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Une question? C'est dans la FAQ!

dimanche 29 septembre 2013

Le temps, le temps, le temps et rien d'autre...


Depuis que je suis freelance, la question du temps se pose de manière récurrente.

Comment organiser mes journées pour être la plus efficace possible. Comment arriver à jongler entre les projets, les vacances des enfants, les rdv et les sorties d’école.

Comment parvenir à évaluer le temps que me prendra un article, une fiche produit, une accroche et combien le facturer.

Cette épineuse question nécessite constamment pédagogie et diplomatie pour expliquer à mes clients que le temps n’est pas forcément une donnée pertinente.

J’aime souvent évoquer cette anecdote pour illustrer mon propos : un jour, un touriste s’approche de Picasso et lui demande de lui dessiner quelque chose. Celui-ci s’exécute. Il demande alors à l’artiste combien coûte ce dessin. Le peintre lui répond  tout de go « 1 million ». « Un million ? » s’étonne le touriste « mais ça ne vous a pris que 30 secondes ! ». « J’ai mis 30 ans pour apprendre à dessiner en 30 secondes » lui rétorque alors Picasso.

Je n’aurai bien sûr pas la prétention de me comparer à Picasso, néanmoins je trouve cette anecdote transposable à bien des domaines. Elle pose la question cruciale de la valeur de l’expérience. Si aujourd’hui, je suis capable d’écrire très rapidement, c’est grâce à des années de raturages, d’hésitations, de textes poussifs et de découragement.

Pourtant, je ne me considère paradoxalement pas comme quelqu’un de rapide.

J’ai besoin de temps pour sentir mes interlocuteurs et ce qu’ils attendent de moi. Avant de pondre la moindre ligne, il me faut lire beaucoup, m’imprégner d’ambiances, flairer l’air du temps, faire le tour des concurrents. Une fois la tête pleine d’émotions et de mots, je repense alors au texte sous ma douche, en poussant mon caddie, en éminçant mes oignons. La nuit parfois même, il me réveille. Ce processus peut prendre des jours entiers. Difficile de chiffrer et de facturer cette maturation.

Enfin, à un moment, le déclic arrive. Je m’assois devant mon écran et ce qui ne ressemblait qu’à une vague idée prend alors corps sous mes yeux. Un peu comme lorsqu’un vulgaire tas de glaise prend forme humaine sous les doigts du sculpteur. Un petit miracle quotidien qui continue encore de m’émerveiller.

Paradoxalement, cette étape de rédaction est souvent extrêmement rapide. Généralement, je laisse le texte reposer une nuit entière, puis je le retravaille le lendemain.

Très souvent, je veille à ne pas l’envoyer trop vite, de peur que le client ne pense que je l’ai bâclé ou qu’il n’en a pas eu pour son argent. « Vite fait, mal fait » reste pour beaucoup un adage qui a fait ses preuves.

Il existe un autre malentendu de taille au sujet du temps. Pour beaucoup, faire court c’est forcément rapide. J’ai récemment dû rédiger une soixantaine de fiche produits pour un site marchand : une accroche qui incitait à l’achat + 5/6 lignes synthétisant l’histoire du produit, sa description, son origine et ses indications.  « Ca ne va pas vous prendre beaucoup de temps, il ne s’agit que d’une phrase et de quelques lignes » m’avait alors lancé mon client pour me rassurer. Pourtant, en dépit d’une idée reçue, il est bien plus rapide de tartiner des pages que d’être synthétique. Il est également bien plus difficile de faire passer un maximum d’idées en un minimum de mots que de laisser libre cours à sa plume sans limitation.
L’exercice ressemble parfois à un tour de force, comme essayer de rentrer un éléphant dans une 2 chevaux.

Pour se faire pardonner la longueur de sa lettre, Pascal écrivait en conclusion « Je n’ai pas eu le temps de faire plus court ».

Preuve, s’il en fallait une, que la concision prend du temps.






jeudi 26 septembre 2013

Cancer du sein : sauver les nichons ou les femmes?



