> La copine moche, le nouvel it-accessoire de l’été (et autres conseils improbables à destination des femmes)

dimanche 17 mai 2015

La copine moche, le nouvel it-accessoire de l’été (et autres conseils improbables à destination des femmes)



Sois belle, consomme et tais-toi : on retrouve cette triple injonction de façon plus ou moins discrète au fil des pages des magazines, sur nos écrans de télévision mais aussi sur des panneaux au format 4X3.

L’injonction d’être belle, en toutes circonstances. On ne s’en rend pas forcément compte tant nous sommes bombardés de messages de toutes part mais, si on s’y attarde, on réalise que le conditionnement est subtil mais régulier. Il faut que le message nous rentre dans la tête et la répétition est le meilleur medium pour y parvenir.

Twitter n’échappe pas à la règle : il y a quelques jours, je suis tombée sur ce tweet sponsorisé des 3 Suisses qui posait une question cruciale à travers la vidéo d’une blogueuse mode : « Comment avoir la classe à la piscine municipale ? ».


En ce qui me concerne, être classe est bien le cadet de mes soucis quand je me rends à la piscine municipale.

Soit je m’y rends avec mes enfants et je veille plutôt à ce qu’ils aient un slip propre dans leur sac, à ce qu’ils ne fassent pas de vol plané en courant sur le carrelage et ne chopent pas de mycose dans le pédiluve.

Soit je m’y rends seule et mon but est d’enchaîner les longueurs, peu importe mon allure en maillot une pièce et bonnet de bain en silicone.

Je ne ressemble sans doute pas à grand-chose mais mes congénères masculins ne sont pas mieux lotis (scoop, le maillot moulant et le bonnet ne mettent pas en valeur à toutes les morphologies). Pourtant, aucune marque ne viendra leur expliquer, à eux, comment être classe à la piscine municipale.

La réponse des 3 Suisses à ce propos est assez édifiante: « On y va avec une copine pas bombasse et on ose le flashy ».



Si je résume donc, pour être montrable à la piscine, on sort le maillot fluo et on dégote une copine moche afin de jouer le faire-valoir. Le laideron, le nouveau it-accessoire de l’été.   
Désormais, je ne pourrais m’empêcher de regarder avec suspicion les copines qui me proposeront d’aller faire quelques brasses en leur compagnie. Merci les 3 Suisses.

Dans le genre question existentielle, le Figaro nous explique, quant à lui, comment rester belle sous la pluie.

Une problématique visiblement cruciale puisque lorsqu'on tape "être belle sous la pluie" sur Google, les articles pleuvent (ah ah).


Rien en revanche, lorsqu'on tape "être beau sous la pluie". Après la piscine municipale, les hommes peuvent être moches en toute tranquillité même sous des trombes d'eau. Double standard j'écris ton nom.


Pour aider les femmes à se sortir de l'épineuse question de la beauté sous la pluie, le Figaro a la solution. On s'en doutait, la classe ultime par temps humide a forcément un coût : elle passe notamment par des « indispensables » tels que d’improbables bottes de pluie à talons à 150€ ou un imperméable rose bonbon, façon plastique pour recouvrir les livres à 1000€.
Sois belle, tais-toi et surtout n'oublie pas de consommer.



Après comment être belle sous la pluie, belle à la piscine municipale, à quand un article qui nous expliquerait comme être belle aux toilettes, chez le gynécologue ou à un enterrement ?

Ah mince, on me dit dans l’oreillette que le dernier sujet a déjà été traité par Biba.
Heureusement que les magazines féminins pensent à tout. A notre place.