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mardi 18 octobre 2011

La ligne éditoriale de ma vie


La première chose à laquelle j'ai pensée avant d’ouvrir ce blog était la ligne éditoriale. Pour pouvoir émerger, il fallait trouver un angle, une spécialité, un ton qui ferait la différence. Si on se penche sur les sites connus et reconnus, on a toujours affaire à des blogs dont la catégorie est facilement identifiable : blog de maman, blog beauté, blog bd, blog politique, blog high tech…

Mon problème, c’est que je n’arrive à m’enfermer dans aucune des catégories : je suis une mère ok mais une femme avant tout donc disserter à longueur de post sur ma descendance, même avec humour, ne me passionne pas. Je suis féministe mais pour autant je ne veux pas limiter mes écrits à cette thématique. Je suis passionnée d’internet mais pas au point d’axer ma ligne éditoriale sur ce sujet. Quant à la beauté, j’en ai mangé pendant 10 ans et j’ai vraiment envie de passer à autre chose.

L’autre problème, c’est que je ne suis spécialiste en rien. Je m’intéresse à de nombreux sujets, je papillonne, j’aime écrire sur tout et n’importe quoi mais sans vraiment trouver mon domaine de prédilection. Par peur de l’échec, je crois que je préfère être insaisissable, être là où on ne m’attend pas pour mieux en repartir, sur la pointe des pieds. Car se déclarer « expert » c’est se mettre en danger, être attendue au tournant, s’exposer. En cas d’erreur ou de raté, pas de possibilité de se cacher derrière le paravent de la polyvalence, de la non-spécialité. L’autre jour, à a piscine, j’ai réalisé que les moindres moments de mon existence transpiraient cette peur de l’échec et que les couloirs du bassin étaient en quelque sorte une métaphore de ma vie : je préférais m’ennuyer dans le bassin des nageurs lents plutôt que me mettre en danger dans celui des nageurs rapides. J’ai ainsi pesté durant des semaines contre ces postérieurs en maillots de bain moulants à quelques centimètres de mon visage sans trouver le courage de changer de couloir. Petit bras.

Il en est de même dans ma vie professionnelle et personnelle. Je pourrais écrire un guide sur l’orientation tant j’ai essayé de voies différentes : commerce international, DEUG d’allemand, concours de professeurs des écoles, 1ere année de langues étrangères appliquées… pour ensuite exercer des métiers très différents pour lesquels, je suis, à chaque fois repartie à zéro sans réellement trouver ma voie ou ma spécialité.

De même, ma vie sentimentale a longtemps été un ping pong entre des antipodes. Je suis ainsi passée d’un torturé à un extraverti, d’un intello à un superficiel, d’un coléreux à la main leste à un doux comme un agneau, d’un religieux à un antireligieux. Même ma ligne de cœur n’avait pas de ligne éditoriale !

Si ce blog s’appelle « Tout à l’ego, ma vie en vrac sans tri sélectif », c’est aussi une façon d’annoncer la couleur : mes écrits ne seront pas toujours cohérents, pointus, étayés mais je vous aurai prévenus ! Et si c’était ça ma ligne éditoriale finalement?