Hier matin, mon œil embrumé tombe sur ce message énigmatique sur Twitter : « N'hésitez pas à me rejoindre Sophie :-) J'ai besoin de femme comme vous.... ».

Chouette, me dis-je, une offre de boulot, une proposition de conférence intéressante ou peut-être même une invitation pour rejoindre une ligue secrète de super-héroïnes masquées (quoi, on peut rêver ?).

Piquée par la curiosité, je clique sur le lien puis tombe sur un site dénommé « Montrez-nous le vôtre » dont le design ressemble étrangement à un site de photographe de charme : corps nu en arrière-plan, clichés de mannequin en noir et blanc et gros plan sur des seins qui défilent en permanence. En lisant l’à-propos je comprends alors qu’il s’agit d’un énième site demandant aux femmes de se dénuder pour lutter contre le cancer du sein. Quelle originalité ! Entre Marie-Claire et ses people topless, Boobstagram et ses photos de nichons, sans compter le happening seins nus et pancartes à Montpellier, on peut dire qu’on a mangé de la poitrine à toutes les sauces ! « Tous les slogans qu’elles avaient, je crois qu’on les lisait vraiment » explique le rédacteur en chef de Grazia présent ce jour-là place de la Comédie, comme habité par une révélation divine.

Montrer ses seins pour se faire entendre ça ne vous rappelle rien ? Bingo, il s’agit d’une des techniques de communication utilisées par les Femen. Mais ce n’est pas le seul point commun avec toutes ces actions « topless contre le cancer du sein ». Il y a d’abord l’injonction faites aux femmes : « Montrez-nous le vôtre » nous demande le site, « Françaises, déshabillez-vous » nous ordonnaient les Femen.

Autre point commun, cette dictature de la minceur et de la beauté : chez les féministes ukrainiennes comme chez « Montrez-nous le vôtre », Boobstagram ou Marie-Claire, que des seins hauts, fermes et harmonieux, rien que de jolis décolletés évocateurs. Exit les seins mous, qui tombent, les cicatrices ou les vergetures : pas photogéniques, pas vendeurs, circulez, y a rien à voir. J’entends déjà le fondateur de Boobstagram me répondre « Mais nous ne faisons pas de discrimination esthétique ! » « Il y a de très beaux petits seins, des gros moins beaux et vice versa : la taille n’est donc pas vraiment le critère » comme il l’a déclaré sur ce blog. Sauf que la sélection est naturelle : une femme aux seins mous, tombants, pas conformes n’oserait jamais aller rivaliser avec ces poitrines fermes et photogéniques.

La conséquence : donner aux femmes une image idéalisée de leurs seins, peu semblable à la réalité. Plus grave : creuser le fossé entre les malades et les bien-portants. Je sais que l’on ne s’adresse pas dans ces campagnes aux femmes touchées par le cancer, que l’on cherche ici à sensibiliser les autres femmes au dépistage. Cependant, on impose aux malades la vision d’un corps parfait, avec 2 seins, qui semble dire « si vous voulez être comme moi, une femme complète, faites-vous examiner ».

Pourtant, le cancer ce n’est pas ça, cette femme nue, belle et attirante. Le cancer c’est du sang, de la lymphe, des cicatrices, des cheveux qui tombent et des vomissements.

Pourquoi oser montrer des poumons noircis dès lors qu’il s’agit de faire de la prévention contre le cancer du poumon mais tout enrober de ruban rose et de seins affriolants quand on parle du cancer du sein ? Pourquoi les hommes ne montrent-ils pas leurs fesses pour parler de la prévention du cancer de la prostate ou leur sexe pour sensibiliser l’opinion au cancer des testicules ? En comparaison, "Movember", une opération pour récolter des dons pour lutter, entre autre, contre ces 2 maladies masculines, propose aux hommes…de se laisser pousser la moustache.

