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vendredi 8 août 2014

Somewhere over the rainbow...Loom



Au début, je les trouvais sympas ces bracelets en élastique : enfin une activité créative qui occupait les enfants les jours de pluie (et dieu sait qu’ils ont été nombreux en juillet) et les détournait provisoirement de leurs écrans.

Dans la rue, je m’amusais à observer les poignets des gens « Tiens, lui c’est un papa, il a un bracelet en plastoc ».

Et puis très vite, la productivité de mes enfants est devenue frénétique et je n’ai plus eu assez de bras pour porter leurs chefs d’oeuvre. 



 Il a fallu me rendre à l’évidence : même s’ils atteignaient des degrés de sophistication inégalés, ces bracelets étaient très laids. 

 On n’a pas mis des années à faire disparaître les colliers de pâtes des cadeaux de fêtes des mères pour se coltiner ces trucs non ? Ma stratégie : tirer dessus à intervalles réguliers. A un moment donné, il y en a fatalement un qui craque. J’en ai eu 2 en 2 jours dernièrement.

 

Mon mari a une autre stratégie d’évitement : il les accumule sur le levier de vitesse (le « peace and love » est fort à propos quand on connaît sa patience au volant)

Mais le pire c’est que ces élastiques se baladent partout : après les minuscules accessoires Polly Pocket et les pièces de Lego qui nous arrachent un cri étouffé quand on marche dessus pieds nus, voilà que ces bouts de plastique se rajoutent à la longue liste des trucs à ramasser dans les 4 coins de la maison. J’en ai retrouvé dans la machine à laver, aux toilettes et même dans le tiroir des sous-vêtements. Les Rainbow Looms s’immiscent partout : même sur le petit marché normand où je vais d’habitude, les élastiques ont remplacé les vendeurs de cidre et de camembert. Une vraie invasion.



Sur Facebook, même les adultes s’y mettent, postant à qui mieux mieux leurs magnifiques productions. 

Oh la belle bague en forme de papillon. 




Quel beau stylo ! 

Cécile, bientôt 40 ans, nous expose fièrement ses oeuvres



Et ce pauvre chat qui n’a rien demandé !



Sur internet, on trouve un véritable musée des horreurs made in Rainbow Loom :

La combo de la mort : l’association banane / Rainbow Loom (pardon pour l’explosion de rétine)



Le string de pied : coucou les mycoses !



Le très seyant costume 3 pièces




Une poupée inquiétante



Le slip en Rainbow Loom

Le déguisement en Rainbow Loom



Même le pape et Julia Roberts ont été contaminés ! 




L’heure est grave ! Parents, révoltons-nous et rassemblons-nous autour du FLRL (Front de Libération du Rainbow Loom !).

Vous cherchez des excuses pour bouter les élastiques hors de votre foyer? Dites à vos enfants que ce n’est pas écologique ! Ou qu’un petit garçon a failli perdre 2 doigts en s’adonnant à cette activité diabolique !

Sinon, prenez votre mal en patience : avec un peu de chance la mode ne passera pas l’été. 

Et les bracelets en élastique rejoindront le panthéon des jouets ringards, aux cotés des toupies Beyblade, des scoubidous et des bracelets brésiliens.