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mardi 12 mai 2015

Vos suggestions de magazines pour enfants garantis 0% de paillettes!



Suite à mon dernier article, plusieurs d’entre vous m’ont suggéré des magazines pour enfants, non genrés et garantis sans paillettes ni stéréotypes !

Je vais prochainement recevoir un exemplaire de « Georges » et du journal « Le vilain petit canard », j’en ferai un billet pour vous livrer mes impressions.

Merci à tous, voici donc le récapitulatif  de vos parutions préférées :

Edition classique (disponible chez les détaillants presse)


-     Wakou (animaux, nature, 4-7 ans)
-       Youpi (5-8 ans)
-       Le petit Léonard (Art, 6-13 ans)
-       Astrapi  (7-11 ans)
-       Wapiti (sciences, nature et animaux, 7-13 ans)
-       Images Doc (magazine documentaire, 8-12 ans)
-       Sciences et Vie découverte (sciences, 8-12 ans)
-       Virgule (littérature, 10-15 ans)
-       Histoire Junior (histoire, 10-15 ans)
-       Cosinus (maths et sciences 13-18 ans)

Et dans la presse québécoise :

-       Les Débrouillards (Sciences, 9-14 ans)

Edition alternative


-       La petite salamandre (nature, 6-10 ans)

-       Cram-cram (à la découverte d’un pays différent à chaque numéro, 6-12 ans)

-       Georges (histoires, jeux, rubriques à brac, 7-12 ans)

-       Le Vilain petit canard (philosophie, politique, cuisine, danse, chanson, littérature, bande dessinée, histoires co-construites avec le lecteur, poésie, mythologie, bricolages à faire soi-même, à partir du CM2)

-       Patatras mag (ludo-culturel, à partir de 7 ans)

Et dans la presse québécoise :

-   Grilled-cheese (magazine alternatif bilingue)

dimanche 10 mai 2015

Au secours, la presse pour petites filles veut transformer mon enfant en caricature !



J’aborde souvent ici la question des jouets et du genre en pointant les stéréotypes véhiculés et les rôles prédéfinis dans lesquels ils enferment les enfants mais je n’ai pas eu encore l’occasion d’évoquer le sujet de la presse pour petites filles.

Je m’arrache d’ailleurs très régulièrement les cheveux lors des mes passages chez mon détaillant presse en compagnie de ma fille de 6 ans. Comme pour les rayons de jouets, les étals de nos magasins de journaux sont scindés en 2 parties distinctes : les magazines pour garçons et ceux pour filles.

Pour les premiers : de l’action, de la découverte, des sciences, pour les seconds : du rose bonbon, de la cuisine, de la mode, de l’amour et des poneys (malheur au petit garçon qui aimerait l’équitation). Je vous invite d’ailleurs à lire l’article de Lila qui a analysé en détail sur son passionnant blog l’offre des magazines pour petites filles.




Pour ma part, il m’est très difficile de proposer à ma fille des alternatives à ces journaux rose bonbon. Autant en littérature jeunesse, je trouve toujours le moyen de lui conseiller des livres pour sortir un peu des « Martine » et autres livres de princesses (sans compter tous les ouvrages récupérés de son grand frère), autant je me heurte à un handicap de taille lorsque je suis devant les rayons de mon détaillant presse.

La cause : le cadeau offert avec ce type de magazines. Comment lutter contre un collier de perles, un set de maquillage, un téléphone portable avec diamant incrusté et les mettre en concurrence avec un simple J’aime Lire ou un Journal de Mickey ? C’est perdu d’avance.

(Et pour les abonnements, ce n'est pas mieux!)

D’ailleurs, la plupart du temps, le choix du journal par ma fille se fait en fonction de l’objet offert et non pas du contenu, les éditeurs le savent bien. Précision importante que je tiens de l’époque où j’étais en charge de l’achat d’objets publicitaires, il faut savoir que la valeur du cadeau est limitée légalement à 7% de la valeur du produit.