Déshabiller les femmes pour une cause noble n’est pas plus louable que pour vendre un aspirateur. Surtout que l’opportunisme pose parfois question. Boobstagram en est un parfait exemple « Tout est parti d’une photo du décolleté d’une copine que j’ai prise à une terrasse de café. Le concept m’a amusé, j’ai très vite posté sur Facebook une première série de ces photos prises avec l’application Instagram. J’ai reçu de nombreux commentaires et « like ». J’ai alors enrichi la collection sur un blog et les contributions ont commencé à arriver à ce moment-là. Dans un des commentaires, une jeune femme qui appréciait le blog en a profité pour interpeller les femmes en leur suggérant de les montrer également à leur médecin. Mon engagement pour la lutte contre le cancer du sein a trouvé tout son sens ce jour-là. » explique le fondateur du site. Une façon détournée de s’acheter une bonne conscience à peu de frais : "Mais non, vous ne vous rincez pas l’œil messieurs, vous faites une bonne action".

Aux Etats-Unis, la prévention contre le cancer du sein a justifié tous les excès. En 2011, le spot du « Rethink Breast Cancer Charity » est ainsi allé très loin en montrant une jeune femme déambulant en bikini blanc autour d’une piscine remplie de mâles. Le tout accompagné de gros plans sur sa poitrine, de musique lascive et de textes en surimpression ("Vous aimez ça"). Son nom "Save the boobs" ("sauvez les nichons"). « S'il s'agissait d'une publicité pour la bière Budweiser, relève le LAT, toutes les ligues de vertu, les défenseurs de la religion et de la famille deviendraient hystérique. Mais là, le politiquement correct interdit toute contestation, «sauf à prétendre être POUR le cancer du sein».
 L’année dernière, le site  porno Pornhub proposait, quant à lui, de verser 1 cent à la lutte contre le cancer toutes les 30 vidéos vues.

On se demande finalement dans tout ça qui on cherche vraiment à sauver : les nichons ou les femmes ?

Edit 1 : Suite à nos échanges sur Twitter, la fondatrice de « Montrez-nous le vôtre » a effectué des changements sur le site. Elle a davantage mis en avance la mosaïque finale plutôt que les photos de seins.
Edit 2 : Ce billet a été l’occasion de découvrir l’excellent post d’Hélène Bénardeau sur le sujet ainsi que le travail de l’association Skin, qui soutient les malades à travers l’art (binôme malade/artiste).


mardi 24 septembre 2013

Un peu de moi, ici et ailleurs

Allez hop, un peu d'autopromo.

Petit récapitulatif vite fait, bien fait de ma présence ailleurs que sur le blog.

- Je viens d'écrire un article pour Rue89 au sujet des parodies inversant les rôles hommes/femmes afin de dénoncer le sexisme, vous pouvez le lire ici. Je précise que le titre n'est pas de moi, je n'aurais pas utilisé le mot "vengeance" que je trouve trop revanchard.

- J'ai répondu aux questions de Gaëlle Picut sur son excellent blog au sujet de la conciliation vie pro/vie perso, vous pouvez lire l'interview ici

- La websérie à laquelle j'ai participé lors des ateliers d'écriture "Les nouveaux talents" est en ligne. Evidemment je déteste ma tête et ma voix mais les conseils de Bruno sont passionnants et à ne pas rater.
Vous pouvez visionner les premiers épisodes ici 

- Enfin, Ouest France parle de mon billet au sujet de Facebook et du cancer du sein ici

Bonne lecture!

dimanche 22 septembre 2013

Mickey est-il un horrible macho?



J’en parlais ici, il ne faisait pas bon être une femme chez Disney en 1938.

Les choses ont depuis évolué et la gent féminine n’est heureusement plus cantonnée au coloriage au sein de l’équipe d’animation.

Cependant tout n’est pas rose au pays de Mickey question égalité des genres et très régulièrement, la marque continue à se prendre les pieds dans les stéréotypes sexistes.

Illustration en quelques exemples :



- Grâce à Twitter, via @_Aenki je découvre qu’en 2007, Picsou Mag expliquait à la petite Clara, 7 ans, les différences de genre avec une grande subtilité : les garçons ne sont pas habiles avec les bébés car ils sont plus habiles avec leurs pieds et un ballon. "Et toi, tu te débrouilles comment sur un terrain de foot ?". Retourne donc à ta cuisine Clara !



