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dimanche 19 février 2012

Monsieur le Président, nous ne nous laisserons pas faire

Monsieur le Président,

J’ai suivi avec attention votre allocution télévisée mercredi dernier.

Enfin, pas complètement. Quand vous avez abordé le sujet épineux du référendum sur les chômeurs, je n’ai pas pu vous écouter jusqu’au bout. Le cœur au bord des lèvres, je suis allée trouver refuge dans ma cuisine me demandant si je devais avoir honte de vous, l’opportuniste ou de moi, l’assistée vivant au crochet de la société. J’ai penché pour la première solution.

Après tout, je devrais commencer à être habituée, ce n’est pas la première fois que vous stigmatisez les plus faibles d’entre nous, vous vous étiez récemment attaqué aux arrêts maladies abusifs et à l’assistanat, qualifié de « cancer de la société française ».

Diviser pour régner, tel est votre mot d’ordre : liguer les bien-portants contre les malades, les actifs contre les sans-emploi semble est votre ligne de campagne. Mais vous vous trompez de colère Monsieur le Président : les chômeurs ne sont pas la cause de toute cette bérézina, ils n’en sont qu’un symptôme.

Vous semblez avoir la mémoire sélective alors permettez moi de vous rappeler vos engagements en la matière : En 2007 vous aviez pris un pari audacieux devant les caméras de France 2 « Je veux m'engager sur le plein emploi : 5 % de chômeurs à la fin de mon quinquennat. (...) On nous demande une obligation de résultats. La démocratie, il faut qu'elle vive. Si on s'engage sur 5 % de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10 % c'est qu'il y a un problème". Que ferez-vous si vous n'arrivez pas à ce chiffre ? vous avait demandé la journaliste Arlette Chabot. "Je dis aux Français, c'est un échec et j'ai échoué et c'est aux Français d'en tirer les conséquences".

Un cuisant échec en effet puisque le chômage frôle désormais les 10% de la population active. Plutôt que d’en assumer les conséquences, vous préférez vous servir des chômeurs comme d’un écran de fumée, un cache-sexe bien pratique pour faire diversion. Je refuse d’être instrumentalisée ou caricaturée grossièrement comme profiteuse d’un système trop laxiste. Vous semblez oublier que, nous autres chômeurs, avons déjà des obligations : une loi passée en 2008 nous oblige à accepter une « offre raisonnable d’emploi » sous peine de radiation après 2 refus sans motif légitime. Cette exigence évolue dans le temps : plus le temps passe et moins le chômeur doit être exigeant. Après 1 an il est obligé d'accepter tout emploi (correspondant à son projet) rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement" versé par Pôle emploi ou l'Etat (Allocation spécifique de solidarité) s'il est en fin de droits. On est loin de l’impunité sous-entendue par vos propos.

Par ailleurs, on peut douter de la légalité d’un tel référendum, comme nous l’explique cet excellent article : « Depuis une loi de 2008, l'ANPE (Etat) et les Assedic (partenaires sociaux) ont été fusionnées dans Pôle Emploi, établissement public à caractère administratif (EPA). Il n'en reste pas moins que depuis l'instauration de l'Unedic en 1958, les conventions qui régissent l'indemnisation du chômage sont conclues entre les syndicats de salariés, d'une part, et les organisations patronales, d'autre part. Il revient juste à l'Etat de ratifier ces conventions (la dernière s'applique depuis le 1er juin 2011). En d'autres termes, tout comme les retraites complémentaires Arrco et Agirc, l'assurance chômage est un régime paritaire. D'ailleurs, les 30 milliards de cotisations annuelles prélevées par l'Unedic le sont sur les entreprises et les salariés. Il ne s'agit pas de fonds publics. Dès lors, il revient légalement aux seuls partenaires sociaux de revoir éventuellement les règles d'indemnisation. ».

L’assurance chômage est donc un régime relevant des syndicats et du patronat, pas de l’Etat.

Votre autre grand cheval de bataille semble être la formation des chômeurs : à ce jour, 75% des demandes de formation ne sont pas satisfaites. En cause : la lourdeur de fonctionnement engendrée par la fusion ANPE-ASSEDICS ainsi que le manque de lisibilité du système qui complique la vie des employés de Pole Emploi et des chômeurs. Le nombre d’organismes ayant pignon sur rue est impressionnant, comme nous l’apprend cet article. « En 2011, le député socialiste de la Marne, Philippe Martin, recensait quelque 58 450 prestataires, parmi lesquels 14 545 ayant pour activité principale l’enseignement et la formation.