Donc pour un journal à 6€, la valeur du cadeau offert s’élèvera au maximum à…42 cents ! On imagine dans quelles conditions celui-ci a été fabriqué…

Double peine, ces cadeaux, à l’image de leurs magazines, enferment eux aussi les petites filles dans des stéréotypes sexistes. Dernier exemple en date, le dernier numéro du journal de Charlotte aux fraises.

Ma fille, qui connait ma position sur la question, profite régulièrement de ses balades avec son père pour lui faire acheter ce type de journaux. J’ai compris que c’était le cas aujourd’hui encore quand elle s’est empressée de me dire en arrivant à la maison « Je n’ai pas acheté le journal de Charlotte aux fraises pour le cadeau mais parce que j’adore lire ! ».

Le cadeau en question : un magnifique « kit shopping », rose bonbon forcément, composé d’un faux rouge à lèvres, d’une clé de voiture et d’une carte bleue…euh rose !

Quand ma fille m’a vue dégainer mon appareil photo pour immortaliser ce petit condensé de stéréotypes, elle m’a lancé en souriant « Je sais ce que tu vas faire : encore un écrire un truc pour critiquer hein c’est ça ? ».

Ouf, la presse pour petites filles ne l’a pas complètement lobotomisée !

EDIT : Si vous avez des revues à me conseiller pour les 6-8 ans, je prends! J'en ferai un billet complémentaire!

lundi 4 mai 2015

Les super-héroïnes DC Comics : réelle avancée ou énième ghetto rose ?

En février dernier, on avait beaucoup entendu parler de Rowan, petite fille de 11 ans qui avait écrit une lettre à DC Comics pour lui demander davantage de super-héroïnes au sein de ses histoires. 


"J'adore les super-héros et je lis des comics et regarde des dessins animés et des films de super héros depuis que je suis très jeune. Je suis une fille, et je suis contrariée parce qu'elles ne sont pas très nombreuses les super héroïnes dans les films et les bandes dessinées de DC" écrivait-elle alors. 

Elle pointait également l’hyper-sexualisations des super-héroïnes : "Si Batman doit porter une armure, pourquoi Wonder Woman n’en porte-t-elle pas ? Je sais qu’elle est invulnérable, mais ce serait quand même mieux si elle ne portait pas tout le temps un maillot de bain"…


Super Rowan

DC comics a écouté la petite fille, en lui offrant tout d’abord un dessin la représentant en « Super Rowan » puis en annonçant le lancement de « Super héros Girls » à partir de l’automne prochain. 


Dans cette série, on suit ainsi les aventures des super-héroïnes et super-vilaines avant qu’elles ne découvrent leurs pouvoirs : Wonder Woman, Supergirl, Batgirl, Harley Quinn, Bumble Bee, Poison Ivy, Katana et bien d’autres ont d’ailleurs été relookées à cette occasion (exit le maillot de bain pour Wonder Woman). Une plutôt bonne nouvelle donc.

« DC Super Hero filles représente l’incarnation de notre stratégie à long terme pour exploiter la puissance de nos divers personnages féminins. Je suis heureux que nous puissions offrir des modèles pertinents et forts d’une manière unique, juste pour les filles » a ainsi expliqué Diane Nelson, présidente de DC Entertainment.

Juste pour les filles. DC Comics nous refait donc le même coup que Lego Friends et ses briques rose bonbon, ses salons de beauté et ses figurines sexualisées. Plutôt que d’essayer d’intégrer ses super-héroïnes au sein d’aventures mettant en scène également des super-héros, l’éditeur crée un ghetto rose. Dans les magasins de jouets, nous aurons donc un rayon super-héros filles et un rayon super-héros garçon, une classification genrée de plus. Comme s'il n'y en avait pas suffisamment...