- En mars dernier, voici comment le journal de Mickey expliquait la journée des droits des femmes aux enfants. "Ce jour-là on laisse les garçons préparer le petit déjeuner ou le dîner". Ce qui sous-entend que les 364 autres jours, la cuisine reste le territoire exclusif des femmes. Exceptionnellement, on les "laisse faire" le 8 mars. Mais les autres jours, on renfile le tablier, faut pas exagérer.

- Récemment, des affiches pour Disneyland Paris ont fleuri dans le métro parisien (crédit Ironcalimero). Dans l’une des versions fille, une fillette déguisée en princesse, un doigt dans la bouche hésite entre 2 prétendants. 


Dans la seconde, une jeune fille, un sourire mutin aux lèvres semble avoir le cœur qui balance entre Aladdin et Flynn Rider. Toutes les 2 ne regardent pas devant elles mais un des héros. 



Dans la version masculine, le petit garçon court, entouré de Peter Pan et Buzz l’éclair, les yeux vers l’horizon. Soumission au regard masculin versus liberté, passivité versus action, immobilisme versus aventure : telle est la répartition des genres selon Disney.



- Dans le même esprit, Disney créait la polémique en avril dernier en commercialisant des t-shirt Avengers aux messages pour le moins orientés. 


Sur la version garçon, bleue forcément, on pouvait lire "Je suis un héros". Les versions filles, quant à elles, affichaient les messages suivants "J’ai besoin d’un héros" et "Je n’embrasse que les héros". Suite à une pétition ayant récolté plus de 9000 signatures, Disney a retiré de la vente le t-shirt "J’ai besoin d’un héros". Les 2 autres restent toujours disponibles sur le site.

- Même quand Disney décide de mettre en scène Mérida, une héroïne, rebelle, refusant le mariage, tirant à l’arc et montant à cheval, la marque rétropédale ensuite en la relookant. La nouvelle Merida, qui présente des cheveux beaucoup plus disciplinés, une taille amincie et du maquillage a ainsi déposé arc et flèches dans la version figurant sur le site Target. 



Brenda Chapman, la créatrice de « Rebelle » a exprimé son mécontentement à cette occasion : « C’est horrible, Merida a été créée pour casser le moule, pour offrir aux petites un meilleur modèle, plus fort, plus accessible, quelque chose de consistant, pas juste un joli visage qui attend l’amour ». L’américaine Peggy Orenstein, auteure et blogueuse concluait ainsi : « En réalité il ne s'agissait pas d'être courageuse. Il s'agit finalement d'être jolie ».

Un mot d’ordre qui résume assez bien le traitement que réserve Disney à ses héroïnes...

vendredi 20 septembre 2013

Revue du gender marketing (et des pires produits pour hommes et pour femmes) : Nestlé, Danone, Philips, Prior

Petite revue-bêtisier des dernières nouveautés en matière de marketing genré. A l'honneur aujourd'hui Nestlé, Philips, Danone et Prior.

Nestlé - Resource




Toi, femme, qui erres dans les linéaires des supermarchés, le cœur brisé devant ces packs d’eau décidément trop virils en pestant « Mais à quand une bouteille pour nous les femmes ? » Nestlé a pensé à toi. 

Après Bic et son stylo spécialement étudié pour nos fragiles mains, les américaines ont pu découvrir "Resource", une eau minérale destinée aux femmes “plutôt tendance, ayant un salaire relativement élevé, avec comme cœur de cible les femmes de 35 ans”, comme l’explique le directeur marketing de la marque.

Et pas question de résumer ce breuvage à une vulgaire formule type H20 : "It's more than hydratation, it's electrolytenment". En gros, c’est bien plus que de l’hydratation, puisque l’eau est censée apporter des électrolytes naturels (depuis la publicité pour le nouvel Omo qui lave « encore plus blanc » on n’a pas trouvé plus fumeux).