"Dans ce maquis la recherche d’une formation de qualité constitue un véritable parcours du combattant", écrit l’élu en préambule de sa proposition de loi visant à créer une certification des formations professionnelles, une proposition jamais débattue en séance... ».

Comment dans un tel contexte, Monsieur le Président, espérer fournir à plus de 2 millions de chômeurs une formation qualifiante alors qu’à ce jour Pole Emploi n’arrive pas à répondre aux demandes ? Mon amie Sophie m’expliquait récemment son parcours du combattant pour obtenir le financement de sa formation d’assistante maternelle. Elle a passé 1 an à être baladée d’un conseiller à un autre, d’un site internet à un autre, d’une réunion à une autre pour qu’un employé de Pole Emploi lui avoue enfin qu’il ne savait pas qui pouvait la financer…J’imagine cette situation dupliquée 2 millions de fois et j’entrevois l’ampleur du désastre…

Dernier point enfin, Monsieur le Président. Votre projet propose de déterminer les « secteurs d’avenir créateurs d’emploi ». Si l’on s’en réfère à une étude récente menée auprès de 1,6 million d'entreprises, les principaux métiers recherchés concernent les "agents d'entretien de locaux", " les employés polyvalents de cuisine" dans la restauration, les " aides à domicile et aides ménagères". « 1.542.400 projets de recrutement, dont 13% dans l'hôtellerie-restauration qui reste le premier recruteur national. Des données à comparer aux 2.874.500 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A à la fin décembre 2011. On voit donc bien que l'offre d'emploi est loin d'égaler la demande et que les secteurs les plus porteurs le sont surtout en emplois peu qualifiés qui ne pourront satisfaire la part importante des demandeurs d'emploi qualifiés et/ou âgés. »

Ne pas trouver de travail dans un tel contexte n’est pas seulement une question de mauvaise volonté Monsieur le Président. Plutôt que de vous attaquer aux chômeurs, ne vaudrait-il pas mieux vous attaquer au chômage ? C’est la moindre des choses pour quelqu’un s’autoproclamant « président de la vérité ».

Voilà, Monsieur le Président, ce que je tenais à vous dire. Vous ne lirez sans doute jamais ma lettre mais ce n’est pas très grave. J’estimais, comme toute accusée, avoir un droit de réponse. Pas seulement en mon nom mais en celui de millions d’anonymes qui n’auraient pas forcément eu les mots ou le courage de vous répondre.

Sachez que nous ne nous laisserons pas faire.


samedi 18 février 2012

Moi et mes 177 cms

Sur Twitter mon pseudo est « La grande Sofie ». A part la taille, rien à voir avec la chanteuse, avec qui certains me confondent parfois : je ne chante que sous ma douche.

Ce surnom me vient d’un de mes anciens boss, bien avant que ne soit connue la chanteuse du même nom. Quand il était de bonne humeur ou quand il avait quelque chose à me demander, il y rajoutait un affectueux adjectif possessif et m’appelait « ma grande Sophie ». Les jours chagrins, il m’appelait simplement par mon prénom, tout en allitérations sifflantes.

Pourtant, tout n’a pas toujours été au beau fixe entre nous. Il m’a avoué après coup m’avoir trouvée « conne et hautaine » avant de me connaître. Je n’étais pas plus étonnée que cela, ayant souvent eu à affronter ce genre de réactions désobligeantes. Le problème des grands c’est qu’ils se remarquent, même s’ils ne cherchent qu’une chose : se faire oublier.