Ne vous méprenez : je trouve l’initiative malgré tout globalement enthousiasmante. J’apprécie grandement que les petites filles puissent avoir des modèles alternatifs qui se démarquent des éternelles princesses ou fées. Pour autant, je ne me résous pas à l’idée qu’il y ait toujours des héros « spécial filles » et d’autres « spécial garçons ».

Et je crains que les aventures de nos « Super héros Girls » ne soient aussi caricaturales que le costume de la Barbie « princess power », en mini-jupe et cuissardes à talons rose bonbon… 



 A suivre donc !







lundi 9 février 2015

Elles osent! Entreprendre au féminin : Kate Pietrasik, créatrice de la marque Tootsa MacGinty



 Pas toujours facile quand on est parents de trouver des vêtements pour filles sans princesse/paillettes/rose bonbon ou des pulls pour garçons avec autre chose que des têtes de mort ou des logos taille XXL.

Au hasard de ma veille sur le marketing genré, je suis tombée sur la marque britannique Tootsa MacGinty qui propose une ligne de vêtements colorés, funs, bien pensés...et surtout non-genrés!

Sa créatrice, Kate Pietrasik, a gentiment accepté de répondre à mes questions (en anglais, j'espère avoir retranscrit sa pensée au mieux!)

Bonjour Kate, pouvez-vous vous présenter ? Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Bonjour, je m’appelle Kate Pietrasik, j’ai crée la marque de vêtements unisexe pour enfants Tootsa MacGinty il y a 4 ans. Nous proposons de vêtements de la taille naissance jusqu’à 8 ans et sommes distribués dans 11 pays dans des points de vente tels qu’Harvey Nichols à Hong Kong, Selfridges à London ou Babesta à New York. J’ai grandi à Londres puis me suis installée à 16 ans en Australie peu de temps après le départ de mes parents pour l’Ecosse. 

J’ai depuis vécu aux Etats-Unis et en France. Je suis diplômée en art contemporain et design (Southern Cross University en Australie et Pratt Institute à New York). Après mon diplôme, j’ai passé 12 années très enrichissantes en France. A cette occasion, j’ai travaillé en tant que styliste pour de célèbres marques de sport, de surf et de streetwear telles que Tommy Hilfiger, Roxy / Quiksilver, Henri Lloyd and Le Coq Sportif.

Comment est née votre marque Tootsa MacGinty ?
Après la naissance de mon premier enfant, je suis revenue m’installer en Angleterre et ai été horrifiée par la ségrégation filles/garçons qui régnait dans les rayons des magasins, que ce soit pour les jouets ou les vêtements. En cherchant des vêtements pour ma fille, j’ai été choquée par le nombre limité de couleurs et surtout par les stéréotypes de genre véhiculés : de nombreux produits encourageaient ainsi les petites filles à se préoccuper uniquement de leur apparence alors que l’agressivité était valorisée chez les petits garçons. L’idée de créer une marque de qualité et qui offrirait une alternative est venue de là.










En quoi cette marque est-elle différente ? Quelle est sa philosophie ?
Avant tout, la philosophie de Tootsa MacGinty  est d’offrir aux enfants de jolis vêtements colorés et de qualité. Au cœur de la marque : la volonté de créer une alternative aux stéréotypes en ne séparant pas nos vêtements par genre. Nous utilisons un éventail de couleurs, des imprimés originaux et enfantins qui nous démarquent de la plupart des marques de textile qu’elles soient de niche ou grand public.

Je suis passionnée de design : j’y porte donc une attention toute particulière. Notre but est d’ajouter des détails malins, utiles et funs à des vêtements de qualité. Ca peut être par exemple une marionnette brodée à l’intérieur d’une poche pour que les enfants la découvre. Ou des bandes de tissu brodées sur le côté des jeans pour pouvoir faire des revers plus ou moins grands au fur et à mesure que l’enfant grandit. Cette attention portée aux détails est notre valeur ajoutée.


