> PROFS : le pire est au programme (petit retour sur mon billet d'hier)

vendredi 19 juin 2015

PROFS : le pire est au programme (petit retour sur mon billet d'hier)



Petit retour sur mon dernier billet qui a fait beaucoup plus de bruit que je ne l’aurais pensé (plutôt de la cacophonie que du bruit d’ailleurs).

Après 10 000 visiteurs, une mention dans Libération, des insultes à foison et quelques touchants soutiens, je souhaitais faire un point.

Quand j’ai écrit ce billet au départ, je ne pensais vraiment pas qu’il serait aussi lu.

Du coup, j'ai écrit mon premier titre très rapidement une fois le billet rédigé : « Les profs sur Twitter : cyniques désabusés ou beaufs en quête d'attention? » même s’il ne me satisfaisait pas totalement à cause du raccourci qu’il induisait. 

J’avais initialement écrit « MsieurLeProf et Roux Svelte : cyniques désabusés ou beaufs en quête d'attention? » mais je trouvais que le phénomène ne se limitait pas à ces 2 personnes. J’avais aussi pensé à « Ces profs qui se moquent de leurs élèves sur Twitter : cyniques désabusés ou beaufs en quête d'attention? » mais « se moquer » me paraissait trop faible (et puis je n’aime pas les titres qui commencent par « Ces…qui »).

Quelques minutes après la mise en ligne, toujours gênée aux entournures par le titre, je le corrige en « Ces profs qui clashent sur Twitter : cyniques désabusés ou beaufs en quête d'attention? ».

Trop tard, le mal était fait, j’ai eu le droit à des attaques toute la journée au sujet de ce titre qui n’avait été en ligne que quelques minutes. A croire que les gens ne s’arrêtent qu’au titre pour arrêter leur jugement.

Quant au fond du billet : à savoir, est-il normal que certains profs tiennent de tels propos sur les élèves, même anonymisés, sur un lieu public tel que Twitter : aucun retour, que des invectives. L’article n’a été perçu par la plupart des enseignants que comme une critique virulente de TOUS les professeurs. Il est pourtant étrange de se sentir assimilé à ceux qui clashent les élèves quand on ne pratique pas soi-même ce genre d'exercice.

Voici un bref échantillon des propos tenus à mon égard par des professeurs (hier soir, j’en étais environ à une soixantaine de mentions  toutes les 5 minutes pour information).









Inquisition, dénonciation, merde, pétasse, morue, blogueuse sans talent : et aucune indignation sur le fond du problème. Dites les profs, vous n’avez pas l’impression de vous tromper de colère ?

Heureusement, j’ai pu échanger plus sereinement avec l’un des principaux intéressés, MsieurLeProf, d’abord dans les commentaires du blog puis en MP.

Cet article a été aussi l’occasion de découvrir des comptes de profs que je ne connaissais pas : je suis désormais 5 nouvelles personnes sur Twitter.

Je viens également de découvrir l'excellent billet de Mr Pourquoi sur Médiapart, enseignant qui donne son avis sur ce débat et propose des solutions. C'est à lire ici.

Mon billet aura au moins servi à ça.