Si Nathalie Mauger, la créatrice passe par là, je suis ok pour un billet sponsorisé !
8°) Claude François
Encore un truc pas glorieux intimement lié à mon enfance. Je me souviens tout particulièrement du jour de la mort de Claude François, c’était un samedi et j’avais 5 ans. Je revois encore mon père rentrer précipitamment à la maison en nous annonçant d’une voix blanche« Claude François est mort ». Je me souviens de ces images de lui passant en boucle et de mon incompréhension de petite fille « mais il n’est pas mort, on le voit à la télé ». Aujourd’hui encore, je reste fascinée par le personnage, ses ambiguïtés et son génie méconnu. Son côté psychorigide, autoritaire et en même temps si seul et peu sûr de lui m’intrigue. Son maquillage, ses tenues de scène extravagantes contrastent si fortement avec une certaine désillusion que je ne peux m’empêcher de vouloir en savoir plus sur le personnage. Et puis musicalement, ce type était un génie : très bon musicien, sachant jouer de plein d’instruments, il était aussi un excellent danseur et surtout un visionnaire, malheureusement peu reconnu. Je n’ose pas imaginer ce qu’il serait devenu aujourd’hui à 73 ans…
9°) Le crazy horse
Alors là je m’attends au lynchage en place publique : quoi une nana qui se dit féministe et qui fait l’apologie de la femme objet ? Dans ma bio, y a écrit « 1m77 de contradictions » c’est pas pour rien les cocos.
Quand j’ai quitté ma boite, j’avais dit à mon mari que je rêverais d’aller au Crazy Horse pour fêter ça (il était plutôt content, d’habitude je l’emmène voir des trucs moins funs). C’était quelque chose que j’avais vraiment envie de faire depuis longtemps. J’avais vu il y a quelques années un documentaire sur ce lieu mythique et j’avais été passionnée par la vie de ces filles : la discipline militaire, le fait qu’elle ne soient jamais en contact direct avec les hommes, les chorégraphies réglées au cordeau, les Louboutins vertigineuses et surtout ces noms évocateurs : « Zonnie Rogene», « Volta Rene » ou « Nooka Karamel »…
Sans oublier le vrai travail artistique qu’il y a derrière : les lumières, les musiques, les enchainements et la mise en scène sublime de Decouflé.
D’ailleurs, si j’ai eu envie l’année dernière d’avoir une frange c’est n’est pas un hasard mais l’envie de ressembler un peu aux danseuses du Crazy. Question petits seins hauts et corps sculptural on repassera bien évidemment…
10°) Le karaoké
Dans les années 90, pendant que vous écumiez les soirées branchées ou les boîtes à la mode, je passais mes samedis soir dans les karaokés avec ma cousine Joanne (je tairai son nom de famille par souci d'anonymat). On avait nos petites habitudes : même plus besoin de choisir nos chansons favorites dans le classeur, on glissait le papier avec leurs numéros qu’on connaissait par cœur dans la main de l’animateur. Pour moi « Greatest love of all », pour ma cousine « I will survive , sur fond de clips ultra kitchs où des jeunes amoureux asiatiques couraient l’un vers l’autre au ralenti. Désormais, quand mes enfants m’empêchent de chanter à tue tête Whitney Houston ou monopolisent l’auto-radio de la voiture je m’imagine un micro à la main chanter « Emmenez moi, au bout de la terre »...