D’après vous, en quoi les stéréotypes genrés peuvent-ils être nocifs pour les enfants ? Le choix des vêtements est-il important ?
Les enfants ont une imagination débordante et sont fascinés par le monde qui les entoure. Pourquoi limiter leurs choix alors que nous pourrions les encourager à explorer toutes les possibilités qui s’offrent à eux, indépendamment de leur genre ?
Je suis aussi membre fondatrice de la campagne « Let Clothes beClothes ». Sur le site nous affirmons : « Il y a de nombreuses manières d’ « être une fille » ou d’ « être un garçon ». Ces façons d’être ne sont pas définies par une couleur ou par le fait d’être une princesse ou une fée. Jouer avec un train ou aimer les dinosaures ne rend pas les filles « moins filles ». Mettre une robe de princesse ou un t-shirt avec un chaton ne rend pas les garçons « moins garçons ». Les enfants devraient pouvoir choisir leurs propres centres d’intérêt, explorer des couleurs, des thèmes et des idées différentes. Chez Tootsa MacGinty nous n’avons de cesse de proposer des collections de vêtements unisexes.


Beaucoup de parents pensent, à tort, que les petites filles sont naturellement attirées vers le rose, qu’en pensez-vous ?
Avant le 19ème siècle, les couleurs n’étaient absolument pas genrées – pour s’en convaincre il suffit de regarder à travers l’histoire pour voir que les rois portaient du rouge, du violet et du rose, symboles de richesse ! Le bleu et le rose n’étaient d’ailleurs pas des couleurs pensées pour les bébés à l’origine. Il a fallu attendre la 1ère guerre mondiale pour que le rose et le bleu soient genrés. A cette l’époque le rose était considéré comme une couleur masculine. Par exemple, un magazine américain « Earnshaw's Infants' Department » affirmait en 1918 : « Le rose, qui est une couleur plus affirmée et forte, va mieux aux garçons. Le bleu, en revanche, plus délicat et gracieux, va mieux aux filles ». En 1927, le Time magazine publiait un tableau montrant les couleurs les plus appropriées selon les genres d’après les déclarations des magasins américains. Et la plupart affirmaient que le rose était plus approprié pour les garçons. Cela prouve bien, selon moi, qu’il n’y a pas de preuve scientifique de l’attirance innée des filles vers le rose ou des garçons vers le bleu.


Le marketing genré est une invention récente, comment l’expliquez-vous ? Quel intérêt y trouvent les marques ?
La raison est très simple : en genrant leurs produits, les sociétés augmentent leurs bénéfices.
Lego est d’ailleurs un exemple flagrant. En 1960, leur publicité mettait en scène des garçons et des filles jouant avec la même boîte de Lego. Désormais Lego a crée des gammes spécialement destinées aux petites filles (coiffeur, café, école) et d’autres destinées aux garçons (vaisseaux ou châteaux). En affirmant aux enfants « vous êtes différents les uns des autres », les marques incitent les parents à dépenser davantage d’argent en achetant des jouets pour filles et d’autres pour garçons. 
 
D’après quels critères sont crées vos produits ? (matière, motifs, design…)
Tootsa MacGinty est fier de produire des vêtements que les enfants aimeront porter : colorés, confortables et lavables en machine. Sans froufrou ou détails à outrance, ce ne sont pas des versions miniatures de la mode adulte. Nous utilisons des matières de qualité, du 100% coton ou du cashmere que nous prélavons pour qu’ils puissent résister aux enfants !Ils sont conçus pour être beaucoup portés, beaucoup lavés puis donnés à un membre de la famille ou un ami, indépendamment de leur genre.



