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dimanche 21 avril 2013

Seins et dictature de l'apparence



Jusqu’où ira la dictature de l’apparence ? Des seins à gonfler aux sexes à blanchir en passant par les aisselles à sublimer, on pensait avoir tout vu.

Pourtant, la nouvelle tendance esthétique au Royaume Uni prouve qu’il reste encore des zones corporelles non exploitées. Le « titooing », tatouage des mamelons à des fins purement esthétiques, fait actuellement fureur, notamment auprès des jeunes femmes de 18 à 25 ans. L’opération sous anesthésie locale consiste à foncer et mieux définir l’aréole des seins jugée trop rose et source de complexes pour de nombreuses femmes.

Gail Proudman, médecin indépendant dans une clinique, explique : « Beaucoup de femmes souhaitent avoir des mamelons foncés. C'est la mode. Certaines les trouvent trop roses ou pensent que cela ferait plaisir à leur petit ami. En feuilletant les magazines, elles subissent malheureusement la pression de leurs pairs. Ces femmes se font donc opérer pour pouvoir être seins nus sans complexer. »

La procédure, autrefois réservée aux cas de chirurgie reconstructrice, a désormais envahi le terrain purement esthétique.  D’un coût de 1500€ pour une durée de 12 à 18 mois, elle constitue une véritable manne financière pour les praticiens et rattrape en volume la chirurgie intime et mammaire. Le titooing touche désormais des clientes de plus en plus jeunes explique Danielle Price, une technicienne : « Des jeunes filles viennent me voir et me disent que leur petit ami les aimera davantage. C’est assez inquiétant de voir qu’elles le feraient juste pour ça ». Michelle, une mère de 32 ans, s’estime, quant à elle,  ravie de l’opération « Mes mamelons étaient trop petits, je me sentais comme une jeune fille. C’est une des meilleurs choses que j’ai jamais faite, cela m’a redonné confiance en moi».

Graham Offer, de l’association britannique des chirurgiens plastiques met néanmoins les femmes en garde : le tatouage est semi-permanent et l’on ne sait pas comment il évoluera au fil du temps. En effet, la taille de l’aréole et du mamelons subissent des variations, notamment au cours de la grossesse : il est donc nécessaire d’être prudent et de mûrement réfléchir avant de s’engager dans ce type de procédure.

Après les mamelons, les tétons subiraient eux aussi la dictature impitoyable de l’apparence. Un gadget japonais poétiquement nommé « Inverted Nipple Suction Dream Charm Adjuster » se charge désormais de corriger les tétons qui ne seraient pas assez saillants ! 


En Thaïlande, un nouveau métier à vu le jour : gifleuse de seins ! A coups de claques et de pincements, ces femmes promettent à leurs clientes d’augmenter leur tour de poitrine d’une taille de soutien-gorge. Une méthode naturelle qui n’en est pas moins coûteuse : 450 euros pour deux sessions de 15 minutes, une par sein.



Sur la vie de mammaire, le business des seins a encore de beaux jours devant lui !