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lundi 6 janvier 2014

Photomontage Femen : à qui profite le crime?



Ces derniers jours, à mon grand étonnement, j’ai vu un cliché être retweeté par des contacts Twitter plutôt mesurés dans leurs messages.

Et qui habituellement prennent le temps de réfléchir avant de poster une image « à chaud ».

Sur cette photo, on pouvait y voir 9 militantes Femen seins nus, le corps peinturluré de messages pour le moins nauséabonds : « 6 millions ? Mytho » « Sainte Shoah is a hoax low cost » « Fuck Shoah business ».

Même si je n’approuve nullement les méthodes des Femen, il apparaît évident que cette photo est un montage grossier. Que les militantes aient un discours radicalement anti-religieux soit. Pour autant, la différence est de taille  entre leurs revendications et des allégations clairement antisémites et négationnistes.

Immédiatement, la question qui me vient à l’esprit est : d’où vient cette image ? Qui, à l’heure actuelle, peut avoir intérêt à faire croire que certains peuvent en toute impunité faire passer des messages antisémites tandis que d’autres sont menacés de procès ? Qu’il existe deux poids deux mesures selon que l’on soit une femme aux seins nus ou un humoriste ?

Après une rapide recherche, le résultat ne s’est pas fait attendre.



Tiens, un Dieudonniste, quelle coïncidence !

L’auteur du photomontage est l’ « artiste » Zeon (je ne mets volontairement pas de lien vers son site), classé par le Simon Wiesenthal dans le top 10 de 2013 des insultes antisémites et anti-israéliennes.

En cause, un de ses dessins, qui rappelle les caricatures du juif pendant la guerre, nez et doigts crochus.


Il ne m’a pas fallu plus de 2 minutes pour avoir confirmation du photo-montage et ainsi remonter jusqu’à son auteur.

Visiblement, tous n’ont pas ce reflexe, pas même certains sites en ligne qui se sont rués sur l’image sans vérification.

A l’heure où tous les coups sont permis pour distiller une propagande nauséabonde, s'il vous plait, prenez toujours quelques instants avant de retweeter un message, une photo lourde de sens. 

Et demandez vous : à qui profite le crime ?