Ou trouvez-vous l’inspiration pour vos produits ?
Je suis en perpétuelle quête d’inspiration donc le bureau de mon PC est souvent en désordre et j’ai plusieurs boards Pinterest « cachés » où je rassemble ce que je trouve sur internet. Je suis très au fait des tendances. Je suis naturellement la mode et me tiens au courant de tout ce qui touche à l’art, au design et à la musique. Vivre dans un melting pot tel que Londres est une grande source d’inspiration.
Les voyages constituent une grande partie de mon inspiration et je suis souvent influencée par les pays que j’ai visités et où j’ai vécu. Le thème d’une nouvelle collection, par exemple, pourrait très bien tourner autour d’une région ou d’un pays. Je pourrais tirer mon inspiration des tissus locaux, des imprimés et des couleurs. Pour les motifs, je m’inspirerais des animaux ou de la végétation de la région, en les associant au sein d’une palette de couleurs. Pour la collection Printemps/Eté 2015 par exemple, il s’agit de l’Afrique : la collection met en scène les animaux de la savane, les imprimés animaliers et les magnifiques tissus imprimés africains, rappelés dans les détails des vêtements (cols, poignets ou taille).

Quelles sont vos meilleures ventes ?
Nos pulls à motifs en cashmere/laine sont notre signature et sont devenus si populaires que nous avons décidé de produire le modèle « Renard » en édition limitée pour les adultes. Notre best-seller est également un sweat-shirt représentant un ours dont le museau s’ouvre avec un zip, laissant apparaître sa gueule. 


Comment les parents et les enfants ont-ils perçu votre collection ?
Nous recevons beaucoup de retours positifs. Les parents apprécient le fait que MacGinty offre une alternative fun et élégante aux vêtements genrés en proposant des articles innovants, lavables en machine et durables.

Quels sont vos projets pour le futur ?
J’ai noué des liens très forts avec la France après avoir travaillé là-bas de nombreuses années : j’ai donc de nombreux projets avec des artistes et des designers français.
Nous avons déjà travaillé avec une styliste incroyable, Valy Lévy-Debussy, qui a crée pour nous des coussins brodés en tapisserie depuis sa maison de la côte Basque. Nous allons poursuivre cette collaboration tout en élargissant notre offre de linge de maison.

Notre collection automne/hiver 2015 incluera une gamme de t-shirts et de sweat-shirts crées en collaboration avec un talenteux designer graphique « Lucky Left Hand ». Nous allons également lancer une gamme d’espadrilles fabriquées en France.

Notre but ultime est d’offrir une gamme de produits mode et lifestyle non genrés à destination des enfants. Tootsa MacGinty a grandi rapidement et le succès est au rdv au niveau international : preuve, s’il en fallait une, qu’il y a une vraie appétence pour nos produits.

Pour en savoir plus : Site internet de la marque


lundi 19 janvier 2015

Opération Nounours : une bonne action pour aider les enfants atteints du cancer


Il y a quelques jours, je vous ai parlé de l'association "Princesse Margot" qui soutient et accompagne les enfants et les adolescents atteints de cancer et leur famille.

Aujourd'hui, je relaie une nouvelle opération de cette association : une vente de nounours qui lui permettra de récolter des fonds tout en faisant plaisir à l'enfant à qui vous offrirez cette adorable peluche!

Très douce et de bonne qualité, elle ne coûte que 12€ : détail qui a son importance, l'intégralité de l'argent collecté (soit 12€ par peluche) sera intégralement reversé à l'association, les peluches ayant été offertes par un généreux donateur.


J'en ai acheté 2 pour mes enfants et en ai profité pour leur en parler de la maladie, des enfants qui en souffraient et des solutions pour les aider.

Le nounours, au-delà de son aspect ludique, peut être une bonne porte d'entrée pour évoquer ces sujets difficiles.

La peluche a été immédiatement adoptée par les enfants, qui en ont profité pour la rhabiller pour l'hiver!




Si vous souhaitez vous aussi aider l’association, voici les points de vente où vous pourrez acheter les nounours « Princesse Margot » :

*Princesse Margot: 12-14 rue Georges Huchon 94300 Vincennes
* Elia Essentials: 7 rue crébillon 75006 Paris
* Idéal Vision: 96 bd de picpus 75012 Paris
* Sur le Zen: 78 rue Pierre Demours 75017 Paris
* Féminin Pluriel: Centre commercial du RER la Défense, 92800 Puteaux



jeudi 15 janvier 2015

Interview de Muriel Hattab, Présidente de l'association "Princesse Margot



Je reçois aujourd’hui sur le blog Muriel Hattab, Présidente de l’association « Princesse Margot » qui soutient et accompagne les familles dont les enfants sont atteints de cancer.

J’ai connu Muriel par le biais de ma cousine Joanne, elle-même bénévole, et ai souhaité mettre en lumière le travail formidable réalisé en lui donnant un peu de visibilité sur le blog.  

Bonjour Muriel, peux-tu nous parler de l’association « Princesse Margot » : comment est –elle née ?
L'association est née en septembre 2012, juste 3 mois après le décès de ma fille Margot, emportée par un cancer du cerveau à l'âge de 18 ans.

Quels sont ses objectifs ?
L'association soutient et accompagne les enfants et adolescents atteints de cancer et leur famille.

Quelles sont les actions mises en place par ton association pour y parvenir ? As-tu des exemples de réalisations ?
L'association est présente toutes les semaines dans les hôpitaux St Louis, Robert Debré et l'Institut Curie où nous avons mis en place des ateliers manuels, théâtraux, musicaux ou culinaires.
Princesse Margot, c'est aussi une Maison, qui accueille ces enfants malades et leur famille pour un soutien principalement psychologique.

On connaît mal les cancers pédiatriques : quel est l ‘état des lieux à l’heure actuelle ?
Le cancer de l'enfant est la 2ème cause de mortalité infantile, 2000 enfants en France sont touchés chaque année dont 20% ne guérissent pas.
Seulement 2% des fonds alloués à la Recherche sont reversés à la Recherche en oncologie pédiatrique.


En quoi est-il différent des cancers de l’adulte ?
Les cancers de l’enfant sont différents de ceux de l’adulte car un corps d’enfant étant en croissance, donc en constante évolution, l’impact des traitements peut être différent de celui observé chez l’adulte.

Quels sont vos soutiens et partenaires à l’heure actuelle ?
Nous sommes soutenus par de nombreuses personnalités telles que Stéphane Freiss (parrain), Bruno Solo, Kev Adams, Léa Drucker, Jules Sitruck... et bien d'autres mais aussi par les hôpitaux qui nous font confiance.

Comment fonctionne l’association ?
L'association fonctionne aujourd'hui avec une équipe d'une vingtaine de personnes, toutes bénévoles. Nous organisons des évènements pour récolter des fonds ou des opérations, tels que, en ce moment, la vente d'un nounours au prix de 12€ qui est reversé à 100% à Princesse Margot.

Quels sont les retours des familles et enfants que vous accompagnez ?
Les familles sont soulagées de pouvoir se reposer sur l'association pour être soutenues, aidées, guidées, rassurées, mais aussi pour organiser des anniversaires ou des surprises...
Des liens forts se créent entre eux et nous.

Comment peut-on concrètement vous aider ?
Evidemment comme toute association, Princesse Margot a besoin d'argent pour continuer ses actions, sous forme de don ou de sponsor ou de partenariat, mais aussi de bénévoles.

Le bénévolat même si on n’est pas très à l’aise avec les hôpitaux c’est possible ?
Bien sûr, nous sommes à la recherche de bénévoles, mais il n'est pas forcement obligatoire d'aller dans les hôpitaux, il y a bien sûr d'autres tâches qui peuvent aider l'association.

Quels sont les futurs projets de l’association ?
Nous venons de terminer la rénovation des chambres du service AJA (Adolescents et Jeunes Adultes) de l'Institut Curie, et nous allons faire également l'aménagement et la décoration des chambres des services hématologie de l'hôpital Robert Debré et Saint-Louis à partir d'avril 2015.

Pour en savoir plus :
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