Jusqu’à l’âge de 13 ans, j’étais plate comme une limande, de taille normale, pile dans la moyenne. Je me fondais dans la masse avec une grande facilité, pas au premier rang ni au dernier. Juste au milieu. Une discrétion qui m’allait comme un gant et qui me permettait d’observer le monde alentour sans attirer l’attention de personne. Puis, j’ai pris 15 cms en un an et suis passée de la silhouette de Jane Birkin à celle de Gina (gros) Lollobridgida. Un choc que je n’ai pas eu le temps d’anticiper. Une fille d’1m77 qui entre dans une pièce, on ne voit qu’elle, qu’elle le veuille ou non. Et moi je ne voulais pas. Très tôt, j’ai courbé le dos, rentré les épaules, pour faire disparaître cette poitrine que je n’assumais pas, cette taille provocante qui faisait de moi une bête curieuse. Je me suis noyée dans des vêtements trop larges, j’ai même du porter un corset, mon corps lui-même ne suivant pas la course folle de mes cms.

Personne ne te prévient des changements qu’entraine le fait de passer du premier rang de la photo de classe au dernier. J’ai commencé à me faire draguer très lourdement dès l’âge de 13 ans, j’ai subi les regards appuyés, les mains aux fesses, j’ai été suivie, harcelée. Mon corps parlait à ma place un langage qui n’était pas le mien. « Body language » comme disent les anglophones. Alors, j’ai essayé de me blinder, de me fermer, de paraître la moins accessible possible. J’ai compensé ma taille par la discrétion, mes cms exubérants par une réserve pouvant parfois passer pour de la froideur : « Cet air d'indifférence qui est sa défense vous fait souvent offense » chantait Julien Clerc si justement.

Ma taille a parfois été un passe-droit, souvent un inconvénient. On m’a jugée à tort plus forte parce que plus grande, plus décidée, plus endurante.

Un sentiment confirmé par une étude sur laquelle je suis tombée par hasard récemment. Elle a démontré que les arbitres et les fans attribuent davantage de puissance et d’agressivité aux joueurs de foot les plus grands. Par conséquence, comme ils sont jugés plus agressifs, ce sont eux qui sont le plus souvent sanctionnés, lorsqu’un arbitre hésite à attribuer la faute à un petit ou à un grand joueur. Tout n’est donc pas rose au pays des grands…

Depuis quelques années, je me suis réconciliée avec ma taille. Sans doute car le temps a fait son ouvrage et que mon corps est devenu plus ordinaire. On ne m’arrête plus dans la rue pour m’inviter à dîner mais pour me demander l’adresse de la boulangerie la plus proche. J’ai l’impression qu’en perdant ma fraicheur j’ai gagné en tranquillité. Ma taille n’attirant paradoxalement plus autant l’attention, je peux donc progressivement quitter ma réserve légendaire et m’ouvrir au monde.

A bientôt 40 ans il était temps !

jeudi 16 février 2012

Quand le magazine Grazia fait la chasse aux (grandes) sorcières



Conférence de rédaction fictive chez Grazia.

« Bon, alors, vous avez prévu quoi pour notre sujet de société de 5 pages cette semaine ? Faut du lourd hein ! »

« Du lourd ? Le problème c’est qu’on ne peut pas trop taper sur les grosses cette semaine, le magazine « Elle » sort son « spécial Rondes. Les petits, c’est pas politiquement correct, les handicapés non plus, les homos Vanneste s’en est déjà chargé »

« Donc il reste les grandes. Ca n’a pas encore été fait et je ne vois pas les gens s’indigner car on tape sur les grandes duduches. Je vois bien un titre comme « Grandes, bêtes et méchantes ».

« Oh la, ça va un peu loin quand même, on va encore se prendre les féministes sur le dos avec un titre pareil. Pour calmer un peu le jeu je mettrais plutôt « Très grandes, très belles et très méchantes ». Comme ça, on ne stigmatise pas toutes les grandes et puis ça nous permet, sous couvert de dénonciation de la dictature de l’apparence, de glisser des messages un peu plus trashs. Du style, les grandes sont mal élevées, sont langues de pute, sont agressives… »

« Ah oui je vois bien le truc : une photo de grande avec sa taille à côté + une description du style « Nicole Kidman, 1,80m, la mauvaise mère » Et un titre accrocheur comme « Les femmes spectaculaires attirent les hommes complexés et méchants ». Mais sur quoi on va appuyer notre démonstration ? Parce qu’il faut les remplir les 5 pages quand même »

« Déjà, on peut utiliser les études menées sur le pouvoir de l’apparence. Ensuite en fouillant sur internet, tu dois bien pouvoir dégoter un psy ou un sociologue qui va te dire que c’est scientifiquement prouvé que les grandes sont méchantes. Et puis, t’as bien une copine qui pourra témoigner en disant que les grandes sont mal élevées ? Suffit de raconter qu’elle en connaît une qui est partie d’un resto sans payer et voilà. Allez, au boulot ! »

Bien évidemment cette conversation en salle de rédaction est fictive. L’article malheureusement ne l’est pas, les photos qui l’illustrent non plus : « Nicole Kidman 1,80m « mauvaise mère », « Sigourney Weaver, 1,82m la vipère des plateaux ». Aurait-on imaginé la même chose avec le poids et le cliché qui va avec ?

Mais la chasse aux grandes sorcières ne s’arrête pas là ! On y apprend que les grandes (et belles, mais avant tout grandes) sont :

1°) Mal élevées : « la journaliste américaine Arianne Cohen explique que « les grands agissent en leader car, dès 6 ans, les autres enfants les pensent plus âgés et se soumettent ». Pas étonnant que plus tard, ils grillent les files d’attente sans s’excuser ! « Un soir au resto, un copain se pointe avec la fille d’un célèbre couturier, une grande tige blonde qui a été mannequin se souvient Léa 37 ans. La fille commande des cocktails, des plats chers, ne parle que d’elle puis part en disant qu’elle a une fête. Elle n’a même pas demandé si elle devait payer quelque chose alors qu’elle est pêtée de thunes. Le pire c’est qu’aucun mec de la table ne s’est offusqué c’était normal »

2°) Elles sont insécures : « Etre une pouliche en compêt dans un créneau aussi restreint ne rend ni très cool ni très solidaire »

3°) Elles sont langues de p… « Lorsque Jennifer Aniston, 1, 65m soignait son petit cœur en miettes après le départ de Brad Pitt avec Angélina Jolie, l’actrice Kimberly Stewart (1,78m) lâchait sans qu’on la sonne « Je ne vois pas ce qu’on lui trouve. Cette femme est ordinaire »

4°) Elles sont bourrées de testostérone : « la méchanceté des échalas serait aussi biologique. « Il est scientifiquement prouvé que les méchants ont plus d’hormones mâles, de testostérone. Or, les grandes et minces, ont un corps très masculin : peu de hanches, beaucoup d’épaules…et beaucoup de testostérone » ajoute le psychiatre.

5°) Elles sont surpayées : « Les personnes belles négocient mieux leurs émoluments. (…). Promues plus vite et plus haut, elles atteignent aussi plus rapidement leur seuil d’incompétence. »

6°) Elles vieillissent mal : « Parachutée trop haut, la « big and beautiful » a tendance à mal vieillir, bloquée au stade où elle a été reine : l’adolescence. Elle devient un quadra acariatre, que le petit personnel traîne régulièrement aux prud’hommes. La femme de ménage indienne de Liz Hurley avait ainsi porté plainte pour esclavage. Pendant 4 ans, la grande Liz (1, 75m) l’avait fait bosser de 7h à 3h du matin pour 1,80 de l’heure . Classe ! »

Je vous promets que je n’ai rien inventé, tout cela est bien écrit dans le Grazia de la semaine dernière. Dommage, car le sujet initial, la dictature de l’apparence, est passionnant et aurait mérité un article à lui seul (j’en avais d’ailleurs fait un l’année dernière sur cette thématique). La prime à la beauté existe, malheureusement, et les parents de nouveau-nés interagissent davantage avec ceux-ci quand ils sont beaux.

Pourquoi avoir amalgamé ce vrai sujet avec un tissu de clichés, d’études pseudo-scientifiques et de témoignages invérifiables ? Pourquoi, surtout, s’attaquer à un certain type de femmes, les grandes, pour appuyer ces propos et véhiculer des préjugés d’un autre âge ? N’aurait-il pas fallu aussi s’interroger sur l’influence des magazines féminins sur cette dictature de l’apparence ?

La mise en abîme aurait sans doute été trop risquée…mieux vaut traiter ces femmes de « pouliches de compét » ou de « mauvaise mère » plutôt que tenter une profonde remise en question…

mardi 14 février 2012

Petits bonheurs en vrac

Depuis que j’ai ouvert ce blog, je vous ai fait part de mes doutes, de mes moments de solitude (chez Pôle Emploi, entre autres) et de mes coups de griffes.

J’ai peu parlé finalement de mes petits bonheurs, pas pour faire pleurer dans les chaumières mais par pudeur mal placée, par peur de paraître arrogante. Et puis par superstition aussi…je me dis souvent que, comme le silence, le bonheur disparaît quand on prononce son nom.

Pourtant, en agissant de la sorte, je n’offre qu’une vision parcellaire de moi-même et je mens en quelque sorte par omission. Je ne me reconnais pas forcément dans l’image que je renvoie ici, sorte de créature virtuelle qui alterne avec une régularité d’horloger coups de gueules et moments de lose.

Alors, pour changer, j’ai décidé de vous faire partager aujourd’hui les jolies surprises qui se sont présentées à moi récemment :

- Mon ex employeur a donné son accord dans le cadre du DIF pour une formation au CFPJ intitulée « Académie de l’écriture ». Pendant 2 mois et demi, à raison d’un soir par semaine je vais retourner sur les bancs de l’école pour me consacrer à l’écriture. Maitriser le rythme, trouver un titre accrocheur, connaître les méthodes pour capter l’attention de choses feront partie des choses qui me seront inculquées lors de ces ateliers. Jusqu’ici, j’ai toujours eu le complexe de l’autodidacte et ce frein m’a souvent empêchée de me dépasser, d’aller saisir des opportunités. Même si cette formation n’est pas très longue, je pense qu’elle aura des effets positifs sur ma confiance en moi, en tout cas je suis très enthousiaste à l’idée d’y participer !

- Après 3 envois de courrier, 3 rdv qui n’ont servi à rien et 5 coups de fils inutiles, je suis enfin tombée sur un conseiller Pole Emploi qui, en 2 clics, a débloqué mon dossier. « En effet, on vous doit de l’argent. Voilà votre avis de paiement, tout est débloqué ». « Je vous embrasserais presque » lui ai-je répondu sous le coup de l’émotion. Lui, aussi professionnel et impassible qu’un gardien de Buckingham Palace, n’a laissé filtrer aucune émotion face à ce cri du cœur .

- Quand une copine m’a écrit pour me dire « on parle de ton blog dans Biba » j’ai cru à une mauvaise blague. Quand elle m’a envoyé l’article, j’ai relu 3 fois pour être sure qu’il s’agissait bien de moi ! Et pourtant c’était bien vrai, « Tout à l’égo » était cité dans la catégorie « bons blogs », juste au-dessus d’Instagram, rien que ça ! C’est vrai que j’égratigne souvent la presse féminine mais y voir associés les qualificatifs « féministe » et « pleine d’humour » (souvent considérés comme un oxymore) est suffisamment rare pour être mentionné ! Cette parution me conforte également dans mes choix : en décidant d’arrêter d’écrire sur des supports ne rémunérant pas ses contributeurs, je prenais le risque de perdre de la visibilité, de tomber dans les limbes d’internet. Grâce aux réseaux sociaux, à l’engagement de mes proches et de ceux qui me lisent, j’arrive à me passer de cette visibilité trop chère payée. Evidemment, aucun des articles de mon blog n’a atteint le nombre de pages vues engrangées sur les autres sites mais je me sens plus en adéquation avec moi-même et ça, ça n’a pas de prix !

- J’ai eu la chance d’être sollicitée par la journaliste Aïda Valceanu pour son article sur Twitter et le monde de l’édition, que je vous conseille de lire ici. Mon blog y est cité en tant que « blog littéraire », qualificatif très flatteur et un peu surévalué surtout quand on le rapproche de certains titres d’articles du type « Babar est-il la nouvelle Zahia ? »!Un grand merci à elle !

- Enfin, j’ai été sollicitée pour un projet de rédactionnel, qui, s’il aboutit, serait une très jolie carte de visite sur mon CV. Le projet n’est qu’au stade d’ébauche à l’heure actuelle et j’en saurai plus en mars. Néanmoins, le simple fait qu’on ait pensé à moi pour ce type de projet suffit à mon contentement !

C’était la minute « petits bonheurs », amour et guimauve, terriblement raccord en ce jour de St Valentin ! Demain nous reprendrons le cours normal de nos programmes, restez connectés !