Vous n’avez rien compris ? Regardez donc cette vidéo totalement surréaliste dans laquelle des danseurs sont supposés nous expliquer ce qu’est l’« electrolytenment ».



Très poétique mais toujours aussi incompréhensible.

Malgré cela, le directeur marketing de la marque a visiblement de très hautes ambitions pour sa bouteille d’eau : « Nous voulons l'élever au rang d'une marque lifestyle, à tel point qu'une femme serait fière de se balader avec Resource, comme s'il s'agissait d'un véritable accessoire en bouteille. ». On a échappé à la bouteille rose, c’est déjà ça.

Philips - Fer à repasser pour hommes



J’avais déjà épinglé Philips dans un précédent billet. Pour nous vendre un fer à repasser silencieux, la marque avait mis en scène Madame en train de repasser pendant que Monsieur et son fiston étaient tranquillement avachis devant la télé ou  concentrés devant une partie d’échec.

Aujourd’hui, je découvre que je suis passée à côté de ce monument du marketing genré, le fer à repasser pour hommes, sorti en 2010 : « robuste, puissant, rapide, et précis…. pour les hommes, les vrais ! ».

Philips nous ainsi explique doctement que si l’Homme (avec un grand « H ») ne repasse pas, ce n’est nullement à cause d’une quelconque construction sociale liée au genre mais plutôt à cause d’une prédisposition naturelle : « il manipule aussi mal un fer à repasser que sa femme une perceuse ». Allez hop, parité dans le sexisme ! Pour le rassurer dans sa virilité et l’encourager (« non tu n’es pas une tapette »), Philips a décidé de sortir la grosse artillerie : « Le fer à repasser Azur GC4491 arbore une ligne racée et virile. Ces couleurs sont dignes des plus belles carrosseries italiennes : une alliance de noir laqué et de gris anthracite mat souligné d’un bouton rouge éclatant. Sa forme profilée, lui donne une allure sportive et dynamique. Aux commandes de cet engin, votre homme découvre que le repassage est désormais une affaire de mâle ! » (on remarque qu’on s’adresse malgré tout ici à la femme comme prescriptrice d’achat). « Pour faire honneur à la virilité de ces messieurs, Philips a poussé le concept jusqu’à l’extrême avec une boîte façon mallette à outil en guise de packaging. ». La marque précise que « la forme effilée de la semelle permet à la vapeur de se diffuser jusque dans les moindres recoins (cols de chemise, plis sur les manches...) » parce que Monsieur veut bien repasser, mais uniquement ses chemises hein, faut pas exagérer…

Danone for men - Yaourt pour hommes 



On reste dans les produits à destination de la gent masculine avec le nouveau yaourt pour hommes lancé par Danone en Bulgarie. Malgré le flop de Densia, destinée aux femmes ménopausées, la marque persiste et signe avec « Danone for men ». Pour bien faire comprendre aux mâles alpha que le yaourt n’est pas un truc de gonzesses au régime, la marque n’y va pas avec le dos de la petite cuillère (à yaourt) : packaging noir et anguleux, texture épaisse fortement protéinée et spot publicitaire qui vaut son pesant de cacahuètes.


On peut y voir un playboy, tout de noir vêtu, débarquer dans une entreprise et rendre folle de désir toute une pléiade de femmes habillées en blanc. Le spot se conclut avec l’HOMME dégustant son yaourt à la fourchette (car la cuillère ça devait être trop girly) puis cassant à mains nues une paire de noix. Jolie métaphore pour signifier que oui, le marketing genré commence à nous casser les noisettes.

Prior - Oeufs princesses et oeufs pirates



Les enfants sont décidément la cible favorite des marketeurs dès lors qu’il s’agit de leur proposer des produits genrés.  Après la gamme Légo pour filles, les œufs Kinder pour filles, voici…les œufs pour filles et garçons. Afin d’inciter les enfants à en manger davantage, la marque norvégienne Prior a lancé récemment la première marque d’œufs genrés : version princesse rose pour les filles, version pirate bleue pour les garçons. On attend désormais les épinards bleus et roses, ainsi que les choux-fleurs et les